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Merda ! je suis déconnecté ou quoi ? pas d'infos sur le voyage de Sarko à Brasilia pour la fête de l'indépendance demain 7 septembre !
04-09-2009 - 18:23Sarkozy au Brésil, espoir pour un contrat export du Rafale
par Yann Le Guernigou
PARIS, 4 septembre (Reuters) - Nicolas Sarkozy entame dimanche soir une courte visite au Brésil avec l'espoir de faire avancer, à défaut de le conclure avec succès, le premier contrat d'exportation de l'avion de chasse français Rafale.
De passage début juillet à Paris, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, avait déclaré espérer que la venue de son homologue français à Brasilia, où il sera l'invité d'honneur pour la fête nationale brésilienne, serait l'occasion de conclure de nouveaux contrats en matière de défense après ceux signés lors d'une précédente visite fin 2008.
Ces propos avaient été interprétés comme encourageants pour le Rafale de Dassault Aviation AVMD.PA , qui est en lice contre le F18 américain de Boeing BA.N et le Gripen du suédois Saab dans l'appel d'offres lancé par le Brésil pour renouveler une partie (36 appareils) de son aviation de chasse. Le montant serait de l'ordre de quatre milliards d'euros.
Lula a entretenu l'espoir en déclarant cette semaine dans une interview que la France était "le pays le plus flexible pour le transfert de technologies", soulignant que cela lui donnait un "avantage comparatif exceptionnel".
Mais l'hypothèse d'une annonce à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy reste ouverte. On observait vendredi à l'Elysée une extrême prudence sur le sujet, déclarant seulement avoir pris note avec le plus grand intérêt des déclarations du président brésilien.
"Le pire risque serait d'en parler", déclarait il y a quelques jours une source gouvernementale française interrogée sur la possibilité d'une annonce lors de cette visite d'Etat. Elle ajoutait avoir bon espoir d'une issue positive à une échéance de quelques semaines, à défaut de celle du 7 septembre.
TRANSFERTS ET COPRODUCTION
Un tel contrat marquerait une avancée de taille pour le Rafale, un avion dont le programme a été lancé en 1988, qui est opérationnel depuis 2006 dans l'armée de l'Air française mais qui a essuyé une longue liste d'échecs à l'exportation.
Il interviendrait au moment où la France est en négociations avancées avec les Emirats arabes unis pour la vente d'une soixantaine d'exemplaires de l'appareil.
La dernière visite de Nicolas Sarkozy au Brésil avait été marquée par des contrats de plus six milliards d'euros portant sur la vente de quatre sous-marins conventionnels et de 50 hélicoptères de transport militaires.
Ces accords, dont la finalisation et le financement viennent d'être bouclés, "ont été assortis de transferts de technologie et de coproduction sans précédent, ce qui a été déterminant", dit-on à l'Elysée.
"C'est dans le même esprit que le président de la République et les industriels ont fait une offre pour les avions", ajoute-t-on. On souligne encore que la France a décidé de faire du Brésil la plate-forme de pénétration du marché sud-américain pour ses équipements de défense, en travaillant de concert avec ce pays.
Après les sous-marins, les hélicoptères et peut-être les avions de combat, les deux pays étudient aussi des coopérations dans le contrôle de l'espace aérien, la sécurité des frontières, la numérisation du champ de bataille, le fantassin du futur ou encore l'espace.
Le partenariat stratégique signé en 2006 par Paris et Brasilia a également un volet civil que la visite de Nicolas Sarkozy devrait permettre de renforcer avec l'installation d'un groupe de haut niveau de grands patrons français et brésiliens chargé de réfléchir aux moyens de développer les échanges et la coopération.
Des groupes comme Areva, Sanofi-Aventis, DCNS, Alstom, EADS, Safran, Dassault Aviation, Rhodia, Bonduelle, Safran seront représentés dans ce groupe animé côté français par Gérard Mestrallet, le patron de GDF Suez.
Premier chef d'Etat occidental invité pour la fête nationale brésilienne, Nicolas Sarkozy aura dimanche soir un dîner privé avec Lula. Avant de nouveaux entretiens lundi, il assistera à un défilé militaire et civil auquel participeront une unité de la Légion étrangère venue de Guyane, une de la Garde républicaine, le bagad de Lann Bihoué ainsi que la patrouille de France.
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