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Nouvelle présentation d'A Tombini sur la situation économique :
http://www.bcb.gov.br/pec/appron/apres/ … 3-2012.pdf
A noter :
- le suivi des indicateurs de mesure de l'inflation qui semblent indiquer un ralentissement
- les créations d'emplois formels qui repartent après un trou d'air en oct / nov2011
- des infos intéressantes sur l'évolution de la masse salariale et du revenu réel
- un aperçu intéressant sur l'expansion du crédit
En revanche, aucune analyse sur les taux de défaut.
ici a Saõ luis contrairement d'autres villes plus importantes l'info passe mal .. et sans document officiel prouvant a un banquier les choses sur les regles de transferts ... pfffffffffffffff 10.000 usd max /mois point barre ..
Bonjour Guarana,
As-tu essayé de contacter la Banque Centrale ? On peut les joindre directement via leur Atendimento ao Público par téléphone, en présence physique dans les villes où il y a une représentation ou bien via l'espace dédié sur leur site : http://www.bcb.gov.br/?ATENDIMENTO
Pour ma part je les ai sollicité pour une question sur les dérivés de change et j'ai eu une réponse très efficace. Ils te confirmeront la réglementation applicable, cela te permettra de retourner secouer ta banque.
Tiens nous au courant du résultat.
Bon samedi !
Excellent ! merci pour le lien, je vais approfondir le sujet pour en savoir davantage sur ces organismes. Bonne journée !
Bonjour Indy, ton message pourrait être plus constructif, en indiquant par exemple ce qui te semble être une "aberration". D'après tes posts précédents sur le sujet, tu ne laissais pas vraiment à penser que l'opération était triviale (notamment à propos de la fixation du taux de change qui semblait plus que confuse). Par ailleurs, la discussion s'oriente vers les autres moyens de transférer, en passant par des organismes intermédiaires qui permettent de mieux négocier son taux de change, cela devrait t'intéresser. Fais nous part des points qui te semblent aberrants, cela améliorera notre compréhension du processus.
Bonjour, bienvenu et merci pour cette excellente contribution qui a le mérite d'éclaircir grandement le sujet.
Je voudrais revenir sur ce point très intéressant dont j'entends parler pour la seconde fois :
NB: il est possible de transférer son argent via un organisme de transfert sur Internet. L'intérêt ? Obtenir un taux de change plus intéressant que le cambio de votre banque brésilienne. L'argent transite de votre compte européen vers votre compte sur Internet, vous lancez le transfert (ainsi que le change vers le réal) vers votre banque brésilienne au moment voulu. Solution assez fiable et intéressante.
On m'a conseillé WA International qui est basé à Londres et vire l'argent directement sur votre compte au Brésil avec la possibilité de négocier les taux et donc de battre le change du jour (http://www.wafx.net/eng/). Avez-vous d'autres organismes de transfert à recommander ?
Bonne soirée,
Indy, c'est dommage, il semble que tu passes vraiment à côté du Brésil, ne retenant que le pire et ne voyant pas le Brésil qui avance malgré les difficultés nombreuses et inhérentes à un pays émergent. A te lire, rien de bon ne se fait et ne se fera au Brésil, les gens sont tous complètements abrutis, gavés à la novela.
Tu devrais essayer d'aller rencontrer des brésiliens plus urbains, plus éduqués, plus ambitieux, d'aller regarder ce qui fonctionne bien au Brésil, ce qui est efficace et tu te rendrais compte que ta vision est incomplète et caricaturale. Il y a beaucoup d'entreprises au Brésil qui sont de vrais pépites, il y a des entrepreneurs qui ont une énergie inouïe, il y a des bonnes idées partout. C'est intéressant de se rapprocher de ce Brésil là plutôt dans celui qui est resté dans le tier monde, la corruption, la bureaucratie et l'ignorance.
Ma question était plus d'avoir un retour d'expérience détaillé (je n'ai jamais vu un "pas à pas" qui explique en détail le processus), comprendre comment il faut déclarer les sommes à la BACEN, les précautions à prendre pour que cela ne soit pas considéré comme un revenu soumis à IR, les précautions pour pouvoir éventuellement ressortir la somme plus tard du Brésil et enfin avoir une vision claire sur le processus de fixation du taux de change.
