{"id":2648,"date":"2011-09-04T07:26:02","date_gmt":"2011-09-04T05:26:02","guid":{"rendered":"http:\/\/abc-latina.com\/guerre-cent-heures-php\/"},"modified":"2026-04-30T18:25:05","modified_gmt":"2026-04-30T16:25:05","slug":"guerre-cent-heures","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/abc-latina.com\/histoire\/guerre-cent-heures\/","title":{"rendered":"La GUERRE de CENT HEURES"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;La guerre de Cent Heures, connue \u00e9galement sous le nom de guerre du Football (m\u00eame si le football n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 que le catalyseur, et non la cause profonde de cette guerre) opposa le Salvador et le Honduras en juillet 1969.<\/p>\n<div>Les causes du conflit&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>L&rsquo;in\u00e9gale r\u00e9partition des terres&nbsp;<\/div>\n<div>Malgr\u00e9 leur proximit\u00e9 g\u00e9ographique, le Salvador et le Honduras, deux pays voisins de l&rsquo;Am\u00e9rique centrale, connaissent des conditions d\u00e9mographiques tr\u00e8s diff\u00e9rentes :<\/div>\n<div>&#8211; le Salvador, au sud, a une faible superficie mais est surpeupl\u00e9 (quatre millions d&rsquo;habitants au moment de la guerre, pour 23 000 kilom\u00e8tres carr\u00e9s) ;<\/div>\n<div>&#8211; le Honduras, au nord, est plus grand, moins peupl\u00e9 (trois millions d&rsquo;habitants pour 120 000 kilom\u00e8tres carr\u00e9s) et donc beaucoup moins dense (sept fois moins) que son voisin.&nbsp;<\/div>\n<div>Dans les deux pays, la r\u00e9partition des terres est tr\u00e8s in\u00e9gale. En 1960 au Salvador 0,1 % des propri\u00e9taires poss\u00e8dent 16 % des surfaces, 2 % de la population 60 % terres. Alors que la moiti\u00e9 des fermes avait une surface inf\u00e9rieure \u00e0 un hectare. Il existait donc au Salvador de nombreux paysans du Sud, sans terre qui migraient en fonction des saisons. Cette in\u00e9galit\u00e9 dans la r\u00e9partition posait aussi des probl\u00e8mes de choix \u00e9conomiques. Alors qu&rsquo;une partie de la population avait des difficult\u00e9s pour se nourrir, l&rsquo;agriculture \u00e9tait tourn\u00e9e vers l&rsquo;exportation afin de favoriser l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des plus riches. L&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 \u00e9conomique \u00e9tait accompagn\u00e9e d&rsquo;une mainmise du pouvoir politique par une oligarchie. M\u00eame si l&rsquo;id\u00e9e des &laquo; quatorze familles &raquo; dirigeant le Salvador est exag\u00e9r\u00e9e, la concussion entre \u00e9lites \u00e9conomiques et politiques est claire pour l&rsquo;ensemble des auteurs. Surtout en l&rsquo;absence d&rsquo;une classe moyenne suffisamment forte pour faire contrepoids. L&rsquo;absence de terres et l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 dans la r\u00e9partition poussait les Salvadoriens \u00e0 l&rsquo;exode. Ils allaient peupler les villes (la capitale passa de 280 000 habitants en 1961 \u00e0 350 000 en 1969) ou \u00e9migraient au Honduras pour pouvoir travailler la terre. C&rsquo;est ce que firent 300 000 d&rsquo;entre eux. Cette \u00e9migration \u00e9tait encourag\u00e9e par les grands propri\u00e9taires salvadoriens qui y voyaient un moyen d&rsquo;\u00e9viter une r\u00e9forme agraire pourtant n\u00e9cessaire. Elle \u00e9tait facilit\u00e9e par la faiblesse de la surveillance \u00e0 la fronti\u00e8re. De plus il y avait au d\u00e9part un besoin de main d&rsquo;\u0153uvre au Honduras pour la culture de la banane, et une vis\u00e9e politique : le r\u00eave d&rsquo;unifier les populations d&rsquo;Am\u00e9rique centrale en les m\u00e9tissant. Mais les choses chang\u00e8rent peu \u00e0 peu.