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Merci Jean-Marc. Nous irons donc voir la Ceja de Recife lors de notre prochain séjour là-bas, soit en juillet août prochain. On se croise les doigts pour que ce soit possible, mais en procédant de cette manière, si jamais nous étions acceptés, j'ai bien peur que ce ne soit au retour au Canada que les problèmes surgissent. Car, comme tu le mentionnes, le Canada n'est pas reconnu par le Brésil et l'inverse est tout aussi vrai. Le Canada ne reconnaissant pas davantage le Brésil parmis les pays ou il nous est possible d'adopter. C'est mal barré je crois!
Je viens de lire certains posts qui concernent l'adoption au Brésil. Jean-Marc en particulier semblait passablement au courant de cette question. J'aimerais donc tenter ma dernière chance auprès de vous......des fois! Je suis marié à une jeune Brésilienne de Recife. Elle était au Québec (je suis Québecois) depuis plusieurs années afin de poursuivre ses études lorsque je l'ai connue. De mon côté, comme je sortais d'un divorce, j'étais peu porté sur un remariage. Nous avons donc vécu comme conjoints de fait deux ans, avant que je ne décide de l'épouser. Depuis ce temps, nous tentons de nous faire un enfant, sans succès. Toute l'aide de la médecine moderne ne semble pas suffisante pour solutionner. Jusqu'à maintenant, cette voie ne nous conduit qu'à des déceptions à répétition. Donc, depuis un bon moment, nous explorons les voies de l'adoption. Le Brésil nous semblait tout désigné puisque ma conjointe sait parfaitement que des enfants abandonnés, il y en a à la tonne. Elle a vu des mères se présenter chez sa mère, faisant du porte à porte afin de donner leur propre enfant à qui en voudrait. Elle connait bien des gens ayant adopté des nouveaux-nés, comme ça. Les recevant d'une mère démunie puis se rendant à l'état civil les déclarer comme les leurs, sans plus de problème. Par ailleurs, cet enfant maintiendrais un lien avec sa culture et sa langue puisque Fabiana est Brésilienne et que nous y faisons des voyages de deux mois aux deux ans. Mais voilà! Nous nous sommes informés ici au Canada afin d'adopter un enfant Brésilien. Impossible car le Canada n'autorise l'adoption que dans certains pays accrédités. Or, le Brésil ne fait pas partie de la liste des pays accrédités par le Canada. Ça nous emmerde vachement car....le temps presse, en ce qui me concerne tout particulièrement. J'ai plusieurs années de plus que mon épouse, donc je ne peux me permettre d'attendre des sciècles, car...il suffirait de quelques sciècles de plus et j'en ferais un orphelin prématuré de cet enfant. Nous nous posions la question à savoir: N'y aurait-il pas moyen de courtcircuiter notre bonne administration Canadienne? En effet, je me disais: Fabiana (mon épouse) a été acceptée comme résidente permanente au Canada. Ceci lui donnant droit d'habiter à perpète au Canada, comme d'y travailler ou d'y posséder des biens etc. MAISSSSS.....elle demeure citoyenne du BRÉSIL! Son passeport EST Brésilien tout en étant conjointe d'un Canadien. D'ou ma question: Croyez-vous qu'il lui serait possible à elle, comme Brésilienne, d'adopter là-bas, tout a fait légalement et de nous ramener l'enfant au Canada puisqu'elle est mariée à un Canadien et qu'elle y a sa résidence permanente? Ce serait fantastique ça!
Merci beaucoup pour les tuyaux messieurs, je prend bonnes notes. Je ne crois pas avoir besoin des taxis ou bus car je me loue une voiture à l'arrivée à Recife pour la durée du séjour. Ça me laisse la liberté de me déplacer à mon gré.
Bonjour Messieurs. J'avoue, vous avez piqué ma curiosité concernant Fortaleza. Je me rend passer juillet août dans le secteur de Recife. En fait, je pensais m'installer principalement dans le coin de Porto de Galinhas puis, visiter les alentours, incluant Caruaru, Tamandaré, Calhetas. Mais....suite à vos écrits, j'ai décidé d'ajouter Fortaleza à mon périple. Pouvez-vous en dire davantage? Quels sont les endroits à visiter principalement? À éviter? Je vois qu'aussi bien Rocco que Flamengo2 s'installent sur la plage Iracema, il y a une raison? C'est la plus belle? La plus au coeur de l'action? La plus tranquille? Merci pour les noms des quelques restos, je tâche de prendre des notes. J'ai trouvé Brisa da praia sur le net, mais Ondas verde je n'y arrive pas. Vous préférez les hôtels aux pousadas? Pourquoi? Merci beaucoup. Pierre
En fait Axiom, tu pourras désormais dire que tu en connais un, de Canadien, qui aime son hiver. Mais, tu as raison tout de même. Je crois qu'en fait, c'est vraiment l'impression que nous donnons, qu'on a horreur de notre hiver. C'est une habitude au pays. Lorsqu'on croise un ami, une connaissance, le sujet instantané de conversation est de ronchonner à propos de la température. De l'hiver de mer.. que nous vivons cette année là, du trop ou du trop peu de neige etc. Mais, la vraie réalité pour la plupart, c'est qu'on aurait beaucoup de mal à s'en passer de ce foutu hiver. Que veux-tu que je te dises....on a tout de même fini par s'y adapter à ce climat de fous. Je t'assures que les folles balades en motoneige auxquelles je me livre régulièrement me manqueraient fort si je devais m'installer à perpète au Brésil. J'ai beaucoup pratiqué les excursions en raquettes à neige également dans la grande forêt, c'est un divin plaisir. Pour tout dire, le seul reproche que j'ai à lui faire quant à moi, c'est sa trop longue durée. Le reste, je vis très bien avec ça! Axiom, si tu passes dans le coin de la Colombie Brittanique, t'es vraiment dans un endroit splendide. Ne loupe pas Banff en bordure Colombie, Alberta. Le glacier Colombia sur lequel tu roules dans un énorme véhicule aux pneus démesurés, les lacs émeraudes (y en a même un qui se nomme Emerald) , turquoises. Les cascades magnifiques. Vraiment superbe endroit.
