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#1 2007-08-20 13:35:05

luanacosta
Membre

separation avec enfants

je suis franco-bresilienne, j' ai vecu ces 4 dernieres annees a Rio ou j' ai eu deux enfants avec un bresiliens. Il y a 2 mois je suis rentrée en fr avec mes nefants et ai decidée de me separer de mon conjoint avec lequel je ne ssui pas mariée. J' aimerais arriver a un accord a l' amiable avec lui ici en fr cela est-il possible??serais-je obligée de retourner a rio?? j' attends vos conseils, merci a tous

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#2 2007-08-20 14:09:33

Bayard
Membre

Re : separation avec enfants

Non ! !
Je ne connais pas ton ex. Mais vu comment certains brésiliens pêtent un cable en flingant leur femme et leurs enfants dans certaines situations de conflit, je ne vois pas l'intérêt de courir un risque si t'es pas mariée. Tente à l'amiable à distance. S'il ne veut pas, il y aura forcément embrouilles. Et dans ce cas, il vaut mieux que tu restes à distance.

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#3 2007-08-20 15:57:50

jeanmarc
Membre

Re : separation avec enfants

luanacosta a écrit :

je suis franco-bresilienne, j' ai vecu ces 4 dernieres annees a Rio ou j' ai eu deux enfants avec un bresiliens. Il y a 2 mois je suis rentrée en fr avec mes nefants et ai decidée de me separer de mon conjoint avec lequel je ne ssui pas mariée. J' aimerais arriver a un accord a l' amiable avec lui ici en fr cela est-il possible??serais-je obligée de retourner a rio?? j' attends vos conseils, merci a tous

Bonjour

Pour l accord bien sur c est possible mais le probleme ce sont les enfants , surtout pour un Bresilien ..
donc voici comment ceci fonctionne legalement :
1) fais une demande de divorce et en premier temps indique la  separation de corps en fonction de ton cas ( tu es en France et lui au BRESIL , les enfants sont avec toi et sous ta charge pour l instant  )
A SAVOIR que ici tu as un status de uniao estavel ( union stable ) apres deux ans de vie en commun ou apres avoir eu des enfants d un Bresilien ou Bresilienne    ..
toute demande de divorce d un ou une etrangere passera par le Superieur Tribunal Federal qui enverra une lettre rogatoire au tribunal federal de Rio citant ton mari a repondre en 10 jours ..( le juge du tribunal de grande instance Français enverra ta demande au superieur tribunal federal Bresilien qui lui avisera par citation ton mari ici a Rio ) 
la loi Bresilienne ordonne en 1 la separation de corps durant 1 an avant de prononcer le divorce mais comme tu veux faire un accord , ceci est plus rapide a condition que ton mari accepte ton accord ..
En cas de demande de divorce soit par accord ou non , ou annulation de l union stable ta presence a Rio ne sera plus necessaire mais il faudra charger un avocat a Rio  ( et j en ai un honnete et serieux pour te defendre )
Dans les 99% des cas les enfants seront sous la garde et a charge de la mere ( toi )  pour la penssion alimentaire c est plus delicat deja que la difference monaitaire entre un real Bresilien et euro Français et tres grande mais elle sera certainement calculée sur les revenus de ton mari .
Pour le droit de visite des enfants , malheureusement pour ton mari ceci sera a sa charge pour aller les voir en France ou au Bresil en ta compagnie lors d un eventuel voyage ..

en esperant t avoir aidé sur ce sujet , dans le cas ou tu voudrais l adresse de cet avocat je peux te la fournir ..

a bientot
jean marc / rio de janeiro

Dernière modification par jeanmarc (2007-08-20 16:00:16)