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Si la pression n&rsquo;\u00e9tait pas aussi forte au Honduras, la situation commen\u00e7ait \u00e0 devenir inqui\u00e9tante. La croissance d\u00e9mographique \u00e9tait l\u00e0 aussi rapide, \u00e0 laquelle s&rsquo;additionnait un solde migratoire positif. La r\u00e9partition des terres commen\u00e7ait \u00e0 devenir aussi in\u00e9gale qu&rsquo;au Salvador 8,8 % des propri\u00e9taires poss\u00e9daient 63,3 % de la surface totale exploit\u00e9e. Des occupations ill\u00e9gales du Sud, parfois venues du Salvador apparaissaient. En 1952, 17 143 squatters occupaient 133 561 hectares. Les propri\u00e9taires terriens salvadoriens s&rsquo;\u00e9taient regroup\u00e9s et avaient cr\u00e9\u00e9 la FENAGH (F\u00e9d\u00e9ration nationale des agriculteurs et des \u00e9leveurs du Honduras). Il faut souligner le r\u00f4le important jou\u00e9 par l&rsquo;United Fruit Company, qui poss\u00e9dait une tr\u00e8s grande influence. Les propri\u00e9taires terriens s&rsquo;en prenaient violemment aux Honduriens, tant verbalement que physiquement. Les expulser permettrait l\u00e0 aussi d&rsquo;\u00e9conomiser une r\u00e9forme agraire. Pourtant l&rsquo;augmentation des in\u00e9galit\u00e9s dans la r\u00e9partition des terres venait surtout de l&rsquo;expansion de l&rsquo;agriculture commerciale des grands propri\u00e9taires terriens. Mais comme les revendications des paysans honduriens se faisaient importantes, les \u00e9lites pr\u00e9f\u00e9raient tourner le ressentiment vers les Salvadoriens. Ainsi la r\u00e9forme agraire faite au Honduras en 1968 ne se fit pas contre les grands propri\u00e9taires terriens mais contre les immigr\u00e9s Salvadoriens. La FENAGH fit \u00e9galement beaucoup de pression contre l&rsquo;INA, institut charg\u00e9 de r\u00e9partir les terres distribu\u00e9es par les lois agraires. Ce qui d\u00e9clencha une \u00e9motion au Salvador et l&rsquo;opposition des immigr\u00e9s qui consid\u00e9raient avoir le droit de conserver la terre qu&rsquo;ils avaient contribu\u00e9 \u00e0 mettre en valeur. Les travailleurs \u00e9migr\u00e9s Salvadoriens devenaient alors un enjeu pour les \u00e9lites des deux pays.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>L&rsquo;instrumentalisation du nationalisme&nbsp;<\/div>\n<div>En plus du probl\u00e8me des \u00e9migr\u00e9s et son utilisation par les propri\u00e9taires terriens honduriens, d&rsquo;autres facteurs ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 des tensions entre les deux pays. Il y a ainsi eu une manipulation de la r\u00e9alit\u00e9 par les \u00e9lites politiques, \u00e9conomiques, m\u00e9diatiques et militaires que ce soit dans les questions de commerce internationale ou de traitement des r\u00e9fugi\u00e9s.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Tout d&rsquo;abord les Honduriens avaient l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre colonis\u00e9s \u00e9conomiquement par les Salvadoriens. Les Honduriens, une partie de la presse et de la classe politique propageaient un fort ressentiment contre le march\u00e9 commun (MCCA) inaugur\u00e9 en 1962. Si en 1962 c&rsquo;est le Honduras qui avait un solde positif, d\u00e8s 1965 les choses s&rsquo;\u00e9taient invers\u00e9es. En effet, le commerce du Honduras vers le Salvador stagnait, alors que dans le sens contraire les exportations avaient quadrupl\u00e9 en six ans. De plus le Salvador \u00e9tait plus industrialis\u00e9 et c&rsquo;est lui qui exportait le plus de produit manufactur\u00e9. 