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C'est surtout colossal de faire financer aux non-résidents fiscaux la Sécurité Sociale alors qu'ils n'y ont pas accès. Je me demande d'ailleurs comment ceci est compatible avec le droit constitutionnel.
Merci pour le lien Romain, effectivement le film est excellent, les images sont magnifiques et le film est très bien monté et met parfaitement en évidence les impacts sociaux et environnementaux de tels ouvrages ainsi que les contradictions que la croissance d'un pays fait naître, contradictions entre les intérêts court terme / long terme, locaux / globaux etc etc. Il est intéressant de noter également que Belo Monte est une tête de pont pour le programme hydroélectrique amazonien, d'où les tensions sur ce projet. Il est cependant un peu dommage de ne pas laisser la parole à des défenseurs crédibles de ces projets (le gros député verreux jouant à lui seul le rôle de la défense n'est pas très convaincant ...).
Sur le point technique, le film présente très rapidement le solaire et l'éolien qui seraient des alternatives à ces énormes projets hydroélectriques et mentionne la saison sèche et la baisse des eaux dans le bassin amazonien comme un obstacle à l'exploitation hydroélectrique. Or une des grandes opportunités du Brésil est la complémentarité des ressources hydroélectriques et éoliennes. La saison de basses eaux étant celle du pic de vent dans le nordeste. Un réseau hydroélectrique serait complémentaire de l'éolien et permettrait une production d'électricité stable sur l'année entière.
Je ne sais pas si l'étude d'impact environnemental de Belo Monte est publique (j'espère bien que si !), je vais essayer de la trouver pour y jeter un œil. Je trouve extrêmement difficile de se forger une opinion sur ces projets et il aurait été intéressant qu'ils développent dans le film l'analyse des impacts dans les régions amazoniennes qui disposent déjà d'ouvrages hydroélectriques. Les résultats qui sont présentés par les électriciens sont bien sur toujours très positifs, une confrontation avec la vision des ONG et la réalité du terrain aurait également enrichit le document.
En tout cas, on se rend bien compte que l'énergie propre n'existe pas, que chaque mode de création d'énergie à ses défauts et que, définitivement, on ne paie pas l'énergie au prix qu'elle coûte à la planète ...
... en même temps, fallait pas voter avec vos pieds ...
Quelqu'un saurait m'expliquer quel est l'intérêt du bureau de change dans une telle transaction ? Le cours est tellement décalé par rapport au cours du marché que j'ai du mal à saisir ce qui rend possible une telle opération, il lave de l'argent sale le cambio de Belem ???
Thanks
L'article d'Atlantico me semble un peu orienté et définitif alors que les modalités de la mise en oeuvre de l'accord du dernier sommet ne sont même pas encore connues. En particulier, il a été dit aujourd'hui par la présidence de la Commission que le traité de stabilité financière ne serait pas modifié. Si c'est bien le cas, la procédure d'urgence, déjà prévue dans le traité, pourrait être utilisée pour procéder aux achats d'obligations sur le premier ou second marché, et la Finlande et les Pays-Bas, qui ne disposent que de 8% des droits de vote, ne pourraient, en pratique, pas bloquer la décision puisque dans le cadre de la procédure d'urgence, les décisions sont validées à partir de 85% de votes pour.
Les motifs pour activer la procédure d'urgence semblent suffisamment larges pour pouvoir y inclure ce type d'actions. Par contre, il semble étonnant de pouvoir laisser le traité en l'état si l'on veut abandonner la séniorité des prêts du MES (mais cet abandon ne serait valide que pour le cas Espagnol, va mettre ça dans le Traité ...
). A suivre pour les détails car comme on dit, le diable se cache dans les détails ...
Cette discussion est relative au problème fiscal en France (et en Europe), la fonte des neiges en Himalaya n'y contribuant pas, ça serait plus correct de ne pas tout mélanger et d'ouvrir une discussion dédiée pour ceux que le sujet intéresse.
