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bonjour,
nous sommes 2 éléves dans un lycée et nous avons des recherches a faire sur l'adoption au bésil . Nous voudrions savoir pourquoi les gens adoptent au Brésil et pas ailleurs merci de nous répondre
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Salut
je vais sûrement vous décevoir un peu ...Mais il y a, dans la période récente, peu d'adoption d'enfants brésiliens par des Français...
Sur à peu près 3000 enfants adoptés par an par des Français ou résidents français ... il y en a moins de 100 adoptés au Brésil ( 66 en 2007 - voir page 9http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/chiffres_adoption_2007.pdf et aussi http://www.agence-adoption.fr/home/IMG/ … Bresil.pdf )
les raisons tiennent au fait que c'est assez compliqué d'adopter au Brésil depuis que ce pays a adhéré à convention de La Haye ( deux tiers des enfants adoptés viennent de pays non adhérents à la convention de La Haye ... autrement dit des pays qui sont moins regardants sur les conditions des adoptions) .... et aussi au fait que la législation brésilienne donne la préférence aux adoptants brésiliens ou résidents au Brésil ... cela a comme conséquence que les enfants qui sont susceptibles de faire l'objet d'une adoption internationale sont assez âgés ( plus de 5 ans) alors que les adoptants français sont, souvent (mais pas toujours), "interessés" pas des enfants en bas âge ...
Pour des informations précises, je crois intéressant de consulter les sites suivants ... :
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Tu as raison...et ce n est pas trés récent...je connais des gens qui ont adopté un jeune Brésilien de plus de 5 ans, et...cela a mal tourné il est en prison...aprés 5 ans si ils viennent d un milieu ou la violence est la loi, ils cherchent les rapports de force...
Tu dois avoir, Saléve ;des témoignages aussi, plus l enfant est agé, c est triste, mais plus les chances de rejet de la greffe existent...
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bonjour,
nous sommes 2 éléves dans un lycée et nous avons des recherches a faire sur l'adoption au bésil . Nous voudrions savoir pourquoi les gens adoptent au Brésil et pas ailleurs merci de nous répondre
Bonjour
c est un sujet que je connais parfaitement pour etre en relation avec les parents qui voudraient adopter un enfant au Brésil et pour rechercher a la demande des adoptés ou parents adoptifs la mère biologique ou famille biologique d un adopté ( ée)
Tu as plusieurs difficultés pour l adoption , la plus grande étant que la préference des couples de Français qui se portent et ont une préférence pour des enfants de moins de 4 ans , or les enfants mis en adoption a la CEJAI ( commission estative d adoption internationale ) ne mettra les enfants en adoption pour les etrangers qu ´avec un age au dessus de 6 ans et bien souvent de 8 a 12 ans du moins ici a Rio de Janeiro .
2) l ancienne MAI ( mission de l adoption internationale ) a été remplacée par l AFA ( Agence Française pour l adoption ) or a ce jour L afa n est pas encore reconnue par l autorité centrale Brésilienne ce qui a pour effet de bloquer tous les dossiers en attente d un enfant .
3) Dans une adoption pour un couple d étranger tu as 50 exigences a respecter , toutes devant respectés et traduite par un traducteur assermenté et envoyé par l intermediaire de L afa qui comme je l ai dit plus haut n est pas encore reconnue .
4) pour un couple d adoptant étranger il est impossible d adopter un enfant de bas age , ceux ci sont exclusivement réservés aux adoptants Bresiliens qui ont la priorité dans une adoption or ... l enfant ne sera mis a disposition pour l adoption aux étranger qu apres avoir ete proposé aux adoptants Brésiliens , apres le refus de leurs parts celui ci sera alors dirigé sur la liste d attente de la cejai et sera proposé aux adoptants etrangers en respectant impérativement l enorme liste d attente de ceux ci et les exigences dans chaque dossier ( age des parents , condition financiere etc etc etc ) ..
5) Pour te donner une ordre d idée , pour chaque enfant de moins de 1 an devant etre adopté par un couple d adoptant Brésilien il y a plus de 300 demandes ..
6) pour l adoptant etranger et lors d une adoption de freres et soeur ne pouvant etre séparé lorsc d une adoption ( frères et soeurs sont inséparable ) le couple d adoptant n aura autre alternative que de les adopter ensemble si le plus jeune a moins de trois ans et le plus vieux plus de 10 ans c est tout ou rien et encore dans le dossier du couple d adoptant il est necessaire d indiquer cette option ou soit " accepte l adoption de fréres et soeur , si le couple n indique que un seul enfant il n aura acces qu a une adoption d un seul enfant et non d un couple d enfants ( frère et soeur ) le couple d enfants ne leur sera alors jamais proposé
7) il existe également un manque d information entre les orphelinats et abris soit de la ville ou de l état , les enfants pourront passer de nombreuses années dans un orphelinat sans même que l etat ou je juge ne sache qu ils pourraient etre adoptés et ont besoin d une famille , ceci explique le fait que les enfants proposés en adoptions en plus de 6 ans voir plus ..