70% de ces produits au Honduras provenaient du Salvador. Les Salvadoriens mena\u00e7aient \u00e9galement les Honduriens sur le march\u00e9 de l&rsquo;emploi urbain, car ils poss\u00e9daient g\u00e9n\u00e9ralement une meilleure qualification. L&rsquo;image du Salvador conqu\u00e9rant face \u00e0 un Honduras moribond nourrissait le ressentiment. D&rsquo;autant plus que cette &laquo; colonisation &raquo; \u00e9conomique s&rsquo;ajoutait \u00e0 l&rsquo;immigration des Salvadoriens du Sud. Pourtant m\u00eame avec ces d\u00e9s\u00e9quilibres, il est faux d&rsquo;affirmer que le march\u00e9 commun a nui \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie hondurienne. Tout d&rsquo;abord on estime \u00e0 1,3 point de croissance du PIB annuel hondurien l&rsquo;apport induit par le March\u00e9 Commun (m\u00eame si cette apport est de 1,8 pour le Salvador). De plus le MCCA a permis aux deux pays d&rsquo;\u00eatre plus ind\u00e9pendants vis \u00e0 vis des \u00c9tats-Unis.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Cette importance croissante du r\u00f4le des Salvadoriens dans l&rsquo;\u00e9conomie hondurienne, que ce soit sur le march\u00e9 des biens comme sur la march\u00e9 de l&rsquo;emploi a \u00e9t\u00e9 surexploit\u00e9e par la presse et le gouvernement honduriens. L&rsquo;image exag\u00e9r\u00e9e d&rsquo;une cinqui\u00e8me colonne a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e \u00e0 leur encontre.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>D\u00e8s 1959, le gouvernement utilisa le th\u00e8me des Salvadoriens envahisseurs pour se rendre populaire en leur interdisant l&rsquo;achat des terres \u00e0 quarante kilom\u00e8tre des c\u00f4tes et des fronti\u00e8res. La m\u00eame ann\u00e9e trois cents familles salvadoriennes fuyaient le Honduras. Les Salvadoriens furent aussi exclus de la loi agraire de 1961. La d\u00e9claration de Marcala de 1965 sur l&rsquo;immigration, prises par les deux pays sera sans cons\u00e9quence. Entre 1963 et 1967, plusieurs centaines de Salvadoriens sont maltrait\u00e9s. Ces mouvements x\u00e9nophobes \u00e9taient encourag\u00e9s par le leader politique Modesto Rodas Alvarado et par une partie de la presse.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>De plus, des actes politiques viennent attiser ces tensions. Les forces salvadoriennes arr\u00eat\u00e8rent le 25 mai 1967 Antonio Martibez Argueta, ami du pr\u00e9sident hondurien qu&rsquo;elles consid\u00e9raient comme criminel et cela en violant le territoire hondurien. Cette d\u00e9cision prise au plus haut aurait \u00e9t\u00e9 une mesure de r\u00e9torsion contre les atteintes aux droits des Salvadoriens vivant au Honduras. Moins d&rsquo;un mois plus tard, le 5 juin 1967, quatre camions contenant militaires salvadoriens et armes entraient en territoire hondurien. Ils furent arr\u00eat\u00e9s par les Honduriens, ce qui d\u00e9clencha une crise entre les deux pays, crise qui ne sera arr\u00eat\u00e9e que par la m\u00e9diation des \u00c9tats-Unis. Les soldats furent lib\u00e9r\u00e9s mi-68, mais l&rsquo;affaire des Sleeping Beauties, comme elle est surnomm\u00e9e, laissera des traces.