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Discussions sur l' Amérique Latine

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#1 2009-12-22 17:17:55

Spartakus
Member

Amiante - Législation Brésilienne.

Bonjour à tous,

Quelqu'un pourra peut-être nous éclairer concernant l'usage de l'amiante dans le bâtiment au Brésil ?

J'en vois partout, merci.

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#2 2009-12-22 22:25:35

alexistour
Member

Re: Amiante - Législation Brésilienne.

Si ça peut aider... j´ai entendu hier et par hasard dans un milieu non-professionnel, donc à prendre avec des pincettes wink . Le Brésil n´aurait pas le droit de fabriquer des éléments à base d´amiante mais aurait le droit de les utiliser... Effectivement on en voit partout et le public n´est pas informé de ses dangers.

Last edited by alexistour (2009-12-22 23:26:54)

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#3 2009-12-23 04:49:14

lacstjean
Member

Re: Amiante - Législation Brésilienne.

Ahhhh, tiens! Je suis surpris de voir ce sujet abordé au Brésil! Y a-t-il des mines d'amiante au Brésil? Par ailleurs, je ne sais si certains membres du forum ont certaines compétences en amiante car j'avoue me poser bien des questions à ce sujet.
La première étant: Cette réputation de dangerosité de l'amiante n'est-elle pas complètement exagérée?
Je vous dit tout de suite, je n'y connais rien du tout, mais j'ai constaté la frayeur mondiale au sujet du produit, sans plus.
Cependant, ce que je sais, c'est que l'une des principales mines d'amiante du monde se trouve (elle n'est plus exploitée mais est toujours là, puisqu'à ciel ouvert!) à Asbestos, au Québec. Comme mentionné entre parenthèse, elle est à ciel ouvert. Une véritable ceinture montagneuse de débris entoure la ville d'Asbestos. Cette montagne de débris circulaire transforme littéralement la ville d'Asbestos en une espèce de fond de cratère. Je l'ai vue de mes yeux. Des milliers de mineurs y ont bossé toute leur vie, toute la population de la ville reçoit, à chaque coup de vent, la poussière provenant des débris. Or, seules quelques personnes d'un âge avancé ont fini par mourir d'amiantose ou de cancer du poumon. Mais ça, c'est après leur vie entière à respirer tous les jours, souvent 12 hrs par jour, directement les poussières et résidus provenant des explosions servant à détacher les blocs des parois.
Par ailleurs, contrairement aux Tchernobilisés, un problème de santé qui en résulterait ne se transmet pas génétiquement.
Également, le père de mon beau-frère, qui lui travaillait dans le granit est décédé à 70 ans, les poumons transformés en pierre dû à toute la poussière de granit inhalée durant toute une vie à polir cette pierre.
Donc, je me demande si la réalité de la dangerosité de l'amiante n'a pas été considérablement augmentée? 
Je me demande sincèrement si une bonne morsure de requin n'est pas infiniment plus dangereuse que toute l'exposition à l'amiante que vous pourriez accumuler dans votre existence. Pis je sais les requins très présents au Brésil!
Bon, je vous sors des conneries, mais la question de base demeure pour moi un mystère. Donc si quelqu'un pouvait m'éclairer, j'apprécierais ne plus naviguer dans le flou à ce sujet. Car....j'en ai un grand panneau qui sert d'isolant contre le feu chez-moi, cloué au mur dans ma remise, derrière le poêle à bois qui me permet de la chauffer et je trouve que ça fait merveilleusement son boulot! Je me dis que je ne suis pas obligé de passer ma vie à frotter après le morceau pour tenter à tous prix d'en détacher des particules afin d'en respirer un maximum. M'enfin...je n'arrive pas à me faire peur avec ça!

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#4 2009-12-23 05:09:14

lacstjean
Member

Re: Amiante - Législation Brésilienne.