8) il existe une différence entre un orphelinat et un abris municipal ..
a) l orphelinat a des enfants sans père ni mère ou etant inconnu par les autorités locales
b) l abris a des enfants placé dans cette institution la famille est connue mais leur famille represente un reel risque a l enfant , du fait que cette famille existe , pour la pire qu elle soit , l enfant ne pourra pas etre placé immediatement sous la tutelle de l etat et en adoption mais seulement apres que le ministère public d état d estitue les parents de l autorité parentale et ceci peut mettre des années , c est la lenteur judiciaire !
9) Dans un dossier d adoption , l adoptant peut indiquer qu il accepte également un enfant ayant des problemes de santés , grave ou pas .. j ai un couple ici qui en 2007 ont adopté un enfant de 3 ans ( petit garçon ) qui a le sida , et bien sur l adoptant Bresilien avait refusé l enfant , comme tu peux le voir un enfant n est placé en adoption internationnale que lorsque l adoptant Brésilien le refuse .
J en ai un autre ( couple d Italien ) qui avait adopté en 2007 un enfant ( petite garçon ) de trois ans sourd , muet et aveugle ..
10) le ministere public d etat et le juge essayera avant de placer un enfant en adoption a le replacer dans sa famile d origine quand le cas est d un enfant placé sous abris , or le ministere public sait tres bien que cette tentative dans les 95 % des cas echouera et durera des années , par ce fait plus tard l enfant sera alors dirigé vers ..1) la ceja ( adoption pour les couples Bresilien ) qui le refuseront et par la suite vers la cejai ( adoption pour les etrangers ) il aura alors plus de 11 ans !
la loi de l adoption signée en 1993 prevoie dans un des ses articles cette possibilité prioritaire d essayer de replacer l enfant dans sa famille biologique , sachant que cette famille representera un reel danger a l enfant ..
Suite a cette quantité d exigence et difficulté les adoptnst Français se retournent souvent vers l afrique moins exigente ou vers les pays asiatiques ...
Voici le circuit d une adoption ( en resumé )
l adoptant constitue son dossier et l envoie a l afa qui lui l enverra au tribunal de l etat choisis par elle même ou par le couple d adoptant
le dossier arrive au tribunal et passera dans les mains d une commission de psychologues dont la fonction est d étudier le dossier et si celui ci est complet
le dossier complet avec l accord de la commission arrivera alors dans les mains du procureur d etat qui le signera et le renverra alors vers la cejai
apres plusieurs mois d attente le juge donnera alors l autorisation d adoption au couple ce qui veut dire que le couple sera sur la liste d attente pour recevoir un enfant , ceci pourra mettre des années , mettant en risque le delais d autorisation Français d adoption ( il y a un delais )
Lors d une proposition ou le couple l accepte ou pas , dans la deuxieme solution le couple retournera a nouveau sur la liste d attente et ainsi de suite ....
Même si tu trouves un bébé abandonné dans la rue , que tu lui sauve la vie etc etc , si tu fais la demande d adoption de ce bébé en ayant respecté toutes les exigences , le bébé ne pourra t etre attribué mais sera placé dans une famille d acceuil , et sera proposé au premier de la liste d adoptant Brésilien , c est stupide mais c est la loi du Pays ...
Le Brésil fait partie des accords de la Haye evitant ainsi le trafic d enfants qui sevissait fortement dans les années 1980 ...
Voila pour un bref résumé
jean marc .
volontaire dans les abris et orphelinats de Rio de Janeiro
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les lycéennes wrote:bonjour,
nous sommes 2 éléves dans un lycée et nous avons des recherches a faire sur l'adoption au bésil . Nous voudrions savoir pourquoi les gens adoptent au Brésil et pas ailleurs merci de nous répondreBonjour
c est un sujet que je connais parfaitement pour etre en relation avec les parents qui voudraient adopter un enfant au Brésil et pour rechercher a la demande des adoptés ou parents adoptifs la mère biologique ou famille biologique d un adopté ( ée)
Tu as plusieurs difficultés pour l adoption , la plus grande étant que la préference des couples de Français qui se portent et ont une préférence pour des enfants de moins de 4 ans , or les enfants mis en adoption a la CEJAI ( commission estative d adoption internationale ) ne mettra les enfants en adoption pour les etrangers qu ´avec un age au dessus de 6 ans et bien souvent de 8 a 12 ans du moins ici a Rio de Janeiro .
2) l ancienne MAI ( mission de l adoption internationale ) a été remplacée par l AFA ( Agence Française pour l adoption ) or a ce jour L afa n est pas encore reconnue par l autorité centrale Brésilienne ce qui a pour effet de bloquer tous les dossiers en attente d un enfant .
3) Dans une adoption pour un couple d étranger tu as 50 exigences a respecter , toutes devant respectés et traduite par un traducteur assermenté et envoyé par l intermediaire de L afa qui comme je l ai dit plus haut n est pas encore reconnue .