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#4 2007-08-20 20:07:28

Philbec
Membre

Re : separation avec enfants

luanacosta a écrit :

je suis franco-bresilienne, j' ai vecu ces 4 dernieres annees a Rio ou j' ai eu deux enfants avec un bresiliens. Il y a 2 mois je suis rentrée en fr avec mes nefants et ai decidée de me separer de mon conjoint avec lequel je ne ssui pas mariée. J' aimerais arriver a un accord a l' amiable avec lui ici en fr cela est-il possible??serais-je obligée de retourner a rio?? j' attends vos conseils, merci a tous

salut a toi

en complement de Jean Marc

si tes enfants sont nés au Brésil... et que le pere a reconnu les enfants ...

meme hors mariage cela peut s'avérer tres delicat ....  et que vous êtiez en une union stable constituée de fait ... si tu as "profité" d'un voyage en France pour décider de ne pas revenir ....( car il faut une autorisation du pere pour sortir un enfant brésilien quand il n'est pas accompagné par les deux parents ..)

Cela pourrait être considéré, à l'extreme, comme un enlevement d'enfants ...   

je te mets la note de l'Ambassade de France à ce sujet :
http://www.ambafrance.org.br/brasilia/f … index.html
Ambassade de France Au Brésil
----------

Déplacements illicites d'enfants

La France et le Brésil sont liés par la convention de la Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfant.

Cet instrument conventionnel institue une coopération des autorités centrales de chaque état signataire pour assurer le retour de l'enfant illicitement déplacé.

Or le ministère français des affaires étrangères a eu à connaître à plusieurs reprises de cas de parents, ressortissants français, qui, pour fuir une situation de couple conflictuelle, avaient décidé de regagner la France en emmenant leur(s) enfant(s), sans le consentement de l'autre parent ou sans décision de justice l'y autorisant.

Cette Ambassade souhaite appeler l’attention des parents éventuellement concernés sur le risque encouru. En effet, ces parents ont du restituer leur(s) enfant(s) a leur conjoint aux termes d'une procédure engagée sur le fondement de cette convention.

Il vous est rappelé, a cet égard, qu'une rubrique consacrée aux ''enlèvements internationaux d'enfants'' figure sur le site www.diplomatie.gouv.fr, depuis octobre 2001. Le ministère de la justice a, plus récemment, mis en ligne une rubrique, accessible a l'adresse suivante :
www.enlevement-parental.justice.gouv.fr

je te mets un texte a lire imperativement pour bien analyser ta situation ..

Les conventions applicables

La convention de La Haye du 25 octobre 1980


La Convention de La Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants, entrée en vigueur en France le 1er décembre 1983, institue une coopération des autorités centrales de chaque Etat signataire pour assurer le retour de l’enfant illicitement déplacé au lieu de sa résidence habituelle.

Cet instrument, qui prévoit une procédure simple et rapide, part du postulat que tout déplacement d'un mineur hors du pays de sa résidence habituelle sans l'accord d’un des détenteurs de la garde (en France, de l’exercice de l’autorité parentale) porte gravement atteinte aux intérêts de l'enfant et constitue une voie de fait à laquelle il faut mettre fin dans les plus brefs délais, sans examen au fond du litige latent existant entre les protagonistes.

Dans ces conditions, dès lors qu'un "déplacement illicite" est constaté, le "retour immédiat" de l'enfant à sa résidence habituelle doit être ordonné, le but de la convention de La Haye étant de revenir, aussi rapidement que possible, au statu quo existant avant ce déplacement.

De la même façon, le retour d’un enfant peut être sollicité en cas de rétention illicite, c’est à dire lorsque à l’issue d’un droit de visite exercé dans un pays autre que celui dans lequel le mineur réside habituellement, il n’est pas restitué au parent avec lequel il vit à l’ordinaire.

En effet, l’article 3 de la convention précise :
“le déplacement ou le non-retour d’un enfant est considéré comme illicite :


a) lorsqu’il a lieu en violation d’un droit de garde, attribué à une personne, une institution ou tout autre organisme, seul ou conjointement, par le droit de l’Etat dans lequel l’enfant avait sa résidence habituelle immédiatement avant son déplacement ou son non-retour ; et

b) que ce droit était exercé de façon effective, seul ou conjointement, au moment du déplacement ou du non-retour, ou l’eût été si de tels événements n’étaient pas survenus.