Oui ce sont d'autres problèmes mais qui n'ont aucun rapport avec cette discussion ... Essayons de rester un tantinet focalisés.
La dette publique de la France au sens des traités Européens était de 1 717 Md€ à fin 2011, ce qui représente 62k€ par ménage ou 67k€ par personne ayant un emploi. Romain dans son calcul, la calculait par citoyen.
Pour ceux que ça intéresse : www.ccomptes.fr/index.php/content/download/44948/776337/version/1/file/rapport_situation_perspectives_finances_publiques_2012.pdf
Quelqu'un a t'il eu une expérience similaire ?
Comment demander une prolongation de visa dans mon cas ?
Qu'est-ce que je risque de sortir du pays en situation illégale (au delà des 90 jours), d'aller chercher mon visa (en cas d'acceptation) au consulat à Paris et de revenir légalement ?
Bonjour,
Comme tu as déposé ton dossier au MTE et non à la PF, la PF n'a pas de trace de ton dossier et tu n'auras pas de protocole te permettant de rester légalement sur le territoire brésilien en attendant la décision.
La prolongation d'autorisation de séjour te sera probablement refusée si tu es de nationalité française. Tu peux néanmoins essayer de la demander, ça ne coûte rien de montrer que tu fais tout pour faire les choses en règle.
Donc, d'un point de vu strictement légal, la solution est de sortir du territoire à la fin de ta période touriste de 90 jours et d'attendre ton visa hors du territoire.
L'alternative est de rester jusqu'à la publication au Journal Officiel de l'Union de la décision sur ton visa puis de sortir du territoire pour aller chercher ton visa. A ce moment, il te faudra payer une amende auprès de la PF. Pour ma part, c'est le scénario que j'avais retenu, je suis resté 2 mois au-delà de ma période autorisée de 90 jours et je suis sorti avec la décision publiée au DOU. J'ai pu négocier avec la PF de ne pas payer l'amende en mettant en avant :
- la décision du CNIg de m'accorder la résidence permanente au Brésil
- le fait que j'avais payé la taxe de prorogation de séjour touristique
- que si j'avais déposé mon dossier à la PF, ils ne m'embèteraient pas et j'aurais un protocole me permettant de rester, d'où une discrimination devant la loi entre ceux qui déposent au MTE et ceux qui déposent à la PF non conforme à la Constitution
Après 10-15 min à m'expliquer qu'ils comprenaient mais que techniquement j'étais resté en situation illégale pendant 2 mois, je leur ai sorti la preuve de paiement de la taxe de prolongation de séjour que j'avais payée en temps utile et cela les a convaincu que j'avais fait le max pour rester en règle, ils m'ont laissé partir sans amende.
Pour répondre donc à ta question sur le risque à rester après tes 90 jours : uniquement une amende, pas de risque sur ton visa.
Bonne chance
à peine y a t'il un faible espoir de voir le marché de 500 millions d'Européens revenir au calme
* taux de chômage chez les jeunes espagnols à 52%
* Italie en récession annonce un déficit 2012 pire que prévu
* indices PMI Europe et US prennent une tournure très vilaine
=> il faut vraiment avoir la foi pour croire au retour au calme
Hehehe, tant qu'on évaluera la fortune des patrons d'entreprises à la valeur de leurs actions, il ne faut pas s'étonner de variations brutales, à fortiori quand l'entreprise publie des résultats d'exploitation très mauvais. Cela dit, il est complètement absurde de faire du mark to market sur des projets pétroliers de plusieurs dizaines d'années, mais ça fait vendre les journaux ...
Où récupères-tu les données macro que tu publies ci-dessus et quelle est la définition du risque pays qui y est donné ? Spread des taux 10 ans vs les bonds du Trésor US ?
Thanks
Bonjour, oui c'est bien la GRU qu'il faut payer. Il faut par contre choisir le bon code qui correspond à l'unité de Police Fédérale où tu fais ta demande de Permanencia. Mais je suis surpris qu'ils te disent ne pas savoir, ils ont un papier tout prêt à l'accueil de la PF de Galeão avec les codes de la GRU.