4) pour un couple d adoptant étranger il est impossible d adopter un enfant de bas age , ceux ci sont exclusivement réservés aux adoptants Bresiliens qui ont la priorité dans une adoption or ... l enfant ne sera mis a disposition pour l adoption aux étranger qu apres avoir ete proposé aux adoptants Brésiliens , apres le refus de leurs parts celui ci sera alors dirigé sur la liste d attente de la cejai et sera proposé aux adoptants etrangers en respectant impérativement l enorme liste d attente de ceux ci et les exigences dans chaque dossier ( age des parents , condition financiere etc etc etc ) ..
5) Pour te donner une ordre d idée , pour chaque enfant de moins de 1 an devant etre adopté par un couple d adoptant Brésilien il y a plus de 300 demandes ..
6) pour l adoptant etranger et lors d une adoption de freres et soeur ne pouvant etre séparé lorsc d une adoption ( frères et soeurs sont inséparable ) le couple d adoptant n aura autre alternative que de les adopter ensemble si le plus jeune a moins de trois ans et le plus vieux plus de 10 ans c est tout ou rien et encore dans le dossier du couple d adoptant il est necessaire d indiquer cette option ou soit " accepte l adoption de fréres et soeur , si le couple n indique que un seul enfant il n aura acces qu a une adoption d un seul enfant et non d un couple d enfants ( frère et soeur ) le couple d enfants ne leur sera alors jamais proposé
7) il existe également un manque d information entre les orphelinats et abris soit de la ville ou de l état , les enfants pourront passer de nombreuses années dans un orphelinat sans même que l etat ou je juge ne sache qu ils pourraient etre adoptés et ont besoin d une famille , ceci explique le fait que les enfants proposés en adoptions en plus de 6 ans voir plus ..
8) il existe une différence entre un orphelinat et un abris municipal ..
a) l orphelinat a des enfants sans père ni mère ou etant inconnu par les autorités locales
b) l abris a des enfants placé dans cette institution la famille est connue mais leur famille represente un reel risque a l enfant , du fait que cette famille existe , pour la pire qu elle soit , l enfant ne pourra pas etre placé immediatement sous la tutelle de l etat et en adoption mais seulement apres que le ministère public d état d estitue les parents de l autorité parentale et ceci peut mettre des années , c est la lenteur judiciaire !
9) Dans un dossier d adoption , l adoptant peut indiquer qu il accepte également un enfant ayant des problemes de santés , grave ou pas .. j ai un couple ici qui en 2007 ont adopté un enfant de 3 ans ( petit garçon ) qui a le sida , et bien sur l adoptant Bresilien avait refusé l enfant , comme tu peux le voir un enfant n est placé en adoption internationnale que lorsque l adoptant Brésilien le refuse .
J en ai un autre ( couple d Italien ) qui avait adopté en 2007 un enfant ( petite garçon ) de trois ans sourd , muet et aveugle ..
10) le ministere public d etat et le juge essayera avant de placer un enfant en adoption a le replacer dans sa famile d origine quand le cas est d un enfant placé sous abris , or le ministere public sait tres bien que cette tentative dans les 95 % des cas echouera et durera des années , par ce fait plus tard l enfant sera alors dirigé vers ..1) la ceja ( adoption pour les couples Bresilien ) qui le refuseront et par la suite vers la cejai ( adoption pour les etrangers ) il aura alors plus de 11 ans !
la loi de l adoption signée en 1993 prevoie dans un des ses articles cette possibilité prioritaire d essayer de replacer l enfant dans sa famille biologique , sachant que cette famille representera un reel danger a l enfant ..Suite a cette quantité d exigence et difficulté les adoptnst Français se retournent souvent vers l afrique moins exigente ou vers les pays asiatiques ...
Voici le circuit d une adoption ( en resumé )
l adoptant constitue son dossier et l envoie a l afa qui lui l enverra au tribunal de l etat choisis par elle même ou par le couple d adoptant
le dossier arrive au tribunal et passera dans les mains d une commission de psychologues dont la fonction est d étudier le dossier et si celui ci est complet
le dossier complet avec l accord de la commission arrivera alors dans les mains du procureur d etat qui le signera et le renverra alors vers la cejai
apres plusieurs mois d attente le juge donnera alors l autorisation d adoption au couple ce qui veut dire que le couple sera sur la liste d attente pour recevoir un enfant , ceci pourra mettre des années , mettant en risque le delais d autorisation Français d adoption ( il y a un delais )Lors d une proposition ou le couple l accepte ou pas , dans la deuxieme solution le couple retournera a nouveau sur la liste d attente et ainsi de suite ....
Même si tu trouves un bébé abandonné dans la rue , que tu lui sauve la vie etc etc , si tu fais la demande d adoption de ce bébé en ayant respecté toutes les exigences , le bébé ne pourra t etre attribué mais sera placé dans une famille d acceuil , et sera proposé au premier de la liste d adoptant Brésilien , c est stupide mais c est la loi du Pays ...
Le Brésil fait partie des accords de la Haye evitant ainsi le trafic d enfants qui sevissait fortement dans les années 1980 ...