En fait, j'en suis à me demander si l'humain moderne, à force de vivre dans un cocon de confort total n'en est pas rendu au point de se fabriquer des cauchemards artificiels? Il s'amuse à se faire peur pour revivre quelques sensations fortes sans risques.
Ça me rappelle ce qu'un pote d'un forum motocycliste nous sortait récemment. Tout effrayé, il nous mentionnais que des recherches récentes avaient permis de découvrir que la moto était cancérigène. En effet, le groupe électrogène sur lequel notre popotin repose littéralement émettrait un dangereux champ magnétique! Dire qu'on a les noisettes là-dessus! Ho la la! Pis...je sais pas vraiment pourquoi, mais...j'ai bien l'intention de continuer à poser les miennes de noisettes le plus longtemps possible sur cette source cancérigène! rsrsrsrsrsr
En fait, je crois que la seule fois où j'ai vraiment eu peur pour ma vie ces derniers 50 ans, c'est lorsque je me suis électrocuté pendant beaucoup, beaucoup trop longtemps à mon goût, sur une simple clôture à vaches électrifiée! rsrsrsrsr

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#5 2009-12-23 10:41:05

Blackmagic 2
Member

Re: Amiante - Législation Brésilienne.

quand on sait pas on demande notre pote Wiki !!! rsrs

http://fr.wikipedia.org/wiki/Amiante

@+ valeu

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#6 2009-12-23 15:53:09

Salève
Member

Re: Amiante - Législation Brésilienne.

Salut

Je te fais un copier coller d'un message que j'avais écrit sur le sujet .. tu devrais trouver ton bonheur



http://www.abc-latina.com/forum/viewtopic.php?id=7277

Salut Baron

que Lula se soit déclaré favorable à l'amiante ...Je n'en sais rien je n'ai pas lu ...:-)

Mais il est de fait que certains hommes politiques brésiliens  sont franchement favorables à la continuation de l'utilisation de l'amiante  sous la forme "chrysotile "qu'ils affirment "non nocive" ... ..) et notamment les hommes politiques de l'Etat  d'où sort la quasi totalité de la production d'amiante ...

Le Brésil est l'un des principaux producteur d'amiante du monde ...

de fait, il existe une loi de 1995 qui permet l'exploitation et l'utilisation  de l'amiante chrysotyle au Brésil...

En avril 2008,  l'association  nationale des procureur du travail et l'association nationale des juges des tribunaux du travail ont initié une Action Directe d'Inconstitutionnalité pour voir déclaré inconstitutionnel l'article 2 de la loi permettant l'exploitation de la derniere forme d'amiante autorisée au Brésil ...

Pour plus de détail il suffit de consulter les liens ci-après.

http://www.stf.jus.br/portal/cms/verNot … ixaBusca=N

http://www.stf.jus.br/portal/cms/verNot … ixaBusca=N

Un petit rappel .... en France l'interdiction de l'amiante date de 1997
et pourtant ...on savait depuis très très longtemps .... quelques points de repères en fin de message  ( issu d'un rapport du sénat français - rapport d'information nº37 session 2005/2006) ...le plus significatif ... c'est le refus des compagnies d'assurances américaines de couvrir les travailleurs de l'amiante dès ..1918....

Plus proche de nous .... en 2008 les états parties à la convention de rotterdam ( produits chimiques dangereux) ne sont pas parvenus à inscrire l'amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux en raison de l'opposition de quelques pays ....  comme l'indique le lien que tu joins ...

et vogue le navire ...

:

1899 : - le Dr Henri Montagne Murray à Londres fait la première observation
d’un décès lié à l’amiante : il diagnostique une fibrose pulmonaire
d’origine mystérieuse chez un ouvrier ayant travaillé pendant quatorze ans
dans l’atelier de cardage d’une filature d’amiante ;

