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Source courrier international
Au Brésil, des bobards comme s'il en pleuvait
09.09.2010|O Globo
aisons détruites, rues et ponts dévastés par des crues torrentielles : la ville de Guaratinga, au Brésil, a cruellement pâti des inondations. Ademar Pinto Rosa, son maire, a déclaré l’état de catastrophe naturelle, obtenant 2 millions de reais d’indemnité du gouvernement fédéral. Seul hic : ces inondations n’ont jamais existé. Les 280 millimètres d’eau qui se seraient abattus sur sa ville les 15, 16 et 17 juin ont été inventés de toutes pièces par le premier élu. Comme a pu s’en assurer le procureur Bruno Gontijo Teixeira auprès de l’Institut de météorologie national, les précipitations ont été nulles le 15 et le 17 et de 0,2 mm le 16. Les travaux dispensés d’appel d’offres confiés par le maire à l’entreprise JACL Construçoes Ltda-EPP prévoyaient notamment la “reconstruction” de dix maisons, de deux ponts et de 50 kilomètres de routes communales, rapporte O Globo.
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Trop fort !
Ça donne une idée du niveau de détournement de fonds public
au niveau fédéral, doivent faire beaucoup mieux ! ...
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Oui beaucoup , beaucoup mieux , cela semble être l' activité ou sport favori des politiciens ou décideurs lambdas . Comme chacun vit au-dessus de ces moyens , ou aspire à une vie plus conforme a ce qui se voit dans les novellas ... Solution facile et sans risque .
Le loto ou mega sena est trop aleatoire !!!!!!! Et le vrai negocio retour surinvestissement trop long .
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Avez-vous lu ? le sénateur de l'Amapà, capitale Macapà, un jeune ? Adjoint, son patron partait faire le ménage de la casbah avec Dilma. Le jeune fut élu. Maintenant, toute sa famille émarge en marge de tout travail et les fonds d'aide spéciaux pour le développement de tous les ministères, allaient à des entreprises "amies". Rien pour les mômes, les vieux, les incultes... depuis 2009, enquêtes... PF a gaulé 87 personnes directement au gnouf.
Il semblerait que le haut responsable si peu responsable, ne puisse continuer à se représenter... pas sûr !
Chacun se représente les lois à sa façon.
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Puisque Jaganda a eu l’idée d’ouvrir la boite de Pandora des bobards, voici un extrait de ma matinée de ce vendredi 13+5 ;
Ayant qui (du verbe quérir) ma douce au levant du lit (du verbe élire?), j’acquérais la certitude que la kombi ne nous laissasse point en rade et j’allais déposer la gente Dame à la rodoviaria de la ville prochaine : Santa-Amaro, 50 km.
Après les humidités d’un « Au Revoir », j’allais en quête d’un cartorio. Dans le sud, leurs collègues privés sont légions, en Bahia, un seul au Forom.
L’immeuble trouvé en un lieu hors de mes espérances, entre favella et lixeira, son aspect neuf et rutilant choquait. Immaculé, je le pénétrais et hélais la préposée qui sortait des pissotières. Ondje quei serâ Ho ! cartoriô ? Là ! pointait un doigt amène ou aboule pour le fric.
Une fausse sortie puis une véritable nouvelle entrée plus tard, j’abordais sabre en main, l’huis du cartorio. Là, une accorte Madame, la lippe avantageuse et le poil sous le nez naissant (le nez avant le poil...) et pas nez sans... se trémoussait sur la chaise comme assise sur un seixo. Elle développait ce sens aiguisé brésilien de l’observation à défaut de l’observance des lois. Vrai qu’ils voient tout !
-Je ne peux pas.
Je n’avais rien demandé... le sourcil gauche plus haut que le droit, mon regard se faisait soupçonneux d’une galère ou reale nouvelle.
-Je n’ai pas de selo. Pas de Xerox possible.
Pour rire j’émets un doute : mais carimbo, oui ?
-Non, trop vieux, l’encre a sèché.
Devant tant d’ennemis absents, je rendais le sourire permanent qui frisait la grimace.
Bien décidé à ne pas voir ma recherche sans résultat, j’investis le pipiroom dont la préposée au début, m’avait involontairement indiqué l’endroit. J’optais pour le masculin, ignorant avec éducation le gynécé. Mâle m’en pris !
L’un des cabinet fort sale n’a plus de porte, étrange.. la porte est horizontale, en appui sur la paroie de gauche et la paroi... de droite évidemment ! J’opte pour son voisin, plus acceuillant, avec balais, pelles mais sans papier. Il sert de rangement, étrange toujours.
J’entre, tourne le bouton de fermeture car au Brésil, les intrusions violentes sont fréquentes comme le « desculpa ». Pour sortir, le bouton tourne dans le vide, les crans ne sont plus... même un doigté de dentiste n’y fait rien. Je comprends le sort de la porte mitoyenne. La mienne résiste, forte d’une élasticité des composants.
Suivant Robert lamouteux, on tire la chasse et on s’ennuie, personne ne répond, rien à lire.. ou des pages manquent, même des couvertures ! Certaines sont courageuses...
Pour entrer dans un lieu publique, le pantalon est obligatoire, je hais. J’ai donc ce jean qui colle par la transpiration. Monter sur la cuvette ? elle résiste. Monter sur la caisse d’eau, elle oscille mais résiste. Un élan, me voila bras tendus sur la paroi (e) de matériau léger. Souvenir de gym, un élan pour mettre le pied sur le faît de la paroie mais le jean refuse. Sur un bras un instant, la main libre aide le pied à prendre pied. Assis à califourchon, l’autre pied rejoint son ami car le propre d’un pied est toujours de rejoindre l’autre faute quoi rien n’avance ou tout tombe...
Sauter en visant la cuvette infecte... un pied sur la caisse d’eau, l’autre par miracle ne dérape pas dans la... marre.
Ouf ! Sauf et presque sain.
Vous aurez compris pourquoi à Bahia, même pour une simple photocopie authentifiée, il faut des jours, voire des semaines.
Pendant ce temps, le tricycle sans papier reste sous la pluie et le soleil, des remises en état en vue feront marcher le commerce !
Est-ce le fameux jeitinho ?
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