Voila pour un bref résumé
jean marc .
volontaire dans les abris et orphelinats de Rio de Janeiro
Salut Jean Marc
Cet nouvelle toute fraiche devrait retenir ton attention
Mercredi 21 janvier 2009
Famille 21/01/2009
Adoption internationale : lancement de la deuxième phase du programme
La secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme, Rama Yade, a lancé, le 19 janvier, la deuxième phase du programme des volontaires dont la mission est de se consacrer à l'adoption internationale et à la protection de l'enfance privée de famille.
Grâce à l'engagement de huit nouveaux contributeurs (entreprises et collectivités territoriales), huit volontaires partiront fin janvier 2009 pour leur pays d'affectation où ils exerceront leur mission sous l'autorité des attachés humanitaires des ambassades françaises.
Rama Yade leur a présenté les statistiques de l'adoption internationale pour l'année 2008 :
3 266 enfants étrangers ont été adoptés en France, soit une augmentation de 3 % par rapport à 2007. Les principaux pays d'origine ont été Haïti (731 adoptions), l'Ethiopie (484), la Russie (315), la Colombie (305) et le Vietnam (284).
Le nombre d'adoptions individuelles a légèrement baissé, représentant 37,1 % des adoptions en 2008 contre 38 % en 2007. Les organismes agréés pour l'adoption (OAA) ont mené 42,9 % des adoptions en 2008 (42 pour % en 2007).
Enfin, le nombre des adoptions accompagnées par l'Agence française de l'adoption (Afa) a baissé de près de 3 % (17,8 % en 2008 contre 19 % l'année précédente). Le total n'atteint pas 100 % car il faut ajouter les adoptions réalisées par des ressortissants français dans les pays où ils résident.
Source
Premier ministre, 20 janv. 2009, communiqué
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jeanmarc wrote:les lycéennes wrote:bonjour,
nous sommes 2 éléves dans un lycée et nous avons des recherches a faire sur l'adoption au bésil . Nous voudrions savoir pourquoi les gens adoptent au Brésil et pas ailleurs merci de nous répondreBonjour
c est un sujet que je connais parfaitement pour etre en relation avec les parents qui voudraient adopter un enfant au Brésil et pour rechercher a la demande des adoptés ou parents adoptifs la mère biologique ou famille biologique d un adopté ( ée)
Tu as plusieurs difficultés pour l adoption , la plus grande étant que la préference des couples de Français qui se portent et ont une préférence pour des enfants de moins de 4 ans , or les enfants mis en adoption a la CEJAI ( commission estative d adoption internationale ) ne mettra les enfants en adoption pour les etrangers qu ´avec un age au dessus de 6 ans et bien souvent de 8 a 12 ans du moins ici a Rio de Janeiro .
2) l ancienne MAI ( mission de l adoption internationale ) a été remplacée par l AFA ( Agence Française pour l adoption ) or a ce jour L afa n est pas encore reconnue par l autorité centrale Brésilienne ce qui a pour effet de bloquer tous les dossiers en attente d un enfant .
3) Dans une adoption pour un couple d étranger tu as 50 exigences a respecter , toutes devant respectés et traduite par un traducteur assermenté et envoyé par l intermediaire de L afa qui comme je l ai dit plus haut n est pas encore reconnue .
4) pour un couple d adoptant étranger il est impossible d adopter un enfant de bas age , ceux ci sont exclusivement réservés aux adoptants Bresiliens qui ont la priorité dans une adoption or ... l enfant ne sera mis a disposition pour l adoption aux étranger qu apres avoir ete proposé aux adoptants Brésiliens , apres le refus de leurs parts celui ci sera alors dirigé sur la liste d attente de la cejai et sera proposé aux adoptants etrangers en respectant impérativement l enorme liste d attente de ceux ci et les exigences dans chaque dossier ( age des parents , condition financiere etc etc etc ) ..
5) Pour te donner une ordre d idée , pour chaque enfant de moins de 1 an devant etre adopté par un couple d adoptant Brésilien il y a plus de 300 demandes ..
6) pour l adoptant etranger et lors d une adoption de freres et soeur ne pouvant etre séparé lorsc d une adoption ( frères et soeurs sont inséparable ) le couple d adoptant n aura autre alternative que de les adopter ensemble si le plus jeune a moins de trois ans et le plus vieux plus de 10 ans c est tout ou rien et encore dans le dossier du couple d adoptant il est necessaire d indiquer cette option ou soit " accepte l adoption de fréres et soeur , si le couple n indique que un seul enfant il n aura acces qu a une adoption d un seul enfant et non d un couple d enfants ( frère et soeur ) le couple d enfants ne leur sera alors jamais proposé
7) il existe également un manque d information entre les orphelinats et abris soit de la ville ou de l état , les enfants pourront passer de nombreuses années dans un orphelinat sans même que l etat ou je juge ne sache qu ils pourraient etre adoptés et ont besoin d une famille , ceci explique le fait que les enfants proposés en adoptions en plus de 6 ans voir plus ..