Natal: Pousada de la Luna, au coeur de la ville, en bord de mer. Petite piscine, bar, cafe da manha inclus. Belle plage juste en face. Le proprio parle un peu français. Il est en mesure de t'orienter sur 2 excellents restau spécialisés camarao. Je sais c'est trop tard pour Axiom, mais pour les nouveaux comme moi qui remontent les posts, l'info sera disponible. L'excursion de l'autre côté de la rivière, dans les dunes de sable, vaut le coup. Plein de buggy vous offriront de vous y piloter. Perso j'ai préféré y transférer ma bagnole louée sur le bac. Je m'en suis félicité, aimant mon autonomie. Une fois de l'autre côté, j'ai embarqué un jeune gamin qui s'offrait comme guide, il fut excellent. La baignade dans le lagoa d'eau douce parmis ces dunes également est agréable. Les glissades sur un genre de planche à neige (sable) dans une grande pente de sable, avec remontée mécanique un peu effrayante et arrivée finale dans la flotte d'un petit lac est rigolote.
Tout a fait étranges tes perceptions de Toronto Smarty. Tu es certain que ta copine Marie-Claire y a déjà mis les pieds? Moi, devant ses frayeurs, j'en doute fort. Je ne peux dire que Toronto est une ville que je connais bien, mais je la connais tout de même un peu. C'est une métropole. Donc, comme toute métropole, fortement multiculturelle. Il y a bien sûr à Toronto, comme partout ailleurs dans le monde dans les grandes villes, des disproportions dans la répartition de la richesse. Il y a des pauvres et même des itinérants. Il y a la mafia italienne bien sûr, comme il y a les gangs de motards criminalisés. Ces gens là utilisent depuis toujours la violence pour faire valoir leur main mise sur certains territoires, certains secteurs économiquement rentables. La drogue, le jeu, la prostitution et le reste. Ben à ma connaissance, ces groupes ont des ramifications dans l'ensemble des communautés, partout, à la grandeur du territoire. J'ajouterais...qu'il soit Canadien ou Français ou Brésilien. Non????? Par contre, ce que je sais, c'est que je suis francophone, du Québec. Toronto est anglophone, d'Ontario. Or, historiquement, l'anglais et le français ne se portent pas dans leur coeur au Canada. Plus particulièrement au Québec et en Ontario. Mais je suis allé et j'irai toujours à Toronto sans la moindre crainte de me faire agresser. Il n'est simplement pas toujours nécessaire de faire exprès de fréquenter les pires bas-fonds. Ça dépend de ce que l'on cherche. Si le but est de démontrer que la violence, lorsqu'on cherche bien existe effectivement à Toronto, il y a sans doute moyen de trouver ça. Mais faut franchement consentir un effort non négligeable. Bien que j'aie déjà reçu des accueils au moyen du majeur dressé et que j'en recevrai possiblement encore, jamais tu ne me feras conclure que Toronto est dangereux. Pis comparer Toronto à New-York...là vraiment ça passe les bornes de la décence! Il y a un monde entre les deux! Faut pas oublier qu'en sol Canadien, personne n'est acculé à crever de faim! PERSONNE! Il existe un système d'assistance sociale qui garanti a tous les Canadiens le minimum vital. Tous soins hospitaliers inclus! Si tu bosses pas, t'as un revenu minimal garanti par le reste de la société. Évidemment, c'est pas la mine d'or, mais je connais personnellement des gens qui toute leur vie....ont choisi de ne vivre que de ça....et de petits boulots au noir occasionnels qui leur permettait d'avoir le micro-ondes, le cable, tous les derniers jeux vidéos, leur automobile, deux motoneiges à la porte, leur propre maison avec garage et le reste. Bon....pour ça, ils ne peuvent s'installer au coeur du centre-ville de Toronto, mais c'est néanmoins la réalité. Alors tu me pardonneras ma franchise Smarty, mais j'ai l'impression très forte que Mme. Marie-Claire était légèrement déconnectée d'avec la réalité. Pis je t'avoue tout net que me souvenant des majeurs si gentilment offerts par certains anglophones pas de mes amis, je ne me sens pas un poil l'âme missionnaire envers Toronto. Que tu en dises du mal si tu en as vécu ne me fait pas un pli, mais transmettre des messages qui m'apparaissent aussi faux ne me semble pas bien.
La vie dans la banquise m'a beaucoup étonné. Alors qu'au Québec, dans ma région d'origine le Lac St-Jean, j'étais enseveli sous la neige, sous un ciel presque perpétuellement couvert, j'ai découvert ici un hiver très peu neigeux. Au soleil presque journalièrement présent, malgré les froids sibériens. Ben sais-tu, ça se supporte mieux. C'est par contre très sec en hiver. La peau des mains te pèle, elles se crevassent, les lèvres se fendent, t'as les cheveux collés au crâne par la statique. La douche journalière très chaude fait du bien en t'hydratant un peu par l'humidité dont elle t'enveloppe. En fait, là ou je me trouve, je suis au milieu des territoires amérindiens, chez les Ojibways. J'ai eu plusieurs de leurs enfants comme élèves. Ici, on est en plein dans ce que le Canada compte de territoires les plus giboyeux. Pas une journée sans qu'il ne se tue plusieurs chevreuils, orignaux, loups sur la route. Heurtés à mort par les véhicules. C'est ma hantise chaque fois que je me déplace le soir. Tous les automnes, je me fais voler mes poubelles-----OUI OUI, dans MA COUR!---par les ours. Ça, ça m'emmerde un peu plus car ils sont gros les bestiaux. Ma chienne m'a éveillé une nuit, j'en avais un juste sous ma fenêtre de salle-à-manger! Ben j'ai bien pu hurler à m'en arracher les poumons, la seule réaction du monstre a été de se sortir la tête du sac poubelle et me jeter un oeil avant de replonger dans le festin. Il a fallu la voix plus aigue de Fabiana pour le décider à se bouger le cul! Oui, on voit parfois des aurores boréales. C'est magnifique. Mais, encore là, j'apprend un mode de vie différent et intéressant.
