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Discussions sur l' Amérique Latine

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#1 2006-10-11 09:51:43

redreau
Member

le business

apparament le commerce et la securite sont les points fort des discution du forum
la conquete de l'eldorodo ne c'est pas fait sans cris et grincement de dents malheureusement sinon ca se saurai
les idees sur le bresil j'en ai plein la tete et je me demande encore comment
on peut y faire son trou objectivement avec tout ce qui s'y passe
le meilleur du bresil c'est quoi sans parler de fric et d'insecurite

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#2 2006-10-16 13:13:22

luna
Member

Re: le business

Joli sujet, pour peu de réponses…pourtant…

Disons que peut-être le principal problème du Br est d’être l’Eldorado, et le "meilleur" du Br aussi d’être l’Eldorado… Passé, présent, et tomara que seja à venir…quelques mercenaires en moins…mais là, ça devient quasi mystique, je ne sais pas pourquoi mon voisin est si protectionniste concernant son canapé et préfère essuyer ses gros pieds sales sur le mien…c’est un peu horripilant, mais je n’ai aucune réponse ;-)… ?! Ceci étant, le Brésil n’a pas la vedette en la matière , ni même le continent latino-américain…c’est simplement le thème du forum…

Un livre très intéressant…sorti à l’occasion des 500 ans de la découverte (beaucoup d’encre et de polémiques pour l’occasion…comme quoi c’est encore très actuel et douloureux…)
« A conquista do Paraiso » Kirkpatrick Sale /ed Jorge Zahar pour le brésil, en anglais pour la V.O.
En le refermant, on ne peut pas s’empêcher de penser que si les infrastructures et les moyens évoluent, les motivations, pas tellement…

Des idées plein la tête, il y a de quoi, voire plus, et ce serait un peu osé de vouloir faire une liste exhaustive…mais…

L’humain, d’abord…via lequel on est censé faire son fameux trou (place au soleil ou na varanda, plutôt, non ? ;-)…)
Ds un bête quotidien, la chaleur humaine , mon côté latin sans doute, être l’amorzinho de la boulangère et la filha du plombier me convient parfaitement…superficielle et d’apparence diront certains, ce qui ne m’empêchera pas de penser qu’une manière de s’exprimer et un langage ne tombent pas du ciel par hasard…et d’abord le hasard, c’est quoi ?! têtue je suis ;-)

Tu vas certainement rencontrer une foule de gens solidaires, gentils, prévenants, à l’écoute, prêts à te faire partager leur expérience et à t’ouvrir des portes, si tant est que ce soit réciproque…en tous genres un peu partout…de la dame du marché à l’universitaire…les brésiliens sont très sincèrement curieux de l’autre et de sa culture…grande tolérance…côté langue, l’effort pour comprendre et communiquer est significatif, et n’a rien à voir de près ou de loin avec français et anglais qui font semblant  après dix ans d’école, de ne pas pouvoir indiquer la rue bidule…
(Par ailleurs, pas mal de gens ont des notions même vagues de français…qui a été enseigné bien avant l’anglais…et l’à priori est plutôt bon…)

On peut aussi méditer sur la banalité du troc…plus que répandu, biens et services.
Mais (cf plus haut…) l’opportunisme est aussi hélas très répandu…ceux qui se jetteront sur toi à l’arrivée ne sont pas forcément les individus les plus intéressants…pas de précipitation, accueillants mais souvent timides réservés méfiants…ce qui s’explique…prendre le temps, donc…et parcimonie sur les propositions mirobolantes qui ne vont pas manquer, plutôt chercher qui fait quoi et poser des questions…franchi ce cap, et réseau relationnel existant, les gens sont capables de se plier en quatre pour donner un coup de main…monnaie courante…

Pour l’anecdote…ma femme de ménage garde mes gosses et  propose spontanément de les emmener faire un tour à la plage quand j’ai du boulot le dimanche…apporte petites fleurs et gâteaux au chocolat bourratifs sucrés à souhait en cas de gros rhube (euh, non…ça n’arrange rien du tout, mais bon…)…seulement voilà…l week end, ds mon lexique, c’est deux jours, j’ignore les retenues sur son salaire astronomique quand sa gamine est malade 3 jours (pratique très très courante…en l’absence de la maîtresse sécu convention collective pour taper sur les doigts…), n’étant pas paraplégique j’arrive à quitter ma chaise pour aller chercher une bouteille d’eau sans appeler au secours, et ne l’envoie pas manger les restes au fond de la cour si elle est là le midi (pratique encore plus courante…) etc, etc…moyennant quoi je suis très contente de trouver mes petits tee shirts pliés ds l’armoire en rentrant le soir…ce qui était le but de l’opération…(sinon, ils resteraient un moment oubliés sur le fil à linge, s’ils l’atteignent …soyons clairs ;-)… le bonheur !) ...j’aimerai bien que ce soit une caricature, mais ça ne l’est pas…
C’est parfois étonnant de voir à quel point les revendications sociales durement acquises des européens sont vite oubliées en arrivant au Brésil…les gens se mettent facilement à la page des « coutumes locales » qui leur conviennent…et sont choqués par celles qu’ils ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre …vomitif…et encore, je suis polie ;-)…ça, ça fait partie des « pires », à mon goût…je ne pense pas avoir le don de tomber miraculeusement systématiquement sur des perles du genre humain…pas de fées convoquées autour de mon berceau…
j'insiste un peu, mais...je supporte assez mal...

Qui plus est…diversité culturelle aussi grande que celle de l’écosystème (le plus riche du monde…les breveteurs des labos pharmaceutiques ne se sont pas trompé d’adresse…).
J’ai plus appris en cotoyant le brésil 30 ans que sur les bancs de l’université, en matière de représentations du monde et de savoirs faire…les brésiliens sont souvent très heureux de partager, pour peu que l’on s’ intéresse à leur domaine…le tout arrosé d’intelligence, inventivité, créativité (sans l’inhibition académique de la vieille europe qui se réfère à tout un tas de choses avant d’oser modeler une grenouille verte pour décorer la cuisine…ouf…et sans même parler d’artisanat…Niemeyer et son vaisseau spatial en plein désert,existent, appréciés ou non… !), « débrouillardise » diront certains, sensibilité (grosse surprise sur le nombre d’éditeurs de poésie, de poètes, naïfs ou géniaux, et de lecteurs de ce genre de littérature, malgré les efforts de Globo et l’analphabétisme !!!... France, haut lieu de la culture , éditer de la poésie = faillite imminente…)

Pour citer Tony Vargas ( gd maître de capoeira…dont le pratiquant sur mille qui l’utilise en combat de rue n’est PAS représentatif …alors que la capoeira est, elle, un grand symbole/référence…) « Roubaram o sol, roubaram a noite, e o meu dia…mas não roubaram a poesia que trago no meu cantar »…

Bon, paysage et musique, no comment...ça se voit /entend…à quoi bon le dire…

J’aime…sans modération…comme dirait la rose, il faut bien supporter quelques chenilles, si l’on veut connaître les papillons…

Franchement, je pense que tu peux monter ta boulangerie…avec le même taux de risques et incertitudes qu’à Angers … (mais est-ce que quelqu’un a déjà fait quoi que ce soit sans la moindre marge de risque ou d’erreur ?!!! j’aimerai bien être présentée…)

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