AMERIQUE LATINE - index    

Forum abc-latina

Discussions sur l' Amérique Latine

Vous n'êtes pas identifié.

  • |

#1 2008-07-08 11:29:43

orangeazul
Membre

ART ET CULTURE AU BRESIL

.

Dernière modification par orangeazul (2008-07-25 12:09:05)

Hors ligne

#2 2008-07-08 16:29:24

orangeazul
Membre

Re : ART ET CULTURE AU BRESIL

Caro Philbec,
"O homem que sabia javanês", délicieuse nouvelle. Elle permet de faire des parallèles avec certains spécialistes de certains domaines... Un diction me vient à la mémoire: em terra de cego quem tem um so olho é rei.
Abraços.

Hors ligne

#3 2008-07-09 15:56:31

orangeazul
Membre

Re : ART ET CULTURE AU BRESIL

BLAISE CENDRARS a été un ami du Brésil, un ami des modernistes, surtout de Osvald de Andrade, le créateur de la littérature anthropophagiste.
J'adore la poésie en général, et Cendrars est un poète que j'aime beaucoup.

Dans son livre Feuilles de Route, ce poète voyageur ainsi parlait de la ville de Sao Paulo:

"SAINT-PAUL

J'adore cette ville
Saint-Paul est selon mon coeur
Ici nulle tradition
Aucun préjugé
Ni ancien ni moderne
Seuls comptent cet appétit furieux cette confiance absolue
   cet optimisme cette audace ce travail ce labeur cette
   spéculation qui font construire dix maisons par heure
   de tous styles ridicules grotesques beaux grands petits
   nord sud égyptien yankee cubiste
Sans autre préoccupation que de suivre les statistiques
   prévoir l'avenir le confort l'utilité la plus-value et
   d'attirer une grosse immigration
Tous les pays
Tous les peuples
J'aime ça
Les deux trois vieilles maisons portugaises qui restent
   sont des faïences bleues"

Un livre qui parle de cette rélation entre Cendrars et le Brésil:

*  Aujourd'hui Cendrars part au Brésil
     (Fayard, 2003, 379 pages)

(par Jérôme Michaud-Larivière)

Blaise Cendrars s'est rendu à plusieurs reprises au Brésil dès 1924. S'embarquant à bord du Formose, il décide de laisser derrière lui la littérature et de partir à l'aventure, de fuir une réalité étriquée aux profits d'horizons plus ouverts. Le Brésil sera une révélation, la réconciliation entre Cendrars et la littérature, entre l'auteur et le monde. Cendrars reviendra transformé, dynamisé, rempli d'enthousiasme et d'inspiration, comme en témoigne "L'or", rédigé en un peu plus d'un mois après son premier retour brésilien.
Le Brésil, si présent dans l'oeuvre de Blaise Cendrars, un tournant important que l'on retrouve au fil des pages de "Feuilles de route", de "Le Lotissement du ciel" ou "Trop c'est trop".
Le Brésil de Cendrars, c'est un pays vivant, des gens tantôt durs tantôt chaleureux (les deux ne sont pas inconciliables), l'amitié avec Paulo Prado, les promenades dans Sao Paulo, la banlieue de Copacabana et de Rio, le Minas Gerais et sa terre rouge (voir le texte de Cendrars "La vie est dangereuse"). Les périples brésiliens de Cendrars ne sont peut-être pas les plus connus, ils ont en tout cas fortement marqué Jérôme Michaud-Larivière qui livre ici un véritable coup de coeur en forme de récit de voyage. Sur les traces de l'auteur, se glissant dans sa peau, il nous raconte ses mois brésiliens, pense à la place de Cendrars, restitue les lieux et les personnages. C'est un bel hommage, un riche voyage qui nous permet de retrouver les émotions de Cendrars, de les comprendre. Tout en parcourant le Brésil, Michaud-Larivière explore l'oeuvre de Cendrars, établit des parallèles, de manière efficace, on imagine aisément Cendrars déambulant au Brésil, à la recherche de lui-même et à la découverte d'un pays qui le bouleversera.


Blaise Cendrars, pseudonyme de Frédéric-Louis Sauser (1er septembre 1887 — 21 janvier 1961), est un écrivain d'origine suisse, naturalisé français en 1916. Très tôt, il a placé son oeuvre sous le signe du voyage et de l'aventure. Dans sa poésie comme dans ses oeuvres en prose (romans, reportages, mémoires), l'exaltation du monde moderne se mêle chez lui à la volonté de se créer une légende où l'imaginaire se mêle au réel de façon inextricable. Engagé dans l'armée française comme volontaire étranger, il participe à la Première Guerre mondiale. Le 28 septembre 1915, il perd au combat sa main droite, sa main d'écrivain, amputée au-dessus du coude. Cette blessure marque profondément l'oeuvre de Cendrars. En lui faisant découvrir son identité de gaucher, elle a bouleversé son rapport à l'écriture.

Hors ligne

Pied de page des forums

Propulsé par FluxBB

© 2001-2018 abc-latina - Tous droits réservés
abc-latina.com - L' AMERIQUE LATINE sur Internet