Un pas de plus vers les biocarburants...
L'Union européenne et le Brésil ont signé, jeudi à Bruxelles, un accord de partenariat pour établir un dialogue sur la politique de l'énergie.
Cet accord a été signé à l'occasion de la visite du Président brésilien Lula da Silva à Bruxelles.
Selon le commissaire européen à l'Energie, Andris Piebalgs, cet accord "jette les bases d'un partenariat fécond et constructif dans le domaine de l'énergie, fondé sur un dialogue permanent avec la République fédérative du Brésil".
Le dialogue sur l'énergie, explique la commission européenne, offrira une assise solide au renforcement de la coopération énergétique avec le Brésil avec lequel l'Union européenne entretient des relations privilégiées. L'accord fait état du "rôle essentiel joué par ce partenaire stable et fiable d'Amérique latine" et souligne "l'importance du Brésil dans le domaine des biocarburants, de la sécurité de l'approvisionnement énergétique et du changement climatique".
Le principal objectif de ce nouveau dialogue sur l'énergie, qui s'inscrit dans le droit fil de l'accord-cadre de coopération CE-Brésil de 1995, est de faciliter les échanges de vues entre l'UE et le Brésil sur tous les aspects liés à la sécurité de l'approvisionnement et à l'énergie durable.
L'accord vise également à développer la coopération bilatérale dans des domaines d'intérêt commun, en particulier les biocarburants et les autres sources d'énergie renouvelables, les technologies énergétiques à faible intensité carbonique et l'amélioration de l'efficacité énergétique, ajoute la même source.
"Nous sommes tous conscients que la production de biocarburants, dans certains cas, peut causer des problèmes environnementaux en terme de protection des sols, de gestion de l'eau, de biodiversité, de protection de l'air et des forêts du monde", a tempéré le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Pour éviter ces conséquences, la Commission prépare pour la fin de l'année des "normes de durabilité" pour les biocarburants qui s'appliqueront à la production européenne (3,9 millions de tonnes en 2005) comme aux importations.