Hello,
Non pas de rendez-vous, tu te pointes à l'accueil (si tu peux vas y l'après midi, il n'y a pas un chat !) et tu leur file le protocole (pas besoin de SINCRE) et ils te donnent ta carte. Easy ![]()
Angela parlait de la mutualisation de la dette, c'est-à-dire des vrais eurobonds. Ceux-la on en reparlera dans 10 ans, si la zone existe toujours. Pas des broutilles appelees par distinction projectbonds ou autres amuse-gueules qu'ils vont mutualiser. Broutilles auquelles l'Allemagne va apporter de toute facon la seule garantie qui compte.
Oui tout à fait, mais dans 10 ans, je souhaite à Merkel d'être toujours en vie, d'où l'importance de la nuance "mutualisation TOTALE de la dette" dans sa formule choc.
L'EFFAREMENT DE CARIO ET QUE VEUT-ON FAIRE DE LA ZONE
Plus un questionnement sur la pérennité de la zone et le coût pour ses peuples de cette pérennité qu'un effarement (sauf bien sur le point précis du PMI allemand qui lui, il est vrai, m'inquiète beaucoup).
On sait qu'une fois remboursees par leurs consoeurs, les banques creditrices (Allemandes) ont replace le pognon a la BCE.
La Banque Centrale allemande est énorme créditrice (via Target2) du reste des autres banques centrales nationales mais les banques allemandes de dépôts sont-elles est aussi bonne forme que tu le décris ? Comment ont-elles subitement amélioré leur bilan qui n'était vraiment pas folichon l'année dernière ?
Cote banque tout est encore donc a refaire, sauf que les debitrices ont regle leurs dettes aux creditrices. La BCE devra donc encore lacher les vannes pour qu'elles recommencent au moins a acheter les obligations des pays.
Oui mais ça accentuerait encore plus la concentration des risques souverains dans les banques du même pays, qu'est-ce qui motiverait les banques à aller à leur perte en suivant cette logique ?
Au passage, les sommes abondees par les pays de la zone dans FESF ou MES, viennent bien entendu de la planche du Magicien. D'où veut-on qu'il vienne ? Sauf celui des autres pays ou du FMI, qui veulent bien en filer un peu.
A mon sens, l'abondement du FESF et futur MES est prélevé sur les budgets nationaux qui sont eux-même financés par recettes fiscales et déficit. A ce stade de la partie, je ne vois pas d'intervention de la planche du magicien pour financer ces deux fonds. Bien sur, ça viendra probablement car l'effet de levier annoncé à leur création ne sera surement pas au rendez-vous ...
Ca cera ca " ce qu'on veut faire de la zone" ,a la louche, jusqu'a la fin de son mandat. Et certainement bien apres.
Ca c'est ce que veut l'Allemagne mais les peuples de la zone restent à convaincre et cela va être très très très difficile évidemment vu les sacrifices à faire. Par ailleurs, le poids de l'Allemagne va se réduire au fur et à mesure que l'on va commencer à aborder le sujet des transferts massifs Nord-Sud qu'il faudrait faire pour homogénéiser la zone et ceux-ci vont manifestement bien au delà des mécanismes d'ajustement structurels qui avaient été prévus (et massivement sous-évalués) lors de la création de la zone. Le poids de l'Allemagne va se réduire car on va se rendre compte que devant l'ampleur du coût de cette affaire, l'Allemagne seule ne peut rien. Et va se poser, je pense la question de la pertinence d'une zone si élargie (et qui continue à s'élargir ...) et si disparate. Pour ma part, je pense de plus en plus qu'il ne sera pas possible de convaincre les peuples de 17 démocraties différentes de faire les sacrifices nécessaires pour homogénéiser les économies tant disparates de la zone actuelle et que le débat s'orientera vers une réduction de la zone € à des économies plus compatibles et homogènes entre elles.
Sous toutes reserves.