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>D&rsquo;autant plus que le gouvernement Hondurien jouait du ressentiment Salvadorien pour pallier son impopularit\u00e9. Lopez Arellano \u00e9tait arriv\u00e9 au pouvoir en 1963 par un coup d&rsquo;\u00c9tat, dix jours avant les \u00e9lections, en accusant son pr\u00e9d\u00e9cesseur Villeda Morales de communisme. Il gagna les \u00e9lections de 1965 en les truquant et n&rsquo;aura jamais la l\u00e9gitimit\u00e9 populaire. De plus, il avait \u00e0 faire face \u00e0 des in\u00e9galit\u00e9s importantes et \u00e0 un manque d&rsquo;infrastructure inqui\u00e9tant : 40 % des enfants n&rsquo;avaient pas d&rsquo;\u00e9cole et il y avait seulement 1,8 lits d&rsquo;h\u00f4pital pour 1000 personnes. L&rsquo;agitation estudiantine et syndicale mena\u00e7ait son pouvoir. En mai 1969, la visite de Nelson Rockefeller, envoy\u00e9 de Nixon, avait \u00e9t\u00e9 le pr\u00e9texte pour une grande manifestation anti-am\u00e9ricaine et procubaine \u00e0 Tegucigalpa. Et les prochaines \u00e9lections avaient lieu en 1970. Dans ces conditions il est peu \u00e9tonnant que le gouvernement de Lopez Arellano ait utilis\u00e9 le ressentiment anti-salvadorien comme ressort politique. La pression contre les immigr\u00e9s ill\u00e9gaux s&rsquo;accentuait et le 1er juin 1969, cinq cents familles salvadoriennes \u00e9taient expuls\u00e9es. Plusieurs milliers d&rsquo;autres seront expuls\u00e9es durant ce mois. Le Salvador et ses habitants r\u00e9agissaient vigoureusement contre ces expulsions, touchant ses ressortissants. Un cycle de haine s&rsquo;installa.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Le Honduras a utilis\u00e9 le nationalisme \u00e0 des fins internes. Il est peu probable que ce gouvernement souhaitait la guerre. Mais en se servant des Salvadoriens comme bouc \u00e9missaire \u00e0 tous les maux du pays (immigration, colonisation \u00e9conomique) pour mieux cacher les faiblesses de sa politique, Lopez Arellano porte une responsabilit\u00e9 majeure dans la hausse de la tension qui a conduit \u00e0 la guerre.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Enfin, les m\u00e9dias des deux pays ont jou\u00e9 un r\u00f4le important dans la hausse de tension. D&rsquo;abord \u00e0 plus long terme, la presse hondurienne a propag\u00e9 les visions erron\u00e9es d\u00e9crites plus haut en parlant de &laquo; colonisation &raquo; du Honduras. Et au moment de la crise, la manipulation des faits qui a \u00e9t\u00e9 faite dans les deux pays a aggrav\u00e9 la situation. Ainsi la presse Salvadorienne d\u00e9crit les actes commis d\u00e9but juillet comme de v\u00e9ritable crimes contre l&rsquo;humanit\u00e9. M\u00eame si des actes graves ont \u00e9t\u00e9 commis par des bandes paramilitaires, avec une certaine passivit\u00e9 de la police hondurienne, ces violences n&rsquo;ont pas eu le caract\u00e8re syst\u00e9matique qu&rsquo;a pr\u00e9tendu la presse. La presse et certains hommes politiques Salvadoriens parlent d&rsquo;un flot de 250 000 r\u00e9fugi\u00e9s et de centaines de milliers d&rsquo;\u00e9migr\u00e9s expuls\u00e9s et maltrait\u00e9s. Or le 14 juillet, il n&rsquo;y avait que 20 000 r\u00e9fugi\u00e9s, et si ceux-ci avaient faim et \u00e9taient fatigu\u00e9s, ils n&rsquo;avaient pas subi de mauvais traitements selon la Croix-Rouge. De plus, au moment des incidents qui suivirent les matchs de football, les presses des deux pays, parlaient de femmes viol\u00e9es par des supporters sadiques. De m\u00eame, quelques jours avant le conflit, elles parlaient toutes deux d&rsquo;avions militaires qui auraient viol\u00e9 les espaces a\u00e9riens. Cela ne fut pas le cas m\u00eame si des avions civils ont espionn\u00e9 les positions adverses des deux c\u00f4t\u00e9s. Pour expliquer ces manipulations des m\u00e9dias on peut avancer l&rsquo;hypoth\u00e8se de sa collusion avec les milieux \u00e9conomiques auquel elles appartiennent.