OUPSSSSSSSS, j'avais pas vu qu'il y avait Page 3. Je répondais suite au post de Smarty, le dernier en bas de Page2. J'espère que ce n'est pas moi qui ai donné l'impression de me plaindre de quoi que ce soit concernant le Brésil car c'est tout le contraire. Personnellement, j'ai tout aimé du Brésil, en bloc. Même les trucs qui m'ont occasionné quelques soucis...j'en ai profité pour acquérir un minimum d'expérience et apprendre. Je crois que lorsqu'on choisi de se rendre dans un pays étranger, il faut au départ, décider de mettre ses préjugés de côté et immédiatement s'ouvrir l'esprit afin de le rendre le plus disponible possible à la compréhension d'une culture, de moeurs, de mode de vie différents. À partir de là, moi j'ai vraiment vécu d'émerveillements en émerveillements. Bon....d'étonnements en étonnements aussi parfois, mais l'étonnement provient de la surprise face aux choses différentes, il n'y a rien de négatif à s'étonner. J'ai aussi éprouvé passablement de tristesse à constater la misère de plusieurs, mais j'ai vite constaté également ma totale impuissance devant l'ampleur de ce fléau. J'ai choisi dès lors de traiter toutes les personnes que je rencontrais avec respect, sans mépris envers personne, en offrant un sourire chaleureux à tous, tout simplement. Je ne voyais guère ce que je pouvais faire de mieux. Je n'ai jamais eu à me plaindre de quoi que ce soit, j'ai toujours été traité moi-même de la même façon courtoise et chaleureuse. Évidemment, faut négocier....partout, pour tout, mais une fois qu'on le sait, on négocie. Pis si on se fait rouler parce qu'inconscient des vrais tarifs....ben comme on ne le sait pas pis que de toute façon c'est de beaucoup moins cher que chez-soi, on repart heureux tout en laissant un mec qui se frotte les mains! Est-ce si grave? Pas pour moi!
En fait, elle m'étonne beaucoup Fabiana question adaptation. Elle a adoré la période chalet alors qu'originaire de Recife, elle avait plutôt connu la vie citadine intense. Pis le froid.....pfffffffff, elle est davantage esquimaude que Brésilienne je crois bien. Te dire, je ne suis pas capable d'aller me payer une balade de motoneige seul avec les potes! Lui faut sa dose de machine à neige à tous les coups! Pareil pour la bouffe. Une vraie maniaque, lui faut absolument goûter à tout ce qu'il y a de gibier au Canada. Elle réussi à se quémander des pièces de tout ce qui peut s'abattre comme gibier ici. Elle a déjà goûté à l'orignal, au chevreuil, au caribou, au lièvre, à la perdrix (pas l'oiseau que vous nommez ainsi, mais plutôt la gélinotte huppée) , au bison (ça on en a en quantité ici et c'est vraiment délicieux!). Bref, la seule qui a pu me faire vraiment rire en découvrant l'hiver chez-nous, c'est la belle-mère Brésilienne que j'ai invité à quelques occasions. Ce fut d'entendre son hurlement strident le matin tôt, la première fois qu'elle a pris sa douche au chalet. SEIGNEUR...ça réveille ça monsieur! Les cheveux me sont dressés sur la tête. Je me demandais bien quel drôle de pistolet j'abritais sous mon toit! En fait, elle ignorait complètement que nous avions deux robinets dans la douche ici, l'un pour l'eau froide et l'autre pour l'eau chaude et que c'est le juste dosage des deux qui te fournissait le confort total. Elle n'avait ouvert que l'eau froide! ;o)))))) D'ailleurs, de tout son séjour, elle n'est jamais arrivée à réussir le dosage en question, elle a donc pris le parti de renoncer et d'y aller tous les matins à l'eau froide! Zont la peau dure ces Brésiliens! J'en frissonne rien qu'à y penser! BRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR!!!!!!!!
Salut Don Lorenzo En fait, je suis Québecois. J'ai connu mon épouse au Québec alors qu'elle y était étudiante à Trois-Rivières. Sa soeur ainée y était arrivée avant elle et avait épousé un Québecois. Pour le 18 ième anniversaire de Fabiana, mon épouse, cette soeur l'avait invitée à venir passer quelques mois ici au Québec. Ce que Fabiana a accepté. Une fois sur place, sa soeur lui a offert de compléter ses études ici. Elle est donc demeurée avec un statut d'étudiante jusqu'à l'obtention de son diplôme. Je l'ai connue étudiante et.......voilà! Nous nous sommes installés dans ma cabane au Canada, sur le bord d'un lac. J'habitais alors à l'année mon chalet, passablement confortable, ayant laissé ma résidence principale à mon ex-conjointe suite à un divorce. Mais....après un séjour de quelques années en occupation permanente au chalet, j'ai commencé à y trouver le temps long et plutôt monotone. Il n'y avait pas des masses de voisins, alors les soirées n'étaient pas exagérément éclairées. Puis...j'ai reçu une offre de boulot provenant d'ici...soit le nord de l'Ontario. On me demandait de venir enseigner dans une école française de niveau primaire dans un petit village fort loin de mon point d'origine. En fait, je suis à Ignace, 3 hrs de route au nord de Thunder Bay, pas loin de Kenora. J'y enseigne maintenant depuis 4 ans. La différence entre l'isolement au chalet et l'isolement ici n'est pas monstrueuse, je te jure. Mais...avec les deux mois de vacances annuelles du dur métier de prof...boffffffff, on s'arrange plutôt bien avec ça. Sans compter les 17 jours que nous avons lors de Noel qui vient et que nous retournons passer au chalet cette année. On démarre d'ici soit le 21 déc. au soir après l'école, soit le 22 au matin.....pour s'enfiler trois jours de route jusque chez-nous. D'ou....le Brésil et sa chaleur sont très bienvenus aussitôt fin juin arrivé.