Idem ![]()
Bonjour Mariana,
J'étais au Consulat hier matin, en arrivant 2 min avant l'ouverture (8h30), il n'y a personne. C'est le meilleur horaire.
Bonne chance pour ton PACS !
Oui effectivement le débat est entrain de s'échauffer, bien que Reuters ait un peu rectifié la déclaration attribuée à Merkel en parlant de "mutualisation totale". La formule aurait été probablement un peu trop forte sinon car à terme une certaine dose de mutualisation fait du sens.
Mais effectivement, je suis effaré par le manque de vision et la petitesse du débat entre les dirigeants européens qui se concentre en fait sur des outils techniques, FESF, ESM, euro-obligations ... alors que les vrais problèmes sont bien plus profonds. En fait, il semblerait qu'ils croient pouvoir s'en sortir avec des artifices techniques, des fonds abondés par des pays eux même en défaut (cf l'anectodique Chypre qui doit financer le MES à hauteur de 1,5 Md€ cette année et qui ne peut plus recapitaliser seule ses banques ...). Le vrai sujet est de savoir ce qu'on veut faire de la zone euro et si l'on veut la garder, quels moyens on se donne pour la rendre homogène (planche à billet bienvenue car à part ça, la liste des options n'est pas longue ...). Le reste ce sont des pansements que l'on applique sur une artère tranchée. Dans la cacophonie européenne actuelle, les voix anti-zone € montent, récemment, le bonga-bunguesque Berlusconi se porte candidat au poste de ministre des finances et indique sur un ton léger que l'Italie sans l'Euro pourrait finalement faire du sens. La non-décision européenne ouvre la boite de pandore et ceux qui bénéficierait d'une sortie de l'€ se précipitent pour l'exploiter. Je suis pour ma part de plus en plus pessimiste sur la capacité de la zone € actuelle à être durablement viable. Les transferts à mettre en oeuvre pour mettre à niveau les économies du sud sont gigantesques et la situation économique dans le nord de la zone est trop mauvaise (l'indicateur PMI allemand prend d'ailleurs une tournure très très inquiètante, laissant présager un très fort ralentissement de l'Allemagne dans les prochains mois) pour que cela soit acceptable pour les populations de ces pays.
D'ailleurs voilà les articles qu'on trouve dans la presse française
La retraite à 60 ans va rapporter plus qu'elle ne coûte
http://www.boursorama.com/actualites/la … e18aedbc51
On se demande bien pourquoi il faudrait travailler plus puisqu'on fait gagner de l'argent à l'Etat en partant à 60 ans. Bonjour le signal catastrophique envoyé au peuple ...
Romain, c'est une bonne idée de rapporter le total de la dette (plutôt 1800 Md€ sans parler des engagements non-financés type retraites ...) au nombre de payeurs pour mieux appréhender de quoi on parle.
Au delà, de ce qui a été dit précédemment sur l'épargne mobilisable des français qui montre que ce n'est pas si simple, et sur le déficit qui montre que dès le remboursement, on repartirait immédiatement pour un tour, j'ajouterais bien que les français fuient le problème. Il suffit de voir le nombre de gens contre le fait de décaller l'age du départ en retraite ... alors que c'est une réforme évidemment indispensable pour la pérénité de notre système de retraite par répartition. Les français ne veulent pas travailler plus (alors imagine payer 36k€ par contribuable !!!) alors qu'il le faut et les politiques n'expliquent pas qu'il le faut (et Hollande donne un signal catastrophique en remettant en cause le tout petit progrès qui avait été fait avec la réforme en demi-mesure de Sarko sur les retraites). La France est dans le déni et elle va se prendre une sacré claque.