8) il existe une différence entre un orphelinat et un abris municipal ..
a) l orphelinat a des enfants sans père ni mère ou etant inconnu par les autorités locales
b) l abris a des enfants placé dans cette institution la famille est connue mais leur famille represente un reel risque a l enfant , du fait que cette famille existe , pour la pire qu elle soit , l enfant ne pourra pas etre placé immediatement sous la tutelle de l etat et en adoption mais seulement apres que le ministère public d état d estitue les parents de l autorité parentale et ceci peut mettre des années , c est la lenteur judiciaire !
9) Dans un dossier d adoption , l adoptant peut indiquer qu il accepte également un enfant ayant des problemes de santés , grave ou pas .. j ai un couple ici qui en 2007 ont adopté un enfant de 3 ans ( petit garçon ) qui a le sida , et bien sur l adoptant Bresilien avait refusé l enfant , comme tu peux le voir un enfant n est placé en adoption internationnale que lorsque l adoptant Brésilien le refuse .
J en ai un autre ( couple d Italien ) qui avait adopté en 2007 un enfant ( petite garçon ) de trois ans sourd , muet et aveugle ..
10) le ministere public d etat et le juge essayera avant de placer un enfant en adoption a le replacer dans sa famile d origine quand le cas est d un enfant placé sous abris , or le ministere public sait tres bien que cette tentative dans les 95 % des cas echouera et durera des années , par ce fait plus tard l enfant sera alors dirigé vers ..1) la ceja ( adoption pour les couples Bresilien ) qui le refuseront et par la suite vers la cejai ( adoption pour les etrangers ) il aura alors plus de 11 ans !
la loi de l adoption signée en 1993 prevoie dans un des ses articles cette possibilité prioritaire d essayer de replacer l enfant dans sa famille biologique , sachant que cette famille representera un reel danger a l enfant ..Suite a cette quantité d exigence et difficulté les adoptnst Français se retournent souvent vers l afrique moins exigente ou vers les pays asiatiques ...
Voici le circuit d une adoption ( en resumé )
l adoptant constitue son dossier et l envoie a l afa qui lui l enverra au tribunal de l etat choisis par elle même ou par le couple d adoptant
le dossier arrive au tribunal et passera dans les mains d une commission de psychologues dont la fonction est d étudier le dossier et si celui ci est complet
le dossier complet avec l accord de la commission arrivera alors dans les mains du procureur d etat qui le signera et le renverra alors vers la cejai
apres plusieurs mois d attente le juge donnera alors l autorisation d adoption au couple ce qui veut dire que le couple sera sur la liste d attente pour recevoir un enfant , ceci pourra mettre des années , mettant en risque le delais d autorisation Français d adoption ( il y a un delais )Lors d une proposition ou le couple l accepte ou pas , dans la deuxieme solution le couple retournera a nouveau sur la liste d attente et ainsi de suite ....
Même si tu trouves un bébé abandonné dans la rue , que tu lui sauve la vie etc etc , si tu fais la demande d adoption de ce bébé en ayant respecté toutes les exigences , le bébé ne pourra t etre attribué mais sera placé dans une famille d acceuil , et sera proposé au premier de la liste d adoptant Brésilien , c est stupide mais c est la loi du Pays ...
Le Brésil fait partie des accords de la Haye evitant ainsi le trafic d enfants qui sevissait fortement dans les années 1980 ...
Voila pour un bref résumé
jean marc .
volontaire dans les abris et orphelinats de Rio de JaneiroSalut Jean Marc
Cet nouvelle toute fraiche devrait retenir ton attention
Mercredi 21 janvier 2009
Famille 21/01/2009
Adoption internationale : lancement de la deuxième phase du programme
La secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme, Rama Yade, a lancé, le 19 janvier, la deuxième phase du programme des volontaires dont la mission est de se consacrer à l'adoption internationale et à la protection de l'enfance privée de famille.
Grâce à l'engagement de huit nouveaux contributeurs (entreprises et collectivités territoriales), huit volontaires partiront fin janvier 2009 pour leur pays d'affectation où ils exerceront leur mission sous l'autorité des attachés humanitaires des ambassades françaises.
Rama Yade leur a présenté les statistiques de l'adoption internationale pour l'année 2008 :
3 266 enfants étrangers ont été adoptés en France, soit une augmentation de 3 % par rapport à 2007. Les principaux pays d'origine ont été Haïti (731 adoptions), l'Ethiopie (484), la Russie (315), la Colombie (305) et le Vietnam (284).
Le nombre d'adoptions individuelles a légèrement baissé, représentant 37,1 % des adoptions en 2008 contre 38 % en 2007. Les organismes agréés pour l'adoption (OAA) ont mené 42,9 % des adoptions en 2008 (42 pour % en 2007).
Enfin, le nombre des adoptions accompagnées par l'Agence française de l'adoption (Afa) a baissé de près de 3 % (17,8 % en 2008 contre 19 % l'année précédente). Le total n'atteint pas 100 % car il faut ajouter les adoptions réalisées par des ressortissants français dans les pays où ils résident.
Source
Premier ministre, 20 janv. 2009, communiqué
Salut Salève
Merci pour cette reponse ..
L AFA n est toujours pas reconnue par l autorité centrale Brésilienne ce qui provoque un bloquage de toutes les demandes d adoption venant de Couple de Français , le tribunal de justice et la cejai conseille aux adoptants de se diriger vers une OAA qui a mon avis sera plus rapide dans les démarches ...