@ Jangada : hahahha les titulos de capitalisação sont probablement la plus belle escroquerie bancaire brésilienne ![]()
@ Maka : pourrais-tu nous faire partager ton retour d'expérience et faire un post indiquant dans le détail et étape par étape comment tu as procédé, quels papiers à signer, comment le taux de change a été déterminé, etc ... ? Cela servirait beaucoup à la communauté car nous sommes nombreux à chercher le bon moyen pour transférer au meilleur taux et avec le moins de maux tête possible.
Merci,
bonjour
moins intéressant ... que quoi ? Si il y a mieux, je suis preneur
Bonjour Riomars,
Moins intéressant en net par rapport à la situation en début d'année. Ce qui pose la question de l'arbitrage avec des placements à l'étranger, mais je te l'accorde, ce n'est pas le sujet de cette discussion.
Avec la chute anticipée du SELIC aux alentours des 9% et un taux d'inflation prévu (mesuré par l'IPCA) à 5,5%, les rendements réels des LCI tombent à ~ 3% et encore en allant voir des petites banques agressives sur les taux offerts mais plus exposées à un défaut. Ce rendement reste par ailleurs sous la menace d'une inflation un peu supérieure qui viendrait encore le rogner.
Le Tesauro Direto n'offre plus grand chose de satisfaisant en rendement net ou alors en pre-fixado, ce qui me semble être un pari dangereux dans une économie mouvante.
Pour trouver mieux en renda fixa, il faut regarder du côté des fonds de renda fixa qui investissement en bon du trésor et qui peuvent faire un peu mieux.
Un article marrant sur le sujet : http://blogs.reuters.com/felix-salmon/2 … ds-market/
Bonjour Riomars,
Je te trouve prompt à la critique mais avec peu d'arguments. Ce type de procédé, dans lesquels on reconstitue les chaines carbonées, reproduit ce que la pression fait gratuitement sur les couches sédimentaires en quelques millions d'années. Difficile de battre le gratuit sur un plan économique ... Essayer de concurrencer, d'un point de vue économique pur, un produit qui sort tout seul du sous-sol saoudien pour 3-5 $ le baril, ne semble pas être la bonne option.
Seuls des choix stratégiques sur la politique énergétique, des subventions et le déclin du pétrole facile d'accès pourront permettre à ce type de procédés de monter éventuellement en puissance mais pas grâce à leur prix, grâce à leurs autres avantages comparatifs. Croire le contraire, c'est se faire des illusions et ne pas préparer nos sociétés à un coût de l'énergie qui sera beaucoup plus élevé dans le futur. Attention au choc énergétique au réveil de ce doux rêve.
Bien joué ! Et hop des risques transférés en toute douceur et tranquilité à des institutions non-régulées
J'adore !
Oui mais disons en plus que dans le cas grec, pas mal de monde à essayer de manœuvrer pour démontrer que la voiture n'était pas cabossée ![]()
Oui l'ISDA avait également annoncé 2,4 Md$ dans son communiqué relatif au déclenchement des paiements au titre des CDS. L'enchère a confirmé les estimations. Finalement, bien que très décriés, il semble que les CDS, en tant qu'instrument de couverture de risque, aient fonctionné conformément au contrat et que les vendeurs se conforment à leurs obligations.
Suite à l'enchère de ce jour pour déterminer la valeur assurée des titres grecs, le montant payé au titre des CDS sera de 2,5 Md$.
"Sellers of Greek CDS will have to pay as much as $2.5bn to settle contracts after dealers settled on a final value of 21.5% of face value."
Fin de l'épisode, au suivant ...
Clair, à fortiori avec un real fort.
Un bon article sur le LCI: http://exame.abril.com.br/seu-dinheiro/ … witterfeed
LCI qui deviennent moins intéressantes avec la baisse du SELIC bien sur.
Il expliquent tout ça ici : http://www.biopetroleo.com/france/bilan … ur-du-co2/
En résumé il est dit " d'un point de vue global, par baril produit, leur procédé
absorbe d'une part 2.168,76 kg de CO2 d'origine industrielle,
et d'autre part, il émet au total 1.230,91 kg de CO2 en incluant les gaz de combustion émis par le véhicule.
Par conséquent, 937,85 kg de CO2 anthropique sont neutralisés définitivement et ne se disperseront plus dans l'atmosphère."