Je suis globalement d'accord avec toi sur l'intérêt de posséder de la propriété intellectuelle. Je modérerais tout de même car la PI appartient aux entreprises et en aucun cas aux pays. On voit que les entreprises délocalisent leurs sièges, se font racheter, vendent leurs brevets. Bref, le fait d'avoir des champions, n'est en aucun cas une garantie de les garder chez soit pour un pays (cf NISSAN qui est entrain de se carapater du Japon pour cause de Yen insupportablement haut, et quand je dit qu'ils partent, cela concerne aussi la R&D). Par ailleurs, tout cela prend énormément de temps à acquérir et le Brésil est clairement un pays en développement. Il faut plus d'université de qualité, plus de centre de recherches, pour produire de la matière à PI. L'arrivée d'entreprises étrangères (cf GE qui installe son université interne à Rio, Schlumberger qui monte un centre de R&D à Rio, Alstom qui fait du Brésil un centre d'excellence technique) aide énormément a progresser et plus tard à s'émanciper (à l'image des Chinois sur pas mal de domaines - dont dernièrement et toujours d'actualité le spatial). Cette venue des entreprises et ces investissements existent aujourd'hui en grande partie à cause du protectionnisme et des exigences d'intégration locale, en ce sens, la politique Brésilienne ne me semble pas si incohérente.
Par ailleurs, pourquoi le Brésil aurait intérêt à se lancer dans des industries déjà extrêmement matures, très compétitives, très intenses en capital et sur des marchés saturés par la concurrence en place comme l'automobile, plutôt que de se contenter de les faire venir et en profiter ? Le Brésil possède des richesses énormes au niveau de sa bio-diversité (il a tout ce qu'il faut pour devenir un monstre de la cosmétique, pharmaceutique, etc ...), il a des ressources énergétiques infinies (hydro, solaire, éolien) donc ce qu'il faut pour développer son industrie dans l'énergie (cf arrivée du centre de R$D de Rolls Royce à Rio mais aussi compétence en hydro des électriciens brésiliens) et l'exploitation de ses matières naturelles, qui semblent considérés comme un bas produits sans aucune valeur ajoutée, est un défi technologique énorme. Les brésiliens sont les seuls à avoir l'expertise de l'off-shore ultra-profond et sont entrain de prendre une longueur d'avance énorme sur l'exploitation de gisement pre-sal, savoir faire et technologie que Petrobras revend déjà à l'extérieur (Angola pour l'instant, Guyane à venir ?). Idem pour l'agro-industrie Brésilienne qui est leader mondial et dont les techniques de culture sont également à la pointe avec en ligne de mire un challenge énorme pour la planète qui devra nourrir 9 Md de personne à l'horizon 2050. Les matières premières sont devenus compliqués à extraire (on a fini de gratter l'intégralité de la surface terrestre ...) et sont associées à des technologies très complexes, je pense que les matières premières contribuent beaucoup plus à la distribution de richesse et de la rente que par le passé.
Ah ces reportages français au ton larmoyant, ça me manquait
Bon effectivement chute des cours il y a, mais très forte augmentation il y a eu avant ... on revient au niveau de 2005 et le business est moins profitable mais pas moins qu'en 2005 ou avant. Le nombre de recycleurs diminue mais il avait probablement augmenté précédemment avec la hausse des cours, bref ce n'est en rien la fin de l'activité mais la vie normale d'une économie avec des hausses et des baisses et l'activité qui s'adapte.
Un billet intéressant aujourd'hui sur le blog Beyond BRICs du FT à propos des différences de perception sur le Brésil de la part des investisseurs financiers et des investisseurs industriels :
Ce que tu expose concernant les implantations au Bresil ne font que renforcer enormement les positions financieres etrangeres et donc creuser le deficit du compte courant. Diminue il est vrai, et dans une mesure limitee, par un certain volume d'exportation de ces produits montes dans le pays, si on le peut…
L'impact est-il si marqué si l'on considère que la production induite au Brésil par ces investissements vient remplacer des importations ?
Ces implantations ne creeront pas les initiatives internes mais les ruineront a jamais. L'emulation et le progres seront affaire des etrangers. Au benefice il va de soi de l'emploi, de la consommation interieure, et de sa taxation. Il est vrai qu'il est difficile de tout avoir.