Le droit de garde visé en a) peut notamment résulter d’une attribution de plein droit, d’une décision judiciaire ou administrative, ou d’un accord en vigueur selon le droit de cet Etat.”

L’action en retour doit être dissociée de l'attribution du droit de garde que le juge de la résidence habituelle est seul à même d'apprécier.

Il doit à cet égard être signalé que dans l’hypothèse où aucune décision judiciaire n’est intervenue en France, le parent victime du déplacement illicite de son enfant en direction d’un pays étranger pourra solliciter le retour de son enfant en France, s’il est titulaire de l’exercice conjoint (et à plus forte raison, de l’exercice exclusif) de l’autorité parentale.

Par ailleurs, l’article 21 de la convention de La Haye permet également de solliciter que soit organisé un droit de visite et d’hébergement sur un enfant qui ne réside pas dans le même pays que le parent demandeur, ou que l’exercice du droit de visite qui a été reconnu à ce dernier soit judiciairement protégé.

La rapidité est une condition essentielle pour une bonne application de la convention. Plus le temps passe et plus l’enfant déplacé s’intègre dans son nouveau milieu ; un retour ordonné tardivement risque de provoquer un nouveau traumatisme.
C’est pourquoi la convention fixe un délai d’une année, à compter du déplacement, pour que soit saisie la juridiction ayant à trancher la question du retour de l’enfant au lieu de sa résidence habituelle.

Il existe également des dispositions, prévues à l’article 13 de la convention, qui prévoient des exceptions au retour, notamment :

en cas de non-exercice effectif du droit de garde à l’époque dé déplacement par la personne qui demande le retour de l’enfant, ou si elle a acquiescé postérieurement à ce non-retour,
lorsqu’il existe un risque grave que le retour de l’enfant ne l’expose à un danger physique ou psychique, ou de toute autre manière ne le place dans une situation intolérable
lorsque l’enfant a atteint un âge et une maturité ou il se révèle approprié de tenir compte de son opposition à son retour
Le recours aux exceptions définies de manière exhaustive doit être aussi limité que possible, sauf à priver la convention de sens.

Le texte de la Convention de La Haye du 25 octobre 1980 prévoit également un mécanisme original, afin de prévenir toute tentative du parent auteur du déplacement en vue d’obtenir dans le pays dans lequel il retient l’enfant un jugement entérinant cette voie de fait avant que la décision sur le retour n’intervienne.

L’article 16 de la convention suscitée permet en effet de bloquer une instance judiciaire introduite sur le fond du droit de garde dans l’Etat contractant où l’enfant a été déplacé ou retenu, jusqu’à ce qu’il soit établi que les conditions posées par la convention pour un retour ne sont pas réunies, ou si aucune demande d’application de la convention n’a été présentée dans un délai raisonnable.

Cette disposition est complétée par l’article 17, qui peut permettre de surmonter la difficulté que représenterait l’existence d’une décision sur la garde obtenue, notamment en fraude, dans le pays vers lequel a eu lieu le déplacement avant l’introduction d’une demande de retour en application de la convention de La Haye.

Selon cet article, le prononcé d’une décision relative à la garde dans le pays vers lequel l’enfant a été déplacé, ou la possibilité d’y voir reconnue une telle décision, ne saurait en soi justifier le refus de renvoyer l’enfant en application de la convention de La Haye. Cependant, les autorités de l’Etat vers lequel a eu lieu le déplacement pourront alors prendre en considération les motifs de cette décision qui rentreraient dans le domaine de ladite convention.

L’analyse de ces différentes dispositions de la convention de La Haye fait apparaître que la philosophie même de cet accord repose sur la rapidité de réaction face à un déplacement illicite de mineurs, et la nécessité d’intervenir en urgence afin de ne pas voir se figer une telle situation.