J'y ai logé à la pousada de La Luna. Près du centre, sur la mer. Tu as un trottoir qui t'en sépare. Belle plage juste en bas. Cafe da manha généreux inclus dans le prix. Petite piscine, bar. Les alentours sont très pentus si tu veux marcher, faut du souffle. Chambres confortables, propres. C'est bien tenu et agréable. À la réception, il y avait un mec (proprio?) qui parlait le français. Pour le prix de la chambre, je ne me souviens plus mais pas trop cher. Tu as tout près d'excellents restau spécialisés dans les camarao. Lors de notre passage, le proprio nous avait suggéré deux d'entre-eux. Nous avons fait les deux et nous en sommes félicités. Pour le deuxième ou nous sommes allés, je crois que c'était les jeudis, il tenait un rodisio de crevettes (9 services, perso, j'ai déclaré forfait après 4 services malgré l'insistance des serveurs) et t'expédiait un autobus afin de venir te cueillir directement à ta pousada et t'y ramener le ventre sur le point d'éclater. Le tout pour une bouchée de pain. Vraiment pas dispendieux.
Ah! Ah! Ah! Le vraiment froid, j'y suis en ce moment! Nord de l'Ontario, frontière avec le Manitoba! Jvous jure qu'ici, vous y êtes! On en est déjà aux moins 26, moins 30 et ce n'est que la douce température de décembre. Laissez venir janvier, février et alors on se parlera des moins 40, beau fixe pendant 2, 3 semaines d'affilées. Et ça, c'est sans parler le moins du monde du facteur vent qui a un petit effet amplificateur de la congélation! Pour vous dire, l'essence était bloquée dans ma motoneige par la congélation de la condensation dans la tuyauterie d'amenée. J'ai du chauffer le moteur pendant un bon moment avant de pouvoir réaliser la première balade de l'année.Pfffffff....Vivre chez le Père Noel...jte jure! Mais pour être honnête, j'ai connu la fraîcheur de Sao Paolo en juillet et j'avoue avoir amplement eu mon content de frais les 10 autres mois de l'année, alors non, ce n'est pas la température fraîche que je recherche. Pour moi, oui, je recherche la chaleur, pour les vacances. Mais.....je ne dédaigne pas jeter un coup d'oeil à l'occasion sur les maisons, chacaras, maisons de plages, trucs du genre à vendre. Car...la retraite arrivera bien un jour et......pourquoi pas la passer au soleil? Don Lorenzo, tu es d'origine Française? Car: Le Brésil c'est vraiment le pied, ce n'est pas une expression d'ici. Ou alors, tu fais comme moi, tu utilises ton français du dimanche pour être mieux compris! Lollll!
Smarty, le Brésil est plutôt méconnu au Canada. À ma connaissance, peu nombreux sont les Canadiens qui prennent la direction du Brésil. La tendance Canadienne et tout particulièrement Québecoise est définitivement la Floride, aux States ou les gens vont rechercher ce qu'ils ont en si faible quantité chez-eux, la chaleur et le soleil. J'ajouterais que c'est la destination no 1 des retraités qui y passent 6 mois avec retour 6 mois chez-nous. Bien que ces dernières années, il s'est avéré que les attaques violentes se soient multipliées contre les amants de soleil Floridiens Canadiens. Or, malgré les efforts de la Floride pour passer celles-ci sous silence ou d'en minimiser considérablement l'importance, ça s'est su. Par ailleurs, c'est de notoriété publique, les ptits vieux, c'est insécure car peu muni pour faire face à la musique. Donc, ton bonhomme qui songeait à des maisons de retraite pour 3 ième âge espérait peut-être miser sur la crainte soudaine manifestée envers la Floride. Mais.....avait-il bien jaugé son coup en s'orientant vers le Brésil? Avec sa réputation de corruption, de banditisme, de favellas? Laisse-moi en douter sérieusement! Pour les Canadiens, après la Floride, suivent les Caraibes. Relativement proches, celles-ci apparaissent nettement plus sécuritaires. Les relations entre le Canada et Cuba, entre-autre, sont toujours demeurées excellentes, malgré l'embargo du voisin du sud. Les canadiens sont fort bien reçus par les Cubains et apprécient ceux-ci. De même la République Dominicaine, Haiti, les Iles Vierges sont appréciées. Puis, culture et mémoire de nos origines aidant, l'Europe demeure et demeurera une destination privilégiée. La France pour nous demeure le pays de nos pères et jamais nous ne l'oublierons. Peut-être vous, qui pour la plusparts, êtes originaires de la mère-patrie, ne le réalisez-vous pas, mais pour nous, Québecois, les liens de parentés n'ont jamais été reniés. Nous nous sentons donc profondément liés à la France même si l'inverse n'est pas si évident. Les gens ici ont consentis des luttes titanesques contre le pouvoir central qui a de tous temps cherché à nous assimiler à la culture anglo-saxonne. C'est de toutes nos forces que nous avons résisté à l'assimilation, préservé notre culture, notre langue. Bref.....on aime bien visiter la parenté Française lorsque c'est possible. ;o)
Merci Axiom et Alexistour, je retiens les lençois, ça semble en effet assez époustouflant. Malgré que je suis allé, en prenant un bac à Natal, de l'autre côté de l'importante rivière située là. Puis, en reprenant avec la bagnole louée un autre minuscule bateau (que c'est à se demander comment ça flotte une fois la bagnole et nous 4 à bord) qui nous a fait franchir une autre rivière, pour aboutir à un coin qui s'appelle, si ma mémoire est bonne, Jenaipasbu! Bon, l'orthographe est certainement inexact mais ça se prononce ainsi....et pourtant, j'y ai bu et je n'étais pas le seul! Les dunes de sable y sont également à profusion et je me suis également baigné dans un lac au sein de ce désert, ou un aménagement très touristique rend la vie douce. La cervesa glacée, les parasols directement plantés dans cette eau cristalline et chaude à souhait. Des miriades de petits poissons effrontés viennent t'y mordiller les orteils. Je crois d'ailleurs que c'est là que j'ai attrapé une espèce de saleté qui s'est introduite dans mon pied pour pondre. Heureusement, mon épouse Brésilienne connaissait le truc et a eu tôt fait d'ouvrir à l'aiguille et de retirer les petites boules transparentes, genre oeufs de je ne sais pas quoi. Mais, vos lençois me semblent autrement démesurés.
