Pour Addis, je suis formel, le café de "la gare" (en français dans le texte) en 2000 (fin de la guerre Erythréo-Ethiopienne non seulement existait toujours, mais aussi avait reçu un coup de peinture magique grâce au secrétaire de l'Attaché de Défense Français, mon ami Diégo, qui avait recréé le club de pétanque à l'aide de sponsors internationaux, dont Pernod-Ricard et la concession mercedes locale, l'un des business les plus florissants du coin. Sachant que l'âme éthiopienne, centralisée sur le haut plateau, ne pouvait se dissocier totalement de son accès à la mer (Chemin de fer Djibouto-Ethiopien promenant sur des voies affaissées via Mojo et les plaines désertiques des locomotives antédiluviennes du moment que les cheminots parlent français, pré-requis à leur statut précaire de conducteur de locos fonctionnant encore au charbon), il fallait un génie comme Diégo pour remettre sur les rails une forme de compétition ludique locale hors esprit guerrier visant à conforter ces liens, forme de manipulation d'intérêt national soudant (jeu de mots) la terre à la mer . J'imagine qu'Addis a changé depuis la fin de la guerre. Je n'y ai pas remis les pieds. Les Chinois aidés des Nord-Coréens auraient créé un périphérique.. Sans y voir un grand intérêt car les ânes comme les vaches n'ont pas toujours d'idée bien construite sur le transit local, j'imagine que, comme les chasse-neige livrés au Sahara par l'Union Soviétique dans des années ultérieures, c'était un grand pas pour l'humanité...