Ces procédés sont intéressants, il faut cependant noter que la pérennité de la captation n'est pas vraiment assurée dans le temps. Le carbone est effectivement capté par photosynthèse par des micro-organismes, micro-organismes que l'on presse ensuite pour obtenir le bio-fuel. Reste des déchets organiques issues du pressage qui contiennent le carbone dit "neutralisé". Ces déchets représentent plusieurs dizaines de kilos par litre de biofuel produit. Il faut voir ce qu'on fait de ces déchets (vu les volumes, la question n'est pas triviale) et comment on assure qu'ils ne libéreront pas du CO2 à nouveau ... D'où les projets qui travaillent sur l'injection de CO2 industriel en sous-sol profond, afin d'éviter ce pb, et qui visent eux à neutraliser 100% du carbone émis par une installation industrielle.
Pour le bilan économique, cela ne peut pas être rentable comparé aux méthodes classiques d'extraction d'hydrocarbures puisqu'il faut faire le boulot que la nature fait gratuitement (en plusieurs millions d'années) pour former les chaines carbonées. Pas de solution miracle dans le domaine de l'énergie, uniquement des choix stratégiques !
Et en plus il règle le problème du CO2 dans l'atmosphère car le plancton absorbe le CO2 pour produire le pétrole. Pour un baril de bio pétrole, on absorbe 2 tonnes de CO2 dont une neutralisée définitivement après combustion.
Ainsi une voiture fonctionnant avec ce bio-pétrole a un bilan carbone négatif (- 40 kg de CO2). A comparer au + 20 kg de CO2 pour le pétrole fossile et +0,3 kg de CO2 pour la voiture électrique/nucléaire.
Saurais-tu nous expliquer comment le bilan carbone peut-être négatif ? Je ne vois pas comment il pourrait être autre que nul (carbone absorbé par photosynthèse, rejeté dans les produits de combustion) et ceci, sans bien sur compter les émissions liés au procédé de fabrication, séparation eau/plancton, pressage de l'huile et au traitement, stockage, pompage de l'eau résiduelle.
Tiens, hasard de l'actualité ! http://oglobo.globo.com/economia/execut … al-4340159
C'est quand même toujours surprenant la justice Brésilienne. Pas possible de se défendre, décision prononcée sans les personnes incriminées un vendredi soir à 22h et surtout tout le monde se retrouve responsable et les noms sont jetés en pâture dans la presse !
- pré-sal , un ministre de l époque Lula . Le sieur Minc Dans une déclaration à propos de fuites
Que le Brésil devait être attentif , car le présal c'etait 1000 puits à venir .. ( je ne sais pas si il est né sur le vieux port /Cannebière )
Oui, pre-sal ça sera des milliers de puits. Il a raison, le pétrole ça fuit de partout et il faut des contraintes réglementaires (et une surveillance) très fortes pour obliger les opérateurs à investir, notamment dans la sécurisation des têtes de puits (cf la catastrophe de la plateforme DeepWater dans le Golfe du Mexique) pour limiter les fuites qui seront malheureusement inévitables.
@ cario
3 mn ? Wow c'est tout l'team renault qui attend sagement ds les Quick drop ?
C'est un peu ça
sauf que le concept n'est pas développé par Renault-Nissan mais par Better Place. En fait, l'opération est robotisée. Pas d'intervention humaine, l'usager gare son véhicule, reste dans la voiture, la batterie est changée par en-dessous et 3 minutes après, il repart avec une nouvelle batterie. Better Place a fait des démonstrations au Japon et en France, c'est bien conçu. Ils ont maintenant commencer le déploiement (au moins une station opérationnelle à Ekron en Israel). Démo là pour le principe http://www.betterplace.com/the-solution-switch-stations
Bon disons que ta batterie est vide en arrivant chez toi, avec ta prise 220 t'es coince a la maison pendant8 heures. T'as interet a avoir fait tes courses ou t'être arrête au Quick drive
Oui c'est le pb à éviter (un peu comme une panne d'essence cela dit, sauf que tu ne peux pas partir en chercher avec un bidon). Pour ça, il y a le système de gestion d'énergie qui te permet d'avoir ton autonomie en temps réelle, la liste des stations de recharge rapide (30min pour retrouver 80% de l'autonomie) qui sont à ta portée ou bien, pour les pays qui investissent dans cette voie, les stations de rechange batterie Quick-Drop.