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Les rencontres de football&nbsp;<\/div>\n<div>C&rsquo;est dans ce contexte houleux que le Salvador et le Honduras jouaient les matches \u00e9liminatoires pour la coupe du monde de football, qui devait se d\u00e9rouler l&rsquo;ann\u00e9e suivante au Mexique. L&rsquo;une des rencontres avait lieu \u00e0 Tegucigalpa, la capitale du Honduras, alors perturb\u00e9e par une gr\u00e8ve des enseignants. Pour attirer l&rsquo;attention sur leurs revendications, les gr\u00e9vistes avaient sem\u00e9 des clous sur la chauss\u00e9e de certains quartiers, des pneus furent crev\u00e9s et les footballeurs salvadoriens en visite en furent notamment les victimes. Se sentant personnellement vis\u00e9s, ils se r\u00e9pandirent en insultes sur les Honduriens. Sans doute en repr\u00e9sailles, toute la nuit pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;\u00e9preuve, l&rsquo;\u00e9quipe du Salvador fut emp\u00each\u00e9e de dormir par les partisans de l&rsquo;\u00e9quipe locale, qui cernaient l&rsquo;h\u00f4tel o\u00f9 logeaient les joueurs adverses.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Le lendemain, \u00e9puis\u00e9s par le manque de sommeil, les Salvadoriens perdirent par 1 \u00e0 0, le but hondurien ayant \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re minute du jeu. D\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, Amelia, une jeune Salvadoriennne supportrice de son \u00e9quipe, se tira une balle dans le c\u0153ur. Le corps d&rsquo;Amelia fut rapatri\u00e9, ses obs\u00e8ques furent d\u00e9cr\u00e9t\u00e9es nationales, et suivies par le Pr\u00e9sident et le gouvernement du Salvador.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Le match de retour, pr\u00e9vu au Salvador, fut mis sous la haute surveillance de l&rsquo;arm\u00e9e. Mais l&rsquo;\u00e9quipe du Honduras vit d&rsquo;abord son h\u00f4tel incendi\u00e9 (il n&rsquo;y eut aucune victime), et dut d\u00e9m\u00e9nager pour un autre h\u00f4tel. L\u00e0, elle fut soumise par les Salvadoriens au m\u00eame r\u00e9gime de la privation de sommeil. Escort\u00e9e par la police, l&rsquo;\u00e9quipe \u00e9puis\u00e9e gagna le stade, et perdit le match par 3 \u00e0 0. En outre, les Honduriens qui avaient fait le voyage pour assister au match furent molest\u00e9s, et les \u00e9chauffour\u00e9es (voitures incendi\u00e9es, fen\u00eatres bris\u00e9es, h\u00f4pitaux d\u00e9bord\u00e9s) caus\u00e8rent la mort de deux personnes. L&rsquo;\u00e9quipe de football put regagner son pays sans encombres, mais la fronti\u00e8re fut ferm\u00e9e.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Apprenant les faits, les Honduriens cherch\u00e8rent \u00e0 se venger et s&rsquo;en prirent aux r\u00e9sidents salvadoriens. Il y eut des morts et des bless\u00e9s, le gouvernement ne fit rien au d\u00e9but pour emp\u00eacher les exactions, avant que la violence ne finisse par paralyser la capitale pendant deux jours. Seule la fatigue des \u00e9meutiers mit fin aux exactions.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Les deux pays ayant chacun gagn\u00e9 un match, ils devaient encore s&rsquo;affronter \u00e0 Mexico afin d&rsquo;\u00eatre d\u00e9partag\u00e9s. Des deux c\u00f4t\u00e9s de la fronti\u00e8re, journaux, radios et t\u00e9l\u00e9visions continu\u00e8rent de verser de l&rsquo;huile sur le feu, faisant appel \u00e0 la fiert\u00e9 nationale. L&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique avait pratiquement cess\u00e9 dans les deux pays alors que la passion pour ces faits gagnait toute l&rsquo;Am\u00e9rique centrale.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Le match \u00e0 Mexico, disput\u00e9 dans une atmosph\u00e8re d&rsquo;\u00e9meute, fut gagn\u00e9 par le Salvador, mais les troubles ne cess\u00e8rent pas : hommes molest\u00e9s, femmes viol\u00e9es, quelques morts, h\u00f4pitaux une fois de plus d\u00e9bord\u00e9s. Le Honduras accusa les arbitres de malhonn\u00eatet\u00e9, les joueurs adverses de tricherie. On \u00e9changea des calomnies des deux c\u00f4t\u00e9s, et cela gagna les deux gouvernements.