Merci Axiom, tu me tentes beaucoup, sans doute vais-je m'y rendre l'été prochain. Tu as tout a fait raison pour Boa Viagem, je n'y suis allé qu'une fois et c'était suffisant. Les annonces de la présence de requins n'ont d'ailleurs rien pour t'y attirer. Mais, il y a mieux pas loin. Itamaraca, tout près n'est pas mal et plein de bars en bord de mer ainsi que de personnes en mesure de te nourrir de tous les fruits de mer si délectable. Mieux, beaucoup mieux est Porto de Galinhas à quelques kilomêtres de Recife. Là, j'ai vraiment apprécié la mer! Nous y avons été traités comme des rois par ceux qui offrent les chaises, tables et parasols en échange de l'achat de quelques bonnes Brahma ou Skoll et congénères. Pour la conduite, j'ai appris ce soir là! Je n'ai plus jamais voyagé après le coucher du soleil par la suite. Mais les routes sont tout de même assez particulières! À Recife par exemple, sur l'autoroute qui me menait régulièrement au centre ville, donc, aux plages aussi, forcément, je me souviens d'un trou d'homme du systéme d'égout en particulier. Ça fait bien 1/2, voire 3/4 de mêtre de diamêtre ces trucs là, non? Ben le couvercle de celui-là a manqué pendant tout mon séjour de plus d'un mois dans le coin. La première fois qu'il m'est apparu, je suivais un bus....d'assez près! J'ai bien cru que cette bouche grande ouverte sur toutes les parties intimes de ma bagnole l'avalerait toute entière sans que je n'en connaisse la moindre jouissance!
Pour les langoustes, un bon coin pour en trouver facilement, c'est sur l'ile d'Itamaraca, près de Recife. Au village de Pilare, une petite rue perpendiculaire à la rue principale, vers la mer, dont le coin est occupé par un bar mène à une poissonnerie coopérative. Une tante de mon épouse nous ayant prêté sa maison de plage près du fort historique d'Itamaraca, il n'a fallu que deux visites au poissonnier pour que nous devenions potes. Le bar du coin de la rue y a d'ailleurs bien contribué. Je crois que les Canadiens que nous sommes ont bien étonné tous les Brésiliens amateurs de cervesa! Partout les serveurs ne livrent qu'une grande bouteille à la fois, ainsi que le nombre de verres minuscules que nous sommes autour de la table. Or, c'est pas ainsi que nous buvons chez-nous. Nous commandons et nous attendons à recevoir le même nombre de bouteilles que nous sommes de consommateurs. J'ai eu du mal à leur faire comprendre ça. Par contre, une fois compris, non sans étonnement, ils s'en souvenaient les fois suivantes. Donc, après lui avoir fait prendre, comme à nous, ses 6 ou 7 grandes bières, il nous faisait des prix fantastiques et nous conservait toutes les langoustes prises par les pêcheurs de la coop. Vous dire qu'on s'est régalés! Lollllllll!
Tiens.....ça grouille de Canadiens ici! Moi itou suis Québecois. Ayant épousé une Brésilienne il y a 3 ans, originaire de Recife, nous y sommes allé passer nos 2 mois de vacances annuelles il y a 1 an et demi. OUIIIIIII, la Casa de la Cultura vaut le détour! Et OUIIIIIIIII, Porto de Galinhas m'a énormément plu. Comme nous étions fin juillet, un bout d'août dans le coin, nous étions hors saison touristique. Sans aucune réservation, nous avons fait un peu le tour. Il y avait de la place partout dans les pousadas. Certaines en plein village à des prix extra. J'ai vu des trucs très bien pour 30, 40 reals la nuit. Nous avons également visité tout le complexe de l'hôtel de grand luxe, Nanai, mon beau-frère y travaillant, responsable du département informatique. Bon.....disons qu'ils nous faisaient un tarif privilégié du fait de la parenté.......mais, ça demeurait 700 reals par jour, alors que c'est 1200 habituellement. Donc....la visite guidée m'a suffit! Nous nous sommes finalement installé à la Poussada Beira Mar, à quelques kilomêtres du centre ville. Coût, autour de 100 reals par nuit, cafe da manha à profusion inclus. Piscine, bar. Bref, la belle vie! Porto lui-même est animé, totalement sécuritaire, joyeux, et fort joli depuis les rénovations au centre ville tout pavé de neuf et fermé à la circulation automobile. La plage est magnifique, chaude en tous temps. Les activités assez variées pour des vacances. Plongée dans les récifs, marche SUR les récifs (au nombre de gens qui s'y promènent, ne durera peut-être plus très longtemps le recif!) baignade parmis les milliers de poissons multicolores, petites croisières, soit en catamaran, soit sur un autre bateau dont le nom m'échappe mais qui peut organiser des croisières de 1, 2 ou 3 jours. Bref, j'ai adoré. Mais, comme quelqu'un le mentionnait plus haut, y vivre.....ce serait à réfléchir sérieusement. C'est pas grand Porto de Galinhas. On doit s'y ennuyer à la longue. D'ailleurs, nous retournons l'été qui vient et nous songeons sérieusement à nous installer dans le coin de Porto. Pour un bout de temps de farniente, certainement. Par ailleurs, c'est pas loin de Recife ou se trouve la majorité de la famille de mon épouse. Boa Viagem à Recife, c'est une autre belle plage, comme il y en a tant au Brésil, mais elle a l'inconvénient des requins qui ont déjà gouté quelques surfeurs. Cet aspect me refroidi, personnellement. D'autant que lors de ma première baignade à cet endroit, ne connaissant pas la puissance de la mer, je m'y suis fait culbuter de joyeuse façon par la vague, m'y plantant le nez dans le sable doux avec une force telle que je n'ai jamais vu auparavant mon nez se transformer en pareille fontaine à liquide rouge! Mon épouse sur la plage s'en étant rendu compte avant moi, me hurlait pour dominer le ressac: LES REQUINS....LES REQUINS! Je ne comprenais rien à ce qu'elle voulait dire jusqu'à ce que je baisse les yeux et voie la mare de sang qui m'entourait. Je ne suis plus retourné à l'eau à Boa Viagem. Je me suis concentré sur la délicieuse bière Brésilienne et ses fantastiques fruits de mer!Miamm.....je préfère nettement dévorer que l'être!
