Bonjour tout le monde.
En vous lisant par ci et par là je me suis rendue compte que des années me séparent du Brésil... A l'époque où j'ai vécu à Rio j'aimais bien me promener dans les rues commerçantes de Lapa pour m'imprégner de son architecture. Et il me fallait du courage pour le faire: ce n'était pas un quartier sûr. Je me rappelle d'un matin où j'ai vu un corps étendu par terre, couvert d'une bâche en plastique noir, une bougie allumée dans chaque extremité du mort. J'avais 23 ans. J'ai quitté le lieu avec le poème de Pedro Nava où il parle des souliers du mort ("...Meus amigos, tenham pena,
Senão do morto, ao menos
Dos dois sapatos do morto!
Dos seus incríveis, patéticos
Sapatos pretos de verniz. ...") à me trotter dans la tête.