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Les pressions des militaires salvadoriens<\/div>\n<div>Une derni\u00e8re explication possible serait la pression exerc\u00e9e par les militaires salvadoriens sur leur pr\u00e9sident Sanchez Hernandez. Celui-ci avait \u00e9t\u00e9 affaibli par l&rsquo;affaire des Sleeping Beauties, et il craignait un coup d&rsquo;\u00c9tat. La pression des g\u00e9n\u00e9raux \u00e9tait importante et ceux-ci avaient d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9vu la guerre, comme nous le montre l&rsquo;attaque effectu\u00e9e par les Salvadoriens : l&rsquo;attaque avait \u00e9t\u00e9 planifi\u00e9e depuis longtemps et \u00e9tait calqu\u00e9e sur le plan qu&rsquo;avaient utilis\u00e9 les g\u00e9n\u00e9raux isra\u00e9liens durant la guerre des Six Jours. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la th\u00e8se d&rsquo;Yves Salkin selon laquelle Sanchez Hernandez aurait d\u00fb c\u00e9der face \u00e0 ses g\u00e9n\u00e9raux.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>&laquo; Le 14 juillet 1969, au matin, une ultime conversation t\u00e9l\u00e9phonique, dont la teneur n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e, a lieu entre les pr\u00e9sidents Lopez Arellano et Sanchez Hernandez et \u00e0 la suite de laquelle le chef de l&rsquo;\u00c9tat salvadorien a demand\u00e9 \u00e0 ses troupes d&rsquo;\u00eatre pr\u00eates \u00e0 passer \u00e0 l&rsquo;action le soir m\u00eame. Qui l&rsquo;a pouss\u00e9 \u00e0 franchir le Rubicon ? Le d\u00e9sir de dissuader les Honduriens de ne plus chasser de leur sol les malheureux colons ? Non pas. Mais plut\u00f4t la peur, comme il le d\u00e9clarera plus tard, de para\u00eetre faible devant son opinion publique et d&rsquo;\u00eatre victime d&rsquo;un coup d&rsquo;\u00c9tat. Avec le recul du temps, les objectifs de l&rsquo;op\u00e9ration salvadorienne semblent plus clairs aujourd&rsquo;hui. Le but politique, de toute \u00e9vidence, \u00e9tait de faire tomber le gouvernement de Lopez Arellano et de mettre fin \u00e0 la politique anti-salvadorienne ayant cours au Honduras. &raquo;&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Le conflit&nbsp;<\/div>\n<div>Dans les heures qui suivirent le match, des escarmouches eurent lieu \u00e0 la fronti\u00e8re des deux \u00c9tats, suivies d&rsquo;une intense propagande qui rapporta des atrocit\u00e9s de toutes sortes, le plus souvent imaginaires. Des incidents de fronti\u00e8res mettant en jeu quelques douzaines de personnes devenaient des &laquo; combats importants &raquo;, et les deux c\u00f4t\u00e9s annon\u00e7aient triomphalement la victoire.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Le 4 juillet 1969, alors que le nombre des Salvadoriens expuls\u00e9s se monte \u00e0 20 000 et que le vice-consul du Salvador \u00e0 Tela est assassin\u00e9, les relations diplomatiques entre les deux \u00c9tats sont rompues.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Toutes ces rodomontades culmin\u00e8rent le lendemain du match, le lundi 14 juillet 1969, quand un avion militaire salvadorien l\u00e2cha une bombe sur Tegucigalpa. La guerre commen\u00e7ait, et allait durer&#8230; cent heures.