Axiom....Fortaleza, c'est un peu plus loin que Natal en partant de Recife n'est-ce-pas? J'espère qu'ils ont réparé le trou dans la chaussé sur l'autoroute, juste à l'entrée d'un pont ou je me suis éclaté deux pneus en soirée! Celà, en plein orage tropical magnifique et gigantesque. Un chien mouillé et moi, c'était du pareil au même ce soir là! J'ai dû rouler sur les jantes par la suite sur une foultitude de kilomêtres avant de trouver un village ou le garagiste a eu l'immense bonté de revenir de son repos de fin de soirée afin de me regonfler l'espoir d'arriver quelque part. Brave homme, merci msieur!
Baron Noir, tu as en effet bien saisi la situation financière de la famille de ma conjointe. Je le mentionnais d'ailleurs en écrivant que j'ai habité chez belle-maman, qui n'est pas de la catégorie riche. En fait, ils avaient très bien démarré leur vie de couple, chacun des enfants fréquentant une école privée. Ils vivaient très bien. Le père de ma conjointe était en charge de tout ce qui se passe autour des avions une fois à terre à l'aéroport de Recife. Malheureusement, celui-ci a fait un acv (accident cérébrau vasculaire) alors qu'il était au travail....mais en remplacement d'un ami absent qui lui avait demandé de le remplacer. La compagnie s'est empressée de se retirer de tout avantage social éventuel, arquant que le père de Fabiana n'avait pas à se trouver sur les lieux à ce moment là! Donc, la maman de mon épouse a passé le reste de sa vie à devoir s'occuper seule de sa famille de 5 enfants, plus du papa qui est demeuré semi paralysé jusqu'à sa mort quelques années plus tard. Mon épouse n'a jamais connu son père autrement que paralysé. Or, au Brésil, chacun sait qu'une situation de cette nature ne crée pas des gens aisés. Finalement, au vu de tout ça, j'ai pu constater qu'ils s'en sont tous sortis étonamment bien. Par contre, j'ai aussi constaté que belle-maman est très dure en affaires et qu'elle ne s'en laisse compter par personne. Je plains ceux qui doivent négocier avec elle! Pourtant, étant déjà venue nous visiter à deux reprises ici, au Canada et ayant constaté le confort dans lequel nous vivons, elle n'a pas hésité à s'endetter afin de nous recevoir. Elle a repeint sa maison, a acquis un lit neuf, etc. J'étais plutôt mal à l'aise de constater ça! D'autant qu'en posant ma carcasse d'un mètre 88 sur le pauvre lit, je l'ai privé d'une patte! Pffffffffff! Ingrat que je suis!
En effet, pour Rio, j'avais compris que les risques pouvaient être sévères car il m'est plusieurs fois arrivé, lors des sorties avec Fabio ou nous devions longer des favellas, de remarquer la présence de barrages policiers armés jusqu'aux dents, affichant clairement les mitraillettes. Fabio m'a également plusieurs fois fait voir les impacts de balles sur les murs des favellas que nous longions. J'avoue qu'ayant toute ma vie vécu dans un milieu totalement sécuritaire (jamais mes parents ne barraient même la porte d'entrée de la maison de mon enfance lors de nos absences, ce que j'ai continué d'appliquer moi-même un bon moment) toute cette violence me dépasse un peu. Je la comprend sans doute fort mal et ai bien de la difficulté à la réaliser avec les expériences heureuses que j'ai constamment vécu les deux mois que j'ai passé là-bas. D'ailleurs, nous y retournons passer l'été prochain. Merci de ton offre de passer te voir Alexistour, mais je crois que cette fois, j'éviterai Rio. Trop grand pour moi cette ville, trop rapide, trop tout je pense. Je préfère Recife qui me semble plus à dimension humaine. Ou est-ce parce que les nombreuses réunions festives familiales me l'ont fait voir ainsi? Ou encore parce que j'y ai passé plus de temps et qu'autonome par la bagnole louée, j'en ai passablement exploré les environs? Je ne sais, mais le fait est là! J'y ai fait beaucoup d'endroits. De Natal et un peu plus loin, de l'autre côté de la rivière, aux dunes de sable, au lagoa, aux petites cascades en passant par Joao Pessoa, Olinda, et de l'autre côté de Recife, Porto de Galinhas (endroit fort touristique mais magnifique pour une cure de repos total), Maceio. Donc, j'envisage de m'installer quelque part entre Recife et Maceio pour une couple de mois tout en conservant la latitude de me balader tant et plus afin de continuer à découvrir l'immensité de la beauté Brésilienne.