Cario, a te lire sur l'avancement des tutures electriques, on se met a rever sur leur capacite de developpement… et a s'angoisser sur l'amortissement des forages en eau profonde a travers des sediments.
Pas vraiment car les applications restent limitées aux gros centres urbains et petits pays (type Israel, Danemark qui sont précurseurs, l'un pour des raisons évidentes de diminution de son approvisionnement en produits pétroliers, l'autre dans un objectif de réduction d'émission et d'amélioration de la qualité de vie) qui disposent d'énergie électrique peu chère et décarbonnée. Déjà ça limite sérieusement le spectre. Renault-Nissan annonce 10% du marché mondial à horizon 2020. Cela parait très très ambitieux mais l'avenir nous le dira.
Tu me dira l'huile sert a autre chose qu'aux carioles, mais enfin…
Oui à beaucoup d'autres choses et, même si l'on reste sur le domaine des transports, le transport routier, aérien et maritime ne bénéficiera pas de la technologie électrique. Même en imaginant une rupture technologique sur les batteries, le rapport poid/puissance est extrêmement défavorable.
Oui bah ça fait quand meme pas mal de points de suspension et d'interrogation ...
Oui, comme dans tout projet industriel d'une telle ampleur.
Pour les deep forages, j'avais suivi vaguement mais je ne pensais pas que la techno était déjà operationelle , enfin tout dépend a quelle profondeur si je te suis bien ..
Le forage en eaux profondes (> 2000 mètres) est maîtrisé depuis un certain temps. Petrobras a sur ce type de forages une expérience technologique reconnue. Celà dit, l'explosion de la plateforme BP l'année dernière nous a montré la difficulté d'opérer et d'intervenir à de telles profondeurs.
Pour le pré-sal, la difficulté vient surtout de l'hétérogénéité de la couche de sel. La stabilité des puits est un problème majeur et chaque puit traverse des couches géologiques complètement différentes les unes des autres donc Petrobras n'en est qu'à ses tout débuts sur la compréhension géologique et sur les techniques de forage et de production à mettre en œuvre. L'exploitation a commencé, Petrobras continue et va même accélérer le forage et l'exploitation commerciale avec l'arrivée successives des FPSO qui ont été commandés. Mais ce n'est seulement que le tout début de la production et ils restent énormément de problèmes techniques à résoudre, problèmes qui apparaissent au fur et à mesure de la production.
oui d'autant que la prise du garage, c'est pas prévu pour. Faut changer pour la grosse prise et augmenter ta capacité électrique.
Non pas du tout. En charge standard (6 à 8 heures), la Zoe se branche sur une prise standard 220V ou bien sur une wall box développée avec Schneider pour optimiser le temps de charge, le coût, etc ... Mais l'installation de la wall box n'est pas indispensable, une prise standard convient.
Et être sur qu' on peut te swapper ta batterie vide pour une pleine en 10 minutes !
Dans les stations de Quick Drop mises en place par Better Place, le temps total de l'opération est de 3 min.
Je n'ai jamais vu , mais la voiture de Bolloré la blue Car , semble avoir de bonne performance , reste à savoir le coût total achat et location de batterie!
A priori Bolloré ne loue pas sa batterie donc le client prend le risque sur la fiabilité et la durée de vie, ce qui est quand même un gros risque vu le peu de retour d'expérience sur la technologie. Pour la Zoe, Renault la commercialise à 15 700 € (y compris la prime gouvernementale de 5000 €) avec une location mensuelle de batterie de 79 €.
Houla petits droits de réponses sur les potentiels. Moi le ne sais pas grand chose, je ne suis sur de rien mais comme disait mon grand père : "faut pas compter les œufs dans le cul des poules" . Ça m'a toujours bien servi pour mes previsionels
Oui. C'est pour ça que je donnais des chiffres 2011 et non des prospectives.
Étendu par des journalistes auto que le marche se limitera aux flottes d' entreprise ( pour la révolution par rapport a ce qui eu déjà été fait avec les voitures d' EDF je ne vois pas bien ) et si il y a autant de points de recharge que de pompes a sucre ou de GPL, ça va faire pchit.