1906 : - le ministère du travail est créé ;
- le Sénat vote le 10 juillet le principe du repos hebdomadaire ;
- le 10 mars, un coup de grisou à Courrières, dans le Nord, fait
1.200 victimes ;
- Denis Auribault, inspecteur du travail à Caen, rédige un rapport sur la
surmortalité des ouvriers d’une usine de textile de Condé-sur-Noireau,
dans le Calvados, utilisant l’amiante. Cette note publiée dans le Bulletin de
l’inspection du travail est classée par l’administration et reste lettre morte ;
1918 : - les compagnies d’assurances américaines refusent d’assurer les
travailleurs de l’amiante ;
1922 : - la société Eternit France est créée par l’industriel Georges Cuvelier ;
1924 : - Nellie Kershaw, entrée comme bobineuse en 1917 à la filature d’une
fabrique d’amiante, ultérieurement reprise par la Turner and Newhall,
meurt par étouffement à 33 ans d’une « fibrose pulmonaire causée par
l’inhalation de particules minérales » ; dix ans après la mort de Nellie, la
Grande-Bretagne fera entrer l’asbestose dans le champ des maladies
professionnelles indemnisables ;
1927 : - le filon d’amiante de Canari, au Cap corse, découvert par le géologue
suisse Eggenberger, est mis en exploitation par l’industriel Georges
Cuvelier, fondateur d’Eternit France ;
1930 : - l’amiante est enfin inscrit à l’ordre du jour de la conférence internationale
consacrée à la santé des mineurs ; depuis 1910, la production mondiale
d’amiante est passée de 128.000 à 339.000 tonnes ;
1931 : - la Grande-Bretagne édicte une première réglementation limitant
l’empoussièrement dans les usines ; deux Britanniques, Klemperer et
Rabin, découvrent le mésothéliome ou cancer de la plèvre ;
1943 : - la Turner and Newhall et huit autres industriels de l’amiante confient une
première étude expérimentale sur les pathologies de l’amiante à un
laboratoire américain : 80 % des souris testées développent un cancer du
poumon en moins de trois ans. Les résultats de cette étude resteront
secrets ;
1945 : - l’ordonnance du 2 août crée le tableau n° 25 des maladies
professionnelles reconnaissant les fibroses pulmonaires consécutives à
l’inhalation de poussières renfermant de la silice ou de l’amiante ; la revue
« Archives des maladies professionnelles » signale déjà deux cas de cancer
lié à l’asbestose ;
1946 : - les États-Unis édictent une réglementation limitant l’empoussièrement
dans les usines ;
1950 : - le décret du 31 août crée le tableau n° 30 qui reconnaît l’asbestose
comme maladie professionnelle ;
1954 : - John Knox, médecin du travail de l’usine Turner and Newhall de Leeds,
confie à l’épidémiologiste Richard Doll une étude sur les ravages du
« magic mineral » ;
1955 : - en dépit des pressions des industriels, l’étude épidémiologique de
Richard Doll est publiée dans le « British Journal of Industrial Medecine »,
prouvant le lien entre amiante et cancer du poumon ;
1956 : - un courrier entre les responsables de la Turner and Newhall et la société
« L’amiante et ses applications » (Ferodo) évoque les dangers pour les
populations vivant aux abords des usines, lors du choix d’un site français
de transformation des fibres ;
1960 : - l’étude du docteur Wagner confirme que l’amiante est à l’origine du
mésothéliome qui touche les mineurs en Afrique du Sud et révèle que le
cancer de la plèvre atteint aussi les riverains des usines ; elle dénombre
33 cas de mésothéliomes dans la population des mineurs d’amiante dans la
province du Cap ;
1962 : - dans une réponse adressée à la Présidence de la République, Raymond
Barre, directeur de cabinet du ministre de l’industrie, plaide la cause des
industriels concernant les problèmes de pollution nés de l’activité de la
société minière de l’amiante à Canari, en Corse ;
1964 : - la conférence internationale sur les risques liés à l’amiante se réunit à
New-York sous l’égide de l’académie des sciences ; les actes de cette
conférence sont consultables dès 1965 à la bibliothèque de la faculté de
médecine de Paris ;
- le pneumologue Irving Selikoff, directeur de la division de médecine
expérimentale du Mount Sinaï Hospital de New-York, publie la première
grande étude épidémiologique, à la demande du syndicat des ouvriers de
l’isolation ;
- le Sud-Africain J.G. Thomson retrouve des corps asbestosiques dans les
poumons d’un habitant sur quatre autopsié dans la province de Captown ;
- le docteur Muriel L. Newhouse, du département de médecine
professionnelle britannique, fait état de 76 cas de mésothéliomes, dont
31 ouvriers de l’amiante, 11 cas vivant à proximité d’usines, 9 femmes et
enfants d’ouvriers ;
1965 : - le premier cas de mésothéliome pleural, diagnostiqué par le Français Jean
Turiaf, est décrit dans le bulletin de l’Académie de médecine ;
1968 : - deux chercheurs britanniques, Morris Greenberg et T.A. Lloyd Davis,