Bonjour à tous. Je viens tout juste de découvrir le forum et comme j'ai un intérêt tout particulier pour le Brésil, c'est par vos posts que j'ai débuté la lecture. Posts qui ne sont pas sans m'étonner d'ailleurs. Peut-être me situation a-t-elle jouée en ma faveur, mais le fait est que je trouve largement exagéré les inquiétudes manifestées à l'égard du Brésil. Je suis Québécois, donc de langue maternelle française, ne parlant pratiquement pas un mot de Portuguais, travaillant depuis quelques années dans le nord de l'Ontario soit en plein Canada anglais....dont je ne maîtrise la langue que très superficiellement. J'ai épousé il y a 3 ans une Brésilienne de Recife qui était au Canada depuis 6 ans afin de faire ses études. Il y a deux ans, nous sommes allé passer juillet et août au Brésil, dans son pays natal qu'elle n'avait plus revu depuis 8 ans. Bon, comme juin nous voit tout de même sortis de l'hiver au pays, j'avais eu quelques occasions de débuter un minimum de bronzage. N'étant pas blond et ayant le teint plutôt brun, il me fut très facile en très peu de temps de faire couleur locale. Bien sûr, mon épouse m'avait avisé des risques et m'apparaissait en fait extrêmement craintive. Nous sommes donc atterri à Sao Paulo ou nous avons passé les 9 hrs d'attentes pour notre correspondance vers Rio de Janeiro à l'aéroport, en compagnie de deux tantes et de cousines de mon épouse résidentes de S.P. J'ai immédiatement été impressionné par la chaleur de l'accueil, par la gaiété communicative de mes Brésiliennes parentes. Étonné également par la fraicheur du climat! Je m'attendais naivement à la lourdeur de la chaleur tropicale! Fabiana pouvait bien m'avoir prévenu que Sao Paulo, c'est plus froid que Recife....je n'arrivais pas à assimiler la chose. Mon pauvre corps de fumeur, obligé d'aller s'empoisonner à l'extérieur des murs de l'aérogare s'est chargé de me démontrer qu'il n'y a pas qu'au Canada qu'on peut se les geler! En short et t-shirt, jvous jure que ça saisi! Donc, on s'envole pour Rio! C'est le frère de Fabiana, habitant Rio depuis des années qui nous récupère à la gare dans sa bagnole! Ben ce fut instantanément ''LE BAIN''! Déjà qu'originaire d'une région on ne peut plus tranquille et vide de tout embouteillage, je hais Montréal! Rio m'a rivé au fond de mon siège, agripé de tous mes muscles tendus à tout ce qui me donnait l'impression de demeurer en vie pour la prochaine seconde. Grand Dieux.....cette ville est folle! Y a-t-il des règlements de circulation? Tout se passe à une vitesse qui dépasse mes capacités d'adaptation! Il semble que le seul règlement concernant la circulation soit le klaxon! Encore faut-il en comprendre le sens! Car, alors que vous roulez à 4 de large sur une autoroute prévue pour 3, des motards en quantité industrielle s'immiscent entre les couches de peintures qui vous séparent de votre voisin! Ahurissant! Par contre, le beau-frère est propriétaire d'un appartement, situé dans une aire close par de hauts murs! Cette aire close enferme un nombre imposant de blocs appartements, pas loin d'un milliers d'appartements auxquels on a accès qu'en montrant patte blanche à une guérite protégée par deux gardiens en tous temps. Partout à l'intérieur de ces murs, je me suis toujours baladé seul en totale sécurité. J'étais souvent levé plus tôt que tous les autres et j'adorais alors profiter de la magnificence matinale afin d'aller observer la vie intense de la petite communauté. Une grande quantité d'enfants se retrouvaient à l'extérieur et se livraient sous mon oeil intéressé à leurs jeux. Un centre communautaire commun était situé tout près de l'appart du beau-frère et je m'y rendais souvent voir petits et grands se livrer à des compétitions endiablées et passionnées de soccer. J'ai beaucoup visité à Rio, grâce au beau-frère. Les lieux communs bien sûr, Corcovado, Pain de Sucre, Copacabanha, Ipanema etc. Mais, nous sommes également beaucoup sortis des sentiers battus, visitant des chacaras et sitios d'amis de Fabio derrière Rio, dans les montagnes. Également, d'immenses marchés publics qui m'ont passionnés. Dans ces endroits, j'avoue que Fabiana tout autant que Fabio détestaient me voir me balader avec mon matériel de parfait petit touriste inconscient. Ciné caméra et appareil photo pendus au cou et souvent à la main, Fabio m'a souvent fait les gros yeux et signifié de laisser tomber le film en cours. J'obéissait alors. Ben....tout compte fait, j'ai circulé partout, photographié et filmé à gogo et.....strictement rien ne s'est passé! J'admet, j'étais sans doute bien entouré. Après 5 jours à Rio, nous nous sommes réenvolés pour Recife cette fois, lieu de naissance et toujours l'endroit ou habite la majorité de la famille de Fabiana. J'avais déjà loué, depuis le Canada, grâce à internet, une voiture pour 1 mois à Recife. J'avoue que je le regrettais amèrement après l'expérience de Rio, persuadé que je ne parviendrais jamais à me débrouiller dans cette galère. Or....ma surprise fut grande à l'arrivée. Recife, c'est infiniment plus calme côté conduite que Rio. Même un villageois relaxe comme moi y arrive très bien. C'est beaucoup moins klaxons, beaucoup moins rapide. Deux yeux suffisent généralement à la tâche. Bien sûr, il y a des surprises tout a fait étonnantes. Comme les autoroutes affichant 100 kilomêtres heure et tout a fait praticables à cette vitesse et même au-delà soudain coupée d'une annonce de réduire à 60 ou à 50 km que tu ne comprendras jamais, mais que tu as méchamment intérêt à respecter parce qu'il te surgit soudain sous le nez un gugus électronica dont je ne me souviens plus du nom mais qui enregistre électroniquement ta vitesse. Gare à tes fesses car généralement ils encombrent ces coins là de lumbadas (est-ce le bon mot?C'est approchant, enfin, des bosses d'asphaltes qui te déchirent littérallement la bagnole et ton arrière-train personnel quand elles ne te brisent pas carrément le crâne que tu vas te péter au plafond!) Ça, je connaissait pas! Jamais vu d'horreurs pareilles au Canada et je ne m'en plaint pas. Il en ont mis partout de ces saletés! Pis j'en ai souvent croisé que peu importe ta vitesse, rien à faire, elles sont de toute manière plus haute que le dégagement sous ta bagnole quand t'as des passagers! CRISHHHHHHHHH!!!!!!!GRRRRRRRRR!!!! Puis, voilà quoi, j'ai habité plus d'un mois dans les parages et en plein coeur de