Heureusement que les journalistes d'auto-moto ne sont pas à la direction de la stratégie des groupes automobiles
Cela dit, tout le monde connait le pb du développement de l'infrastructure, Better Place investit sur plusieurs centaines de stations d'échange rapide de batterie en Israel et au Danemark. A noter que la Zoe se recharge chez soi, dans son garage sur une prise 220V standard (après audit de l'installation électrique). Renault présente même un kit intelligent développé avec Schneider Electric pour optimiser la recharge en heures creuses et limiter la consommation. La force de l'offre actuelle de Renault, c'est que contrairement à tous les constructeurs qui présentent aussi des babioles électriques, Renault a pris soin de travailler sur l'écosystème qui va autour et présente une solution complète. On verra s'ils réussiront à en tirer un avantage compétitif pour l'avenir ou s'ils pavent la route pour leurs concurrents.
Pour le pre - sal , pour l'instant ce n'est rien d'autre qu' un beau coup marketing pour valoriser le pays et peut être le real . Quand on aura la techno pour forer en eau profonde et sorti la première goutte, on verra a ce moment la .
Quel serait l'intéret pour le Brésil de valoriser le Real ? Garder les taux à un niveau élevé suffirait largement pour atteindre cet objectif, inutile d'investir 400 Md$ pour cela.
Pour l'exploitation du pre-sal, oui c'est extrêmement compliqué et il y a d'énormes challenges techniques sur le forage, la stabilité des puits et les matériaux, challenges principalement liés à la profondeurs et aux conditions de pression ainsi qu'à l'inhomogénéité de la couche de sel. A mon sens, cette complexité est une très bonne chose pour le pays car cela force à investir en R&D, à développer une expertise, à investir massivement en équipement. Pour tenter d'éviter la maladie hollandaise, il vaut mieux avoir du pétrole compliqué à extraire que des puits affleurants. Cela dit le Brésil a déjà relevé des défis gigantesques dans le forage off-shore très profond et produit déjà 2 millions de baril/jour sur des puits à plus de 2000 mètres de profondeurs.
La première goutte de pétrole issu de champs pré-sal est sortie en 2009, le champ Lula (précédemment Tupi) dans le bassin de Santos est en exploitation commerciale (Petrobras (65%), British Gas (25%) et Portugal's Galp Energy (10%)) depuis Octobre 2010. Les prévisions de production sont de 100 000 barils/jour pour 2012. On verra rapidement si ils tiennent la cadence ou pas.
Quoi qu'il en soit, il faut noter qu'on ne découvre plus de pétrole facile d'accès et que quel que soit la source (gaz de schistes, sables bitumineux, presal, forages sous la banquise artique, etc ...) la technologies d'extraction vont être de plus en plus complexes et les investissements nécessaires de plus en plus élevés. L'énergie pas chère de façon durable, c'est terminé. Enfin, il faut également rappeler que le pré-sal n'est pas seulement une lubie brésilienne. On explore également des champs pré-sal en Angola et Maersk a récemment fait part de résultats encourageants sur des forages pré-sal dans le bassin de Kwanza.
Peut être qu'avec les gaz de schistes qui eux sont déjà en prod, que le prix du pet aura tellement baisse que le Brésil poura pleurer sur son deep trésor et sa canne.
Peut être. Mais ce n'est pas le scénario qui se dégage dans les analyses de l'agence internationale de l'énergie. Les gaz de schistes sont effectivement en production, non pas sans poser de gros problèmes environnementaux d'ailleurs, problèmes qui feront probablement remonter les coûts. Cela dit, les applications du gaz et de l'huile ne sont pas les mêmes et encore une fois, il y a un intérêt majeur économique et stratégique à être soi-même producteur.
Sans doute pour ça que le projet nucleaire se poursuit ? . On a vu les résultats énergétique au Japon après l'arrêt de la centrale .
A priori, le potentiel hydro-électrique du Brésil est énorme (sans parler de l'éolien) et permet de se passer sans problème des 1000 MW que Angra 3 apportera au réseau si un jour ce réacteur est mis en service. L'avantage d'Angra est que la production est proche des grands centres de consommation, contrairement à l'hydro qui nécessite de transporter l'électricité sur des distances énormes, avec de grosses pertes. Mais l'intérêt d'Angra semble surtout pour le Brésil résider dans le fait de conserver un savoir faire sur la technologie nucléaire civile.