Là je ne suis pas du tout d'accord. Un investissement de cette taille entraine tout un tissu industriel derrière lui et la présence d'entreprises étrangères contribue fortement à :
- la formation des employés
- le partage des méthodes de production et la mise à niveau de toute la supply-chain (dans l'automobile, les constructeurs sont très intrusifs et pousse l'optimisation dans toute la supply-chain)
- la mise en concurrence de la supply-chain via les fournisseurs historiques du constructeur
A vrai dire, je considère comme fondamental pour le Brésil d'attirer des entreprises étrangères pour contribuer, bien sur à la génération d'emplois, mais aussi pour contribuer à l'amélioration de la qualité de la main d'œuvre, la modernisation des méthodes de production et tout simplement les opportunités de benchmark énormes qu'apporte une entreprise de taille mondiale. Nissan au Brésil ça vaut dire :
- des employés qui vont être formés à l'anglais
- le système de production Nissan qui va être déployé chez les fournisseurs
- des fournisseurs historiques de Nissan qui vont venir investir également
Cela à un effet d'entrainement phénoménal et je ne pense pas que l'investissement industriel étranger soit à craindre. Quel serait l'intérêt pour le Brésil d'avoir son constructeur national ? L'exemple de la France nous montre bien qu'il est particulièrement faible.
Tout à fait et les BRICS l'ont bien compris cf les accords de swap de devises qui se multiplient avec la Chine pour diminuer le nombre de transaction en $ et faire baisser un peu l'importance de ce dernier dans le commerce mondial.
Sur le point 1, malgré les nombreux défauts des MP, j'ai quand même tendance à penser qu'en cas de crise mondiale profonde, exporter des matières premières alimentaires est plus utile que des produits manufacturés. Les achats de produits manufacturés chuteront bien plus que l'alimentation. Quant au fait d'avoir une économie centrée sur le marché intérieur, je trouve que le Brésil a un modèle assez atypique, très protectionniste mais qui donne certains résultats étonnants. Je prends l'exemple de l'industrie automobile qui a un poids important dans le tissu industriel brésilien. Carlos Ghosn confiait récemment dans une conférence à Rio qu'au regard de l'état des infrastructures, de la compétitivité et du custo Brasil, il ne faisait pas de sens d'implanter une usine de montage au Brésil ... sauf que le protectionnisme barre l'accès au marché local énorme si on ne le fait pas. Du coup, Nissan monte une nouvelle usine dans l'Etat de Rio. Je fais le parallèle avec la France qui est également un pays où il n'y a aucun intérêt, du point de vue de la compétitivité, à monter une usine de montage automobile et où il n'y a pas de protectionnisme => les usines fermes et personne n'investit. Par ailleurs, le marché intérieur Brésilien étant un très gros gâteau, 4ième marché mondial en 2011, le problème de la mauvaise qualité et des produits obsolètes n'apparait pas car il y a une grosse concurrence entre les constructeurs implantés au Brésil (ex RENAULT qui s'implante en 2000 et qui n'arrivait pas à décoller car produits obsolètes et non compétitifs vs concurrence. Il leur a fallu sortir une voiture spécialement pensée pour le Brésil, la Sandero pour commencer à exister en part de marché). Selon les types de produits, il semble donc que le marché intérieur soit suffisamment attractif en volume et prix pour que le protectionnisme ne conduise pas à une absence de concurrence. De ce côté là, je trouve la stratégie du Brésil relativement performante puisqu'elle conduit à profiter de l'attraction du marché intérieur pour forcer les investissements étrangers, investissements qui n'existeraient pas sans les mesures protectionnistes. Bien sur, ceci ne saurait être durablement tenable sans un travail de fond sur l'amélioration de la productivité, mais cette dernière ne peut se faire que sur un temps long (éducation, travaux long terme d'infrastructure, modernisation du pays) et pendant ce temps, le protectionnisme apporte des investissements qui aident à ce travail de fond.