étudient les cas recensés dans le registre anglais des mésothéliomes et
dénombrent 38 cas sans exposition à l’amiante, mais ayant habité au
voisinage des sites de transformation (voisins, femmes et enfants
d’ouvriers de l’amiante contaminés notamment par un contact avec des
vêtements de travail) ;
1971 : - les industriels anglo-saxons et européens de l’amiante se réunissent à
Londres pour bâtir une stratégie qui leur permettra de continuer à utiliser le
minerai ;
- le Comité français d’étude sur les effets biologiques de l’amiante
(COFREBA), premier lobby de « l’or blanc », est créé ;
1973 : - les premiers procès ont lieu aux États-Unis ;
1974 : - quatre trusts contrôlent 50 % de la production et 25 % de la
transformation de l’amiante dans les pays occidentaux : John-Manville
(États-Unis), Turner and Newhall (Grande-Bretagne), Cape Ltd
(Grande-Bretagne), Eternit (Belgique) ;
1975 : - les chercheurs du campus de Jussieu découvrent que leurs locaux
universitaires sont pour une large part isolés à l’amiante et révèlent la
situation des usines de transformation ; le collectif inter-syndical sécurité
des universités Jussieu est créé (CFDT, CGT, FEN) ;
1976 : - le tableau n° 30 des maladies professionnelles est modifié et prend en
compte le cancer du poumon et le mésothéliome ;
1977 : - le professeur Jean Bignon adresse au Premier ministre, Raymond Barre,
une lettre dévoilant l’ampleur de l’hécatombe attendue : la chambre
syndicale de l’amiante et le syndicat de l’amiante-ciment l’accusent dans
un livre blanc de vouloir faire fermer les portes des industries de l’amiante,
du bâtiment, de la mécanique, de l’automobile et de la construction
navale ;
- l’arrêté du 29 juin interdit le flocage dans les immeubles d’habitation et
le décret du 17 août réduit la concentration d’amiante à laquelle les salariés
peuvent être exposés dans les entreprises (deux fibres par cm3) ;
1978 : - le décret du 20 mars interdit les flocages contenant plus de 1 % d’amiante
pour l’ensemble des bâtiments ;
- selon une résolution européenne, « l’amiante est un produit cancérigène
et toutes les variétés utilisées dans le marché commun présentent un danger
pour la santé humaine » ;
1980 : - la chambre syndicale de l’amiante devient l’association française de
l’amiante ;
- l’acteur Steve Mac Queen meurt d’un mésothéliome à l’âge de 50 ans ;
1982 : - la société américaine Johns-Manville, plus importante entreprise
mondiale dans le secteur de l’amiante, invoque l’article 11 de la loi sur les
faillites pour se protéger des centaines de milliers de procès qui lui sont
intentés ;
- une convention relative au dépistage des flocages d’amiante dans les
établissements scolaires est passée entre le BGRM et le ministère de
l’éducation nationale ;
- le Comité permanent amiante (CPA) est créé en France, ce lobby étant
mis en place à l’initiative du directeur général de l’INRS ; outre les
industriels, il réunit des scientifiques, des fonctionnaires des ministères
concernés, des représentants d’organismes publics comme l’INC, l’INRS
et des syndicats ;
- un « Symposium mondial sur l’amiante » se réunit à Montréal ;
1986 : - la Chase Manhattan Bank poursuit la société Turner and Newhall en lui
réclamant une indemnisation de 185 millions de dollars pour le flocage à
l’amiante de ses locaux ;
- le conseil d’administration de l’INRS se propose d’octroyer une
subvention au CPA dans la perspective d’un nouveau colloque à Montréal :
le délégué de FO, dont l’organisation ne participe pas aux travaux du CPA,
s’y oppose ;
1989 : - Marcel Valtat, secrétaire général du CPA, envoie une lettre au Premier
ministre Michel Rocard, ainsi qu’à sept ministres, sous l’intitulé : « Usage
contrôlé de l’amiante : utopie ou réalité ? »
1991 : - la sécurité sociale n’indemnise que 492 victimes de l’amiante, dont
56 cas de mésothéliome : sur 10 000 cancers professionnels annuels, moins
de 2 % sont indemnisés ;
- l’Inserm recense 902 cas de mésothéliome, contre 300 en 1968 ;
- en Grande-Bretagne, 183 travailleurs des usines transformatrices de
l’amiante sont décédés depuis 1971 ; 10 985 autres décès dus à l’amiante
sont enregistrés durant la même période ;
1994 : - l’association française de l’amiante verse 700 000 F au cabinet
Europaxis ;
- le comité anti-amiante de Jussieu organise en mars une conférence à
l’université de Paris VII, en présence d’experts étrangers, dont Julian
Peto ;
- Jean Bignon et Patrick Brochard publient en novembre une étude sur le
campus de Jussieu ; le CPA organise une conférence de presse ;
- les veuves de plusieurs enseignants du lycée professionnel de Gérardmer,
décédés d’un cancer, déposent une plainte ;
- les experts français se réunissent en décembre au ministère du travail et
confirment les dangers de l’amiante ;