Enfin, il doit être noté que l’application de cette convention cesse lorsque l’enfant parvient à l’age de 16 ans.



Donc il est tres important de te faire conférer la garde judiciairement  dans un contexte le plus amiable possible ...

un petit coup d'oeil sur ce lien également : http://www.enlevement-parental.justice. … tml#bresil

Par ailleurs, je te rappelle que dans le futur ... les voyages au bresil avec les enfants mineurs seront compliqués .... en effet ... même en ayant la garde des enfants .... si tu viens a voyager au bresil ..il te faudra á chaque fois pour repartir avoir dans la poche l'autorisation de ton mari legalisée  en cartorio ...

Cela ressort de la loi 8069 articles  83 / 84 / 85
http://www.planalto.gov.br/ccivil_03/Le … pilado.htm

Art. 84. Quando se tratar de viagem ao exterior, a autorização é dispensável, se a criança ou adolescente:

        I - estiver acompanhado de ambos os pais ou responsável;

        II - viajar na companhia de um dos pais, autorizado expressamente pelo outro através de documento com firma reconhecida.


Je ne crois pas me souvenir que les couples séparés ou divorcés soient dispensés de fournir un tel document ...

en fait la mesaventure est arrivé a l'un des mes potes ..il y a quelques années .... vivant en suisse .... il est alle faire un voyage avec sa fille suiço bresilienne au Brésil ... il a été bloque pour repartir ... jusqu'a ce que lui parvienne l'autorisation de sa femme bresilienne qui vivait toujours en suisse ... un peu absurde ...mais dura lex sed lex ...

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#5 2007-08-20 21:12:17

jeanmarc
Membre

Re : separation avec enfants

Philbec a écrit :
luanacosta a écrit :

je suis franco-bresilienne, j' ai vecu ces 4 dernieres annees a Rio ou j' ai eu deux enfants avec un bresiliens. Il y a 2 mois je suis rentrée en fr avec mes nefants et ai decidée de me separer de mon conjoint avec lequel je ne ssui pas mariée. J' aimerais arriver a un accord a l' amiable avec lui ici en fr cela est-il possible??serais-je obligée de retourner a rio?? j' attends vos conseils, merci a tous

salut a toi

en complement de Jean Marc

si tes enfants sont nés au Brésil... et que le pere a reconnu les enfants ...

meme hors mariage cela peut s'avérer tres delicat ....  et que vous êtiez en une union stable constituée de fait ... si tu as "profité" d'un voyage en France pour décider de ne pas revenir ....( car il faut une autorisation du pere pour sortir un enfant brésilien quand il n'est pas accompagné par les deux parents ..)

Cela pourrait être considéré, à l'extreme, comme un enlevement d'enfants ...   

je te mets la note de l'Ambassade de France à ce sujet :
http://www.ambafrance.org.br/brasilia/f … index.html
Ambassade de France Au Brésil
----------

Déplacements illicites d'enfants

La France et le Brésil sont liés par la convention de la Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfant.

Cet instrument conventionnel institue une coopération des autorités centrales de chaque état signataire pour assurer le retour de l'enfant illicitement déplacé.

Or le ministère français des affaires étrangères a eu à connaître à plusieurs reprises de cas de parents, ressortissants français, qui, pour fuir une situation de couple conflictuelle, avaient décidé de regagner la France en emmenant leur(s) enfant(s), sans le consentement de l'autre parent ou sans décision de justice l'y autorisant.

Cette Ambassade souhaite appeler l’attention des parents éventuellement concernés sur le risque encouru. En effet, ces parents ont du restituer leur(s) enfant(s) a leur conjoint aux termes d'une procédure engagée sur le fondement de cette convention.