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>L&rsquo;arm\u00e9e de terre salvadorienne \u00e9tait sup\u00e9rieure en nombre (8 000 hommes) et en armement (fusils allemands modernes et pi\u00e8ces d&rsquo;artillerie de 105 mm), alors que son homologue hondurienne, mal organis\u00e9e, \u00e9tait plus faible en personnels (2 500 hommes) et en armes (vieux fusils am\u00e9ricains). L&rsquo;aviation hondurienne, au contraire (23 avions de combat type Corsair), \u00e9tait sup\u00e9rieure \u00e0 l&rsquo;aviation adverse (11 avions de combat type Mustang et Corsair).<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>L&rsquo;arm\u00e9e salvadorienne, lan\u00e7a des offensives le long de la principale route joignant les deux pays et contre les \u00eeles honduriennes dans le golfe de Fonseca. Au d\u00e9but elle avan\u00e7a rapidement sur huit kilom\u00e8tres. Dans la soir\u00e9e du 15 juillet la capitale provinciale de Nueva Ocotepeque \u00e9tait captur\u00e9e. Cependant l&rsquo;aviation hondurienne \u00e9tait sup\u00e9rieure et d\u00e9truisait, outre son opposante, les d\u00e9p\u00f4ts de munitions et de carburant, ce qui contraint l&rsquo;arm\u00e9e salvadorienne \u00e0 l&rsquo;immobilit\u00e9.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Les 20 Chance Vought F4U Corsair de la Fuerza Aera Hondurena affront\u00e8rent des Corsairs et des North American P-51 Mustang du El Salvador avec succ\u00e8s, ce furent les derniers combats de ces avions de la deuxi\u00e8me guerre mondiale.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>La guerre du foot a caus\u00e9 deux mille morts et quelques milliers de bless\u00e9s. Pr\u00e8s de cinquante mille personnes y ont perdu leur maison et leurs terres. De nombreux villages furent d\u00e9truits, tandis que l&rsquo;industrie salvadorienne fut fortement touch\u00e9e par une crise.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>La guerre dura quatre jours (d&rsquo;ou le nom de Guerre de Cent heures). Le 29 juillet sous la pression de la communaut\u00e9 internationale et de l&rsquo;Organisation des \u00c9tats Am\u00e9ricains, les Salvadoriens retir\u00e8rent leurs troupes. L&rsquo;immense majorit\u00e9 des immigr\u00e9s salvadoriens quitta le Honduras. Ce qui au final avantagea Lopez Arellano, qui put faire sa r\u00e9forme agraire sans peine.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Cons\u00e9quences de la guerre&nbsp;<\/div>\n<div>Il y eut pr\u00e8s de 2000 morts dans chaque camp.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Il fallut attendre 1980 pour qu&rsquo;un trait\u00e9 de paix fut sign\u00e9. La dispute territoriale \u00e0 l&rsquo;origine du conflit ne fut r\u00e9solue qu&rsquo;en 1992 par la Cour internationale de justice (CIJ).<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Le projet de march\u00e9 commun fut interrompu pendant 22 ans. Les militaires sortirent renforc\u00e9s dans les deux pays.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div><span class=\"tsource\">SOURCE Wikip\u00e9dia<\/span><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>NOTA &nbsp;<\/div>\n<div><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.abc-latina.com\/honduras\/histoire\">L&rsquo;histoire du Honduras<\/a>&nbsp;<\/div>\n<div><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.abc-latina.com\/salvador\/histoire\">L&rsquo;histoire du Salvador<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;La guerre de Cent Heures, connue \u00e9galement sous le nom de guerre du Football (m\u00eame si le football n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"parent":2647,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"class_list":["post-2648","page","type-page","status-publish","hentry"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - 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