______________________________________

1. Un danger connu depuis le début du XXe siècle
C’est en 1906 que les premiers cas de fibrose sont découverts, chez
les ouvriers des filatures.
Le Bulletin de l’inspection du travail de 1906 publie un document
intitulé Note sur l’hygiène et la sécurité des ouvriers dans les filatures et

tissages d’amiante, par M. Auribault, inspecteur départemental du travail à
Caen1.
Denis Auribault notait ainsi : « En 1890, une usine de filature et de
tissage d’amiante s’établissait dans le voisinage de Condé-sur-Noireau
(Calvados). Au cours des cinq premières années de marche, aucune
ventilation artificielle n’assurait d’évacuation directe des poussières
siliceuses produites par les divers métiers ; cette inobservation totale des
règles de l’hygiène2 occasionna de nombreux décès dans le personnel : une
cinquantaine d’ouvriers et d’ouvrières moururent dans l’intervalle précité ».
Ainsi, dès 1906, le lien entre exposition aux fibres d’amiante et
survenue de décès professionnels est clairement établi.
On rappellera en outre que, douze ans auparavant, en 1894, la Cour de
cassation, commentant un décret d’application de la loi du 12 juin 1893 sur
l’empoussièrement des ateliers, estimait que « la présence de poussière
quelconque peut toujours présenter un danger ».  .....



L’amiante à Condé-sur-Noireau
[...] Au-delà du seul secteur de Condé-sur-Noireau et de la Vallée de la Vère,
également surnommée « vallée de la mort », le Calvados est un département sinistré par
l’amiante. [...]
L’amiante est apparu à Condé-sur-Noireau à la fin du XIXe siècle, lorsque les
usines textiles se sont progressivement tournées vers le filage des fibres d’amiante.
L’essor de l’industrie automobile a accéléré cette reconversion et le bassin économique
de Condé-sur-Noireau s’est fortement développé afin de répondre à la demande. Les
filatures du secteur ont été peu à peu reprises par la société Valeo Ferodo, devenue
ensuite Bendix puis Allied Signal. Cette entreprise a employé jusqu’à 2 400 salariés,
chiffre qui n’inclut pas les personnels intérimaires et les nombreux sous-traitants. En
conséquence, le nombre de victimes de l’amiante à Condé-sur-Noireau est très
important. Il ne passe pas une semaine sans que nous enterrions une ou deux personnes.
Dans un périmètre de cinq à dix kilomètres, tous les villages voisins sont également
touchés. Chaque maison dans laquelle vous pénétrez, chaque famille que vous rencontrez
ont eu à vivre le drame de la perte d’un être cher à cause de l’amiante [...]
Source : Procès-verbal de l’audition, devant la mission, de M. François Martin,
président de l’association de défense des victimes de l’amiante (ALDEVA)
de Condé-sur-Noireau, 13 avril 2005

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#7 2009-12-24 00:09:48

Pingo
Member

Re: Amiante - Législation Brésilienne.

Le problème semble être d'actualité !
Tribune de Genève

http://www.tdg.ch/depeches/monde/morts- … ts-eternit

Joyeux Noel
Pingo

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#8 2009-12-24 02:13:19

lacstjean
Member

Re: Amiante - Législation Brésilienne.

Hé bien! Merci de l'info! Je vais probablement retirer ma plaque d'amiante dans ma remise tous comptes faits! Pas très sympatique matériau finalement!

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