Il vous est rappelé, a cet égard, qu'une rubrique consacrée aux ''enlèvements internationaux d'enfants'' figure sur le site www.diplomatie.gouv.fr, depuis octobre 2001. Le ministère de la justice a, plus récemment, mis en ligne une rubrique, accessible a l'adresse suivante :
www.enlevement-parental.justice.gouv.fr

je te mets un texte a lire imperativement pour bien analyser ta situation ..

Les conventions applicables

La convention de La Haye du 25 octobre 1980


La Convention de La Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants, entrée en vigueur en France le 1er décembre 1983, institue une coopération des autorités centrales de chaque Etat signataire pour assurer le retour de l’enfant illicitement déplacé au lieu de sa résidence habituelle.

Cet instrument, qui prévoit une procédure simple et rapide, part du postulat que tout déplacement d'un mineur hors du pays de sa résidence habituelle sans l'accord d’un des détenteurs de la garde (en France, de l’exercice de l’autorité parentale) porte gravement atteinte aux intérêts de l'enfant et constitue une voie de fait à laquelle il faut mettre fin dans les plus brefs délais, sans examen au fond du litige latent existant entre les protagonistes.

Dans ces conditions, dès lors qu'un "déplacement illicite" est constaté, le "retour immédiat" de l'enfant à sa résidence habituelle doit être ordonné, le but de la convention de La Haye étant de revenir, aussi rapidement que possible, au statu quo existant avant ce déplacement.

De la même façon, le retour d’un enfant peut être sollicité en cas de rétention illicite, c’est à dire lorsque à l’issue d’un droit de visite exercé dans un pays autre que celui dans lequel le mineur réside habituellement, il n’est pas restitué au parent avec lequel il vit à l’ordinaire.

En effet, l’article 3 de la convention précise :
“le déplacement ou le non-retour d’un enfant est considéré comme illicite :


a) lorsqu’il a lieu en violation d’un droit de garde, attribué à une personne, une institution ou tout autre organisme, seul ou conjointement, par le droit de l’Etat dans lequel l’enfant avait sa résidence habituelle immédiatement avant son déplacement ou son non-retour ; et

b) que ce droit était exercé de façon effective, seul ou conjointement, au moment du déplacement ou du non-retour, ou l’eût été si de tels événements n’étaient pas survenus.

Le droit de garde visé en a) peut notamment résulter d’une attribution de plein droit, d’une décision judiciaire ou administrative, ou d’un accord en vigueur selon le droit de cet Etat.”

L’action en retour doit être dissociée de l'attribution du droit de garde que le juge de la résidence habituelle est seul à même d'apprécier.

Il doit à cet égard être signalé que dans l’hypothèse où aucune décision judiciaire n’est intervenue en France, le parent victime du déplacement illicite de son enfant en direction d’un pays étranger pourra solliciter le retour de son enfant en France, s’il est titulaire de l’exercice conjoint (et à plus forte raison, de l’exercice exclusif) de l’autorité parentale.

Par ailleurs, l’article 21 de la convention de La Haye permet également de solliciter que soit organisé un droit de visite et d’hébergement sur un enfant qui ne réside pas dans le même pays que le parent demandeur, ou que l’exercice du droit de visite qui a été reconnu à ce dernier soit judiciairement protégé.

La rapidité est une condition essentielle pour une bonne application de la convention. Plus le temps passe et plus l’enfant déplacé s’intègre dans son nouveau milieu ; un retour ordonné tardivement risque de provoquer un nouveau traumatisme.
C’est pourquoi la convention fixe un délai d’une année, à compter du déplacement, pour que soit saisie la juridiction ayant à trancher la question du retour de l’enfant au lieu de sa résidence habituelle.

Il existe également des dispositions, prévues à l’article 13 de la convention, qui prévoient des exceptions au retour, notamment :

en cas de non-exercice effectif du droit de garde à l’époque dé déplacement par la personne qui demande le retour de l’enfant, ou si elle a acquiescé postérieurement à ce non-retour,
lorsqu’il existe un risque grave que le retour de l’enfant ne l’expose à un danger physique ou psychique, ou de toute autre manière ne le place dans une situation intolérable
lorsque l’enfant a atteint un âge et une maturité ou il se révèle approprié de tenir compte de son opposition à son retour
Le recours aux exceptions définies de manière exhaustive doit être aussi limité que possible, sauf à priver la convention de sens.