C est étrange mais ici a Rio pour les couples d adoptants Italien tout est ok , et pour le coté Français c est la poisse , pourquoi ont ils changé la MAI poutant tres sérieuse par l afa ? ceci a frustré des centaines de couples de Français qui attendent deja depuis plusieurs mois un enfant ..
A mon avis la question de l adopion au Brésil devrait être résolue de forme prioritaire en fonction du nombre d enfants en orphelinat , mais a mon avis également un enfant a adopter de plus de 10 ans devrait etre adopté prioritairement par un couple de Brésilien et les plus petits en dessous de 4 ans par un couple d étranger car pour ces enfants de plus de 10 ans l adaptation dans un pays etranger est trop dur pour eux par contre un enfant en bas age s adapte parfaitement ... J ai constaté beaucoup de problemes graves avec les enfants adoptés ayant plus de 8 ans .
Apres l adoption un des grands problemes est l adaptation provoquant des graves problemes pour l enfant et par consequence pour les parents adoptifs , les problemes sont nombreux et tres graves , pire encore lorsque l enfant est de descendance africaine .
Malgres mes explications sur ce fait au tribunal de justice et a la cejai ceux ci ne peuvent rien faire , le tribunal se plie devant la loi de 1993 idem pour la cejai ... L adoption au Brésil depuis 1993 devient de plus en plus difficile a se réaliser malgrès la quantité impressionante d enfants destinés a etre adoptés dont le nombre n est pas parfaitement établie par les tribunaux du pays .
Il faut avoir un coeur d acier quand on rentre dans un abris ou orphelinat , bien souvent c est insupportable et voir même révoltant , étant deja 6 ans comme volontaire trop souvent on ne contient pas nos émotions , principalement les femmes volontaires et elles sont nombreuses , on se heurte encore a des tableaux insupportablement dur a voir dans certains orphelinats ( pas tous heureusement )
Je regrette la lenteur judiciaire et l indifférence de l autorité centrale et de l´ état ...
Amitiés
Jean Marc
Last edited by jeanmarc (2009-01-21 21:51:06)
Offline
Salève wrote:Salut Jean Marc
Salut Salève
Merci pour cette reponse ..
L AFA n est toujours pas reconnue par l autorité centrale Brésilienne ce qui provoque un bloquage de toutes les demandes d adoption venant de Couple de Français , le tribunal de justice et la cejai conseille aux adoptants de se diriger vers une OAA qui a mon avis sera plus rapide dans les démarches ...
C est étrange mais ici a Rio pour les couples d adoptants Italien tout est ok , et pour le coté Français c est la poisse , pourquoi ont ils changé la MAI poutant tres sérieuse par l afa ? ceci a frustré des centaines de couples de Français qui attendent deja depuis plusieurs mois un enfant ..
A mon avis la question de l adopion au Brésil devrait être résolue de forme prioritaire en fonction du nombre d enfants en orphelinat , mais a mon avis également un enfant a adopter de plus de 10 ans devrait etre adopté prioritairement par un couple de Brésilien et les plus petits en dessous de 4 ans par un couple d étranger car pour ces enfants de plus de 10 ans l adaptation dans un pays etranger est trop dur pour eux par contre un enfant en bas age s adapte parfaitement ... J ai constaté beaucoup de problemes graves avec les enfants adoptés ayant plus de 8 ans .
Apres l adoption un des grands problemes est l adaptation provoquant des graves problemes pour l enfant et par consequence pour les parents adoptifs , les problemes sont nombreux et tres graves , pire encore lorsque l enfant est de descendance africaine .Malgres mes explications sur ce fait au tribunal de justice et a la cejai ceux ci ne peuvent rien faire , le tribunal se plie devant la loi de 1993 idem pour la cejai ... L adoption au Brésil depuis 1993 devient de plus en plus difficile a se réaliser malgrès la quantité impressionante d enfants destinés a etre adoptés dont le nombre n est pas parfaitement établie par les tribunaux du pays .
Il faut avoir un coeur d acier quand on rentre dans un abris ou orphelinat , bien souvent c est insupportable et voir même révoltant , étant deja 6 ans comme volontaire trop souvent on ne contient pas nos émotions , principalement les femmes volontaires et elles sont nombreuses , on se heurte encore a des tableaux insupportablement dur a voir dans certains orphelinats ( pas tous heureusement )
Je regrette la lenteur judiciaire et l indifférence de l autorité centrale et de l´ état ...
Amitiés
Jean Marc
Salut Jean Marc ...
Sur ton idée de réserve les adoptions des enfants en bas âge aux étrangers .... Je pense que politiquement ... ce serait une mesure insoutenable ....
donner la préférence aux étrangers aux détriments des nationaux ... Ce serait une "discrimination" difficilement jusitifiable .. auprès des Brésiliens .... Va expliquer cela à un adoptant brésilien ....