Par ailleurs, la production de Petrobras devrait permettre comme tu le soulignes de ré-équilibre un peu le déficit de la balance des paiements, voir de le corriger complètement si le succès est au rendez-vous. A propos de Petrobras, ils sont justement entrain de présenter leur business plan 2012-2016 en ce moment même, on va voir ce qu'il en ressort. Concernant la concurrence au pétrole, le NYT sort une compilation assez intéressante de commentaires sur le gaz de schiste qui tempère significativement l'effervescence / l'euphorie qu'il y a actuellement autour du sujet : http://www.nytimes.com/interactive/us/n … /p1/a22779. A suivre ...
C'est vrai que ces 5 dernières années, la violence a diminué dans certains quartiers des villes comme SP et RIO, qui partaient de très très haut et où l'état a concentré des moyens policiers au détriment d'autres.
Non, c'est incorrect, à Rio la violence baisse partout, dans les zones où l'Etat a mis plus de police (UPP) et dans la zone nord également. Le fait que la répression soit plus ferme, que la police travaille sur ses problèmes (corruption en particulier même si le combat n'est pas du tout gagné), que la confiance de la population dans la police croisse, que le disque denuncia soit réellement anonyme, que les forces locales, fédérales et militaires collaborent plus entre elles, tout cela à des impacts positifs évidents et mesurables.
La réalité c'est que la violence s'est déplacée des régions métropolitaines vers l'intérieur des États vers les petites municipalités (20 000 à 50 000 habitants), entraînant une croissance vertigineuse de la violence dans les endroits paisibles.
C'est du constaté en ce qui me concerne dans la région de ma belle famille (Sul de Minas)
Peut-être, je n'ai pas d'éléments sur le sujet, mais on parlais d'immobilier, donc à priori des zones attractives pour l'emploi et la qualité de vie. Qui va habiter au fin fond de l'Alagoas ?
On constate aussi chiffre à l'appui, qu'à part les 2 états de RIO et SP, la criminalité a augmentée dans TOUS les autres
Ca fait déjà 40 millions de personnes qui bénéficie d'une amélioration, une petite France ! Pour le reste, je suis intéressé un lien vers une étude sur tout le Brésil si tu as ça sous la main.
Si l'on regarde les statistiques des homicides 2010 : 50 000 meurtres dans le pays, soit 137 par jour.
Tout Brésil confondu, les chiffres officiels montrent que la décennie se termine avec un taux d'homicides de 26,2 pour 100 000 habitants, similaire à 2000 : 26,7 homicides.
Pour l'ensemble du Brésil, Il y a eu une croissance du nombre d'homicides continue jusqu'en 2004 puis un retour au taux de 2000 contrairement aux décennies précédentes, qui arborait une augmentation continue dans les taux de meurtre.
Oui mais si on parle d'immobilier (c'est le sujet non ?), il ne faut pas compter les violences policières et domestiques qui, à elles deux, constituent un volume énorme des homicides.
Ce qui peut laisser croire que c'est mieux qu'il y a 10 ans, en fait c'est pareil.
Il y a 10 ans ce n'était pas pareil, tu l'as dit précédemment, la violence est différente et pas aux mêmes endroits ...
Comment expliquer que dans un pays sans conflit religieux, ethnique ou racial, sans conflit territoriaux ni guerre civile ni conflit aux frontières, sans confrontation politique violente,
il y ait plus de morts que pour l'ensemble des conflits armés existant dans le monde ?
C'est malheureusement vrai pour une bonne partie de l'Amérique du Sud et Centrale.
L'objet de l'agression est toujours le vol, pour l'argent.
C'est faux, il y a également énormément de violence domestique, de crimes passionnels et de règlements de compte au sein du trafic.
Moi ce que j'en pense c'est qu'il y aura une augmentation de plus en plus grande du "PIB des ménages" qui ira dans le traitement de l'insécurité, jusqu'à transformer les quartiers résidentiels des grandes villes en immense condominium ultra sécurisés, avec des taux de criminalité inférieur à ceux d'un village suisse : mais à quel coût !
Peut être, mais ce n'est pas le cas actuellement et la diminution de la violence dans les grandes agglomérations ne pousse pas dans ce sens là.