Le texte de la Convention de La Haye du 25 octobre 1980 prévoit également un mécanisme original, afin de prévenir toute tentative du parent auteur du déplacement en vue d’obtenir dans le pays dans lequel il retient l’enfant un jugement entérinant cette voie de fait avant que la décision sur le retour n’intervienne.

L’article 16 de la convention suscitée permet en effet de bloquer une instance judiciaire introduite sur le fond du droit de garde dans l’Etat contractant où l’enfant a été déplacé ou retenu, jusqu’à ce qu’il soit établi que les conditions posées par la convention pour un retour ne sont pas réunies, ou si aucune demande d’application de la convention n’a été présentée dans un délai raisonnable.

Cette disposition est complétée par l’article 17, qui peut permettre de surmonter la difficulté que représenterait l’existence d’une décision sur la garde obtenue, notamment en fraude, dans le pays vers lequel a eu lieu le déplacement avant l’introduction d’une demande de retour en application de la convention de La Haye.

Selon cet article, le prononcé d’une décision relative à la garde dans le pays vers lequel l’enfant a été déplacé, ou la possibilité d’y voir reconnue une telle décision, ne saurait en soi justifier le refus de renvoyer l’enfant en application de la convention de La Haye. Cependant, les autorités de l’Etat vers lequel a eu lieu le déplacement pourront alors prendre en considération les motifs de cette décision qui rentreraient dans le domaine de ladite convention.

L’analyse de ces différentes dispositions de la convention de La Haye fait apparaître que la philosophie même de cet accord repose sur la rapidité de réaction face à un déplacement illicite de mineurs, et la nécessité d’intervenir en urgence afin de ne pas voir se figer une telle situation.

Enfin, il doit être noté que l’application de cette convention cesse lorsque l’enfant parvient à l’age de 16 ans.



Donc il est tres important de te faire conférer la garde judiciairement  dans un contexte le plus amiable possible ...

un petit coup d'oeil sur ce lien également : http://www.enlevement-parental.justice. … tml#bresil

Par ailleurs, je te rappelle que dans le futur ... les voyages au bresil avec les enfants mineurs seront compliqués .... en effet ... même en ayant la garde des enfants .... si tu viens a voyager au bresil ..il te faudra á chaque fois pour repartir avoir dans la poche l'autorisation de ton mari legalisée  en cartorio ...

Cela ressort de la loi 8069 articles  83 / 84 / 85
http://www.planalto.gov.br/ccivil_03/Le … pilado.htm

Art. 84. Quando se tratar de viagem ao exterior, a autorização é dispensável, se a criança ou adolescente:

        I - estiver acompanhado de ambos os pais ou responsável;

        II - viajar na companhia de um dos pais, autorizado expressamente pelo outro através de documento com firma reconhecida.


Je ne crois pas me souvenir que les couples séparés ou divorcés soient dispensés de fournir un tel document ...

en fait la mesaventure est arrivé a l'un des mes potes ..il y a quelques années .... vivant en suisse .... il est alle faire un voyage avec sa fille suiço bresilienne au Brésil ... il a été bloque pour repartir ... jusqu'a ce que lui parvienne l'autorisation de sa femme bresilienne qui vivait toujours en suisse ... un peu absurde ...mais dura lex sed lex ...

Oui Philbec ..

j avais oublié ce detail pourtant tres important en relation aux enfants ...
Il va sans doute y avoir une grosse dispute d autant plus que les accords de la Haye sont tres respectés ici au Brésil d autant plus qu ils sont liés a la loi de l enfance et de la jeunesse ( ECA ) ( ESTATUTO DA CRIANCA E DO ADOLESCENTE )
Je pense qu elle a voyagé avec les enfants avec le consentement et l autorisation du père , document obligatoire pour pouvoir embarquer dans un avion , a  moins qu elle avait avec elle la declaration de naissance de chaque enfant ... Et par la suite elle a decidée de rester en France ...bon ....