Même si les arguments que tu avances sont réels.... Il me paraît impossible de mettre en place une telle "préférence" ... On entendrait vite dire que le "gouvernement" vend ou se débarasse des enfants brésiliens en les envoyant à l'étranger ...
Au demeurant, le problème ne me paraît pas ( mais je peux me tromper ; je n'ai aucune connaissance de "terrain" du problème au contraire de toi) la priorité réservée au adoptants brésiliens ..... mais plutôt, comme tu le soulignes très justement les délais judiciaires et administratifs ... le manque de coordination entre les différents acteurs, et le manque de moyens financiers ... qui font que se constitue ( je vais utiliser des termes un peu choquant) un "stock" d'enfants qui prennent de l'âge et ne trouvent plus "preneur"...
Sur la complexité de la législation brésilienne qui rendrait difficile l'adoption ..Je la crois malheureusement absolument nécessaire .... je te retrouverai un vieil article du monde diplomatique qui date d'avant l'adhésion du Brésil à la Convention de La Haye ... Cela fait froid dans le dos ....
Offline
jeanmarc wrote:Salève wrote:Salut Jean Marc
Salut Salève
Merci pour cette reponse ..
L AFA n est toujours pas reconnue par l autorité centrale Brésilienne ce qui provoque un bloquage de toutes les demandes d adoption venant de Couple de Français , le tribunal de justice et la cejai conseille aux adoptants de se diriger vers une OAA qui a mon avis sera plus rapide dans les démarches ...
C est étrange mais ici a Rio pour les couples d adoptants Italien tout est ok , et pour le coté Français c est la poisse , pourquoi ont ils changé la MAI poutant tres sérieuse par l afa ? ceci a frustré des centaines de couples de Français qui attendent deja depuis plusieurs mois un enfant ..
A mon avis la question de l adopion au Brésil devrait être résolue de forme prioritaire en fonction du nombre d enfants en orphelinat , mais a mon avis également un enfant a adopter de plus de 10 ans devrait etre adopté prioritairement par un couple de Brésilien et les plus petits en dessous de 4 ans par un couple d étranger car pour ces enfants de plus de 10 ans l adaptation dans un pays etranger est trop dur pour eux par contre un enfant en bas age s adapte parfaitement ... J ai constaté beaucoup de problemes graves avec les enfants adoptés ayant plus de 8 ans .
Apres l adoption un des grands problemes est l adaptation provoquant des graves problemes pour l enfant et par consequence pour les parents adoptifs , les problemes sont nombreux et tres graves , pire encore lorsque l enfant est de descendance africaine .Malgres mes explications sur ce fait au tribunal de justice et a la cejai ceux ci ne peuvent rien faire , le tribunal se plie devant la loi de 1993 idem pour la cejai ... L adoption au Brésil depuis 1993 devient de plus en plus difficile a se réaliser malgrès la quantité impressionante d enfants destinés a etre adoptés dont le nombre n est pas parfaitement établie par les tribunaux du pays .
Il faut avoir un coeur d acier quand on rentre dans un abris ou orphelinat , bien souvent c est insupportable et voir même révoltant , étant deja 6 ans comme volontaire trop souvent on ne contient pas nos émotions , principalement les femmes volontaires et elles sont nombreuses , on se heurte encore a des tableaux insupportablement dur a voir dans certains orphelinats ( pas tous heureusement )
Je regrette la lenteur judiciaire et l indifférence de l autorité centrale et de l´ état ...
Amitiés
Jean Marc
Salut Jean Marc ...
Sur ton idée de réserve les adoptions des enfants en bas âge aux étrangers .... Je pense que politiquement ... ce serait une mesure insoutenable ....
donner la préférence aux étrangers aux détriments des nationaux ... Ce serait une "discrimination" difficilement jusitifiable .. auprès des Brésiliens .... Va expliquer cela à un adoptant brésilien ....
Même si les arguments que tu avances sont réels.... Il me paraît impossible de mettre en place une telle "préférence" ... On entendrait vite dire que le "gouvernement" vend ou se débarasse des enfants brésiliens en les envoyant à l'étranger ...
Au demeurant, le problème ne me paraît pas ( mais je peux me tromper ; je n'ai aucune connaissance de "terrain" du problème au contraire de toi) la priorité réservée au adoptants brésiliens ..... mais plutôt, comme tu le soulignes très justement les délais judiciaires et administratifs ... le manque de coordination entre les différents acteurs, et le manque de moyens financiers ... qui font que se constitue ( je vais utiliser des termes un peu choquant) un "stock" d'enfants qui prennent de l'âge et ne trouvent plus "preneur"...
Sur la complexité de la législation brésilienne qui rendrait difficile l'adoption ..Je la crois malheureusement absolument nécessaire .... je te retrouverai un vieil article du monde diplomatique qui date d'avant l'adhésion du Brésil à la Convention de La Haye ... Cela fait froid dans le dos ....