Recife, dans la maison de belle-maman. Or elle n'est pas de la catégorie riche. Sa maison fait immédiatement dos à une favella. Les habitants de la favella en sortent par la ruelle immédiatement contre la maison de belle-maman. Or....moi, au Brésil, y a un truc que je supporte mal. Ce sont les murs. Il y a des murs partout. Chaque maison est close de hauts murs, question de sécurité justement. Mais, c'est alors les résidents eux-mêmes qui sont emprisonnés. Moi....j'étouffe là-dedans, claustrophobie! Habitué aux grands espaces, à ce que rien ne vienne me couper la vue sur l'horizon, j'étouffe, littérallement! Donc.....malgré leurs peurs, ni Fabiana ni sa mère, ni son frère n'ont vu leurs bons conseils de sécurité être respectés. Lors de chaque cigarette, j'ouvrais ma goêle. Je conservais les clés des deux portails d'acier grillagés en poche afin de m'ouvrir à la rue. C'est systématiquement sur le trottoir que j'allais m'installer, en pleine vie tourbillonnante, grouillante et fascinante. Je m'assoyais carrément en bordure de trottoir, pieds sur l'asphalte (pas vrai, pieds sur les briques du pavage) dans une rue étroite à la circulation intense. Au début, je craignais un peu, lors des passages des autobus, ben aucun ne m'a même effleuré les pieds. J'ai ADORÉ ces moments de flanage, tous yeux grands ouverts, participant en voyeur à la vie de la rue. Les enfants, toujours propres et magnifiques malgré l'usure évidente de leurs vêtements, occupés à rire, à se poursuivre, à se rendre acheter les petits pains du matin à l'épicerie du coin. Soudain, un fleuve surgissait bruyamment de sous la porte close surélevée d'une voisine en même temps que le son d'un balais manié énergiquement se faisait entendre. C'était l'heure de son ménage quotidien, ça se fait à grande eau versée sur le carelage de céramique. En face, il y avait une pauvre dame, enceinte jusqu'aux yeux, le t-shirt toujours remonté jusque sous les seins. Une bedaine magnifique. Mais, moins magnifique, toujours une bière à la main. C'est la seule que j'ai vue oser s'approcher de moi afin de me quémander une cigarette, ce que je lui ai donné naturellement tout en regrettant le peu de soin qu'elle apportait à se fabriquer une progéniture saine. Tout le reste du voisinage, ayant parfaitement saisi ma nature de gringo inculte et ne maîtrisant pas un mot de la langue se montrait néanmoins charmant, faisant tout son possible en multipliant les sourires entendus pour me démontrer que j'étais le bienvenu. Je n'ai jamais eu la moindre peur, ne me suis jamais senti le moins du monde menacé, d'aucune manière. Évidemment, je me suis rendu dans plein d'endroits, de toutes les manières. À pieds, en métro, en bus. En plein coeur de Recife, à pieds. J'ai fait des emplettes partout. J'ai beaucoup marché parmis la foule. Oui, j'ai vu des enfants, attentifs et aux aguets, prêts à passer à l'action. Ils m'ont parfois abordés, rarement. Parce que, tout simplement, à observer les résidents, j'ai immédiatement saisi comment me comporter pour me fondre dans le paysage local. Même avec la caméra en bandouillière. On se donne l'oeil inexpressif de celui qui a déjà vu tout ça toute sa vie, qui a une destination précise à atteindre, qui sait ou il va, la rebuffade nette de la main instantanée accompagnée d'un simple grognement incompréhensible en réponse à la moindre sollicitation, peu importe de qui elle vienne. Ça ne vous ralenti même pas! Vous appréciez tout particulièrement un coin et voulez en profiter à votre aise? Vous vous appuyez à un mur, et il est l'heure de prendre votre air le plus désintéressé. Vous devenez couleur du mur et malgré votre oeil torve, votre visage peu avenant, vous vous remplissez les mirettes. Vous repérez soigneusement la photo que vous voulez obtenir puis, juste avant de redémarrer, un petit clic rapide. C'est ''basic'' mais merveilleusement efficace. Par ailleurs, pour acquérir la couleur locale au Brésil, ça m'est apparu étonnamment rapide. Jamais je ne me suis étendu afin de bronzer. Ce n'est pas que je n'ai pas fréquenté de plages magnifiques, mais je ne sortais de sous le parasol que pour me baigner. Sans doute la réflection de ce formidable soleil sur le sable suffit-il car j'ai bruni en un clin d'oeil. En fait d'insécurité, le Brésil m'a tout de même réservé une surprise. Car le danger m'est venu de là ou je l'attendais le moins! Du beau-frère à Rio d'abord! J'avais échangé pas mal de dollars en réal à ma banque avant de partir. En arrivant à Rio, n'y connaissant rien de rien en réals comme en portuguais, même si mon épouse le parle encore couramment elle a tout de même un peu perdu l'accent et cherche parfois un mot et tous les Brésiliens s'en rendent compte immédiatement, donc nous étions zéro question de négocier. En pauvre imbécile de Canadien confiant, je confie mes 1600 reals liquides au beau-frère puisqu'il avait pris une semaine de vacances afin de nous faire visiter. Ben......il s'en est occupé lui...de mes reals! Je lui ai payé ainsi qu'a son épouse et à sa fille la totalité de leurs entrées partout, tous leurs repas. Je lui ai garni son garde-manger pour au moins le mois après notre départ, lui ai monté une cave à vin comme j'aimerais bien en avoir une. Bref....les 1600 reals y sont passés en un clin d'oeil! Elle est belle la famille! Évidemment, ça m'a servi de leçon et j'ai eu un petit tête à tête avec mon épouse afin de lui expliquer quelle serait dorénavant notre politique monétaire familiale. L'argent dans ma petite poche à moi et la sienne, point à la ligne. Mais cette façon de faire est tellement en contradiction et en opposition avec ma propre culture que je n'arrivais toujours pas à y croire vraiment. Sans le dire à mon épouse, je me suis alors livré à un test avec un autre de ses frères à Recife. Même résultat! Heureusement, rendu méfiant par la première expérience, j'avais pris soin qu'il s'agisse d'un petit montant de 20 ou 30 reals....que j'ai néanmoins perdus. Il ressort de cette déplaisante constatation que j'ai définitivement perdu toute confiance en la famille Brésilienne pour toutes questions d'argent. Sans que ça n'affecte le plaisir que j'ai à me trouver en leur compagnie qui est fort agréable par ailleurs. La chaleur humaine que ces gens savent distribuer avec la plus grande générosité est extrêmement touchante.
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