La premiere  chose a faire et etablir  une procedure judiciaire en France afin d obtenir la garde provisoire des enfants a temps du jugement definitif de la question .
2) etablir une demande de separation et divorce avec une demande d un eventuel accord ( ça va etre tres difficil a faire accepter par le père , mais qui sait ...)
3) Les enfants issus de ce mariage ou union stable ont la double nationalité . il va sans dire que le pére ne se laissera probablement pas faire et ceci a mon avis va se transformer en separation litigieuse en conclusion , ça va durer pas mal de temps et ça va couter cher a chaque partie , en esperant toutefois que le couple trouve un accord acceptable evitant une dispute toujours desagreable en ce qui concerne la garde ou le rapatriement des enfants a temps du jugement definitif ... en bref ...gros mal de tête a venir .. Il est absolument necessaire qu elle contacte en urgence un avocat a Rio !

La personne ne nous a pas indiqué l age des enfants ( important pourtant ) en cas de scolarité d enfants en bas age ou de moins de 5 ans , le juge Français probablement ordonnera la mise sous garde et protection de la mère pour une question egalement de scolarité )

En ce qui concerne l etat d enlevement d enfants , c est une procedure criminelle longue , chére et delicate a resoudre , du fait que la mère dans son pays d origine decide a ne plus revenir ..
La question est : ou est l etat d abandon qui l a provoqué et par quel fait ?
etat d abandon de famille  du père ou de la mère qui celle ci decide a la protection de ses  enfants dans son pays d origine  , et par un conflit au sein du couple ne désire plus revenir a Rio ...
L autre question est savoir si il y a eu  premeditation des faits ou non ... crucial dans le cas  d enlevement d enfants , je pense sincerement que non !

ai ai ai    pas facile !

mais tres courant  ce genre de chose ... helas !

jean marc

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#6 2007-08-20 22:54:12

smarty
Membre

Re : separation avec enfants

luanacosta a écrit :

j ai decidée de me separer de mon conjoint avec lequel je ne ssui pas mariée. J' aimerais arriver a un accord a l' amiable avec lui ici en fr cela est-il possible??serais-je obligée de retourner a rio?? j' attends vos conseils, merci a tous

Il faudrait nous dire en premier lieu, puisque les apparences laissent à penser qu'il t'as autorisé a emmener les enfants avec son consentement, puisqu'une autorisation du père est nécessaire pour une sortie du térritoire.....
Si tu lui as fait croire, à ton retour a RIO.
Donc, il va penser que tu lui as joué un tour, et donc qu'il peut t'en vouloir, et passer à la plainte d'enlèvement.
Le tout est de savoir, s'il prend les choses à coeur, et comme ça fait 4 ans que vous vous connaissez, tu dois savoir dans quelle rubrique il désire vengeance.
Vas t'il mettre les pieds en france à ton insu, (ça s'est déjà vu)
Vas t'il te menacer au téléphone et basta (Tu gagnes du temps mais tu ne résouds rien)
Vas t'il t'attaquer direct en justice dès qu'il aura rencontrer un conseil (avocat etc etc)

En dernier, tes enfants vont ils supporter l'absence de leur père, avec le Brésil et son soleil, du fait que l'été est pourri en france ?

Tu dois t'armer en conséquence, et savoir automatiquement t'orienter vers la meilleure solution, te protéger et protéger tes enfants.

Les textes de lois cités par nos 2 experts, sont loin des effets psychologiques que tu vis et vivras avec tes enfants, beaucoup de facettes te sont encore imperceptibles.

Arme toi au mieux, et vis au maximum, cette nouvelle aventure de la vie !

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