J'ai retrouvé l'article _ Il me laisse toujours incrédule ...mais pas de fumée sans feu ... en tout cas ...la Convention de La Haye et le "compliqué" de la loi brésilienne me paraissent bien nécessaires ...:
Je ne peux pas mettre de lien ... c'est un article que j'ai sur le CD-Rom du Monde Diplomatique :
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Le Monde diplomatique
Août 1992, page 16;17
fiche documentaire
ENQUÊTES SUR UNE ABOMINATION
Enlèvements d'enfants et trafic d'organes
PINERO MAÏTÉMAÏTÉ PINERO sur l'auteur*
L'implacable loi du marché ne connaît pas de limites. Puisqu'il existe, dans les cliniques et hôpitaux des pays développés, une importante demande d'organes humains pour greffes et transplantations, pourquoi ne pas organiser l'offre? De gré, par l'achat d'un rein, par exemple, à des miséreux, ou de force, par le rapt ou la fausse adoption d'enfants, revendus pour leurs organes sains... C'est à de telles abominations que s'emploient, en Amérique latine et ailleurs, des réseaux criminels bénéficiant de complicités à des niveaux élevés des gouvernements qui, des Etats-Unis à l'Argentine, nient tout en bloc.
Une rumeur court l'Amérique latine et sème la peur dans les bidonvilles et les campagnes: des enfants, enlevés ou achetés aux familles pauvres, seraient utilisés comme donneurs d'organes.
En mars dernier, à San-Luis-Potosi (Mexique), M. Librado Ricavar Ribera, secrétaire général du gouvernement provincial, annonce l'ouverture d'une enquête sur le trafic d'organes et révèle que des enfants de la zone de l'Altiplano et des faubourgs de San-Luis disparaissent; au bout de quelques semaines, ils sont restitués à leurs familles après avoir subi l'ablation d'un rein. M. Ricavar Ribera affirme que les enfants sont emmenés dans des cliniques à la frontière américaine. Il ajoute que le même trafic existe dans l'Etat voisin de Tamaulipas, limitrophe des Etats-Unis. Quelques milliers de dollars achètent le silence des familles très pauvres. Ce sont des voisins qui accusent (1).
Une semaine plus tard, après une brève enquête, le docteur Salazar Martinez, directeur des services de santé, referme le dossier. Selon lui, un tel réseau "nécessiterait une organisation hospitalière extrêmement sophistiquée".
Alors que le secrétaire du gouvernement provincial avait affirmé que les opérations étaient effectuées non sur place mais à la frontière, les services de santé réfutent ses accusations sous prétexte qu'à San-Luis-Potosi aucun hôpital ne procède à des greffes (2)... Lorsque nous le rencontrons, le docteur Salazar Martinez ne dispose que de deux minutes. Selon lui, le fonctionnaire qui a donné l'alarme "a fait preuve de légèreté". Cependant, une enquête a bien eu lieu. Le docteur n'a pas le temps de nous donner de détails. Sait-il que, voilà deux ans, une enquête similaire avait été ordonnée? Il n'a pas le temps de poursuivre la discussion.
Pour sa part, M. Librado Ricavar Ribera est devenu l'homme invisible. Impossible de le rencontrer ou de le joindre au téléphone. Rien d'étonnant. Tous ceux qui ont dénoncé l'existence du trafic d'organes - ministres, hauts fonctionnaires, juges - ont été soit destitués, soit contraints au silence.
Ce scénario a été inauguré à San-Pedro-Sula (Honduras). C'est là que, fin 1986, la police découvre plusieurs garderies clandestines nommées casas de engorde (maisons d'engraissage). Les enfants sont ensuite envoyés illégalement à l'étranger "pour adoption".
En janvier 1987, après quelques semaines d'enquête: coup de théâtre. M. Leonardo Villeda Bermudez, secrétaire de la Junte nationale du bien-être social, révèle que les enfants étaient utilisés comme "donneurs d'organes". Il ajoute que des institutions charitables recueillant des handicapés physiques ou mentaux ont été dupées par les trafiquants qui s'étaient présentés comme de généreux bienfaiteurs. Dans un entretien au journal la Tribuna puis à Radio America, M. Leonardo Villeda donne les détails de l'enquête. Il conclut: "Nous avons la preuve que des enfants achetés ou volés à des familles pauvres étaient vendus, à des réseaux des Etats-Unis, 10 000 dollars au minimum, pour servir de donneurs d'organes (3)."
Le 9 janvier, le président du Honduras dément ses affirmations, puis le démet de ses fonctions.
Un mois plus tard, scandale au Guatemala: la police démantèle un réseau qui envoyait des enfants aux Etats-Unis et en Israël. Parmi les personnes arrêtées: Mme Ofelia Rosal de Gama, belle-soeur de l'ex-général-dictateur Mejia Victores. M. Baudilio Hichos Lopez, chef des services d'information de la police, déclare: "Nous savons que les enfants envoyés aux Etats-Unis sous prétexte d'y être adoptés étaient en fait utilisés comme donneurs d'organes (4)."
Dans ce même pays, l'affaire rebondit en janvier 1988. La police judiciaire arrête deux trafiquants d'enfants de nationalité israélienne, Michal et Luis Rotman. Le directeur du bureau de lutte contre la drogue, M. Miguel Aguirre, annonce que "les détenus ont avoué qu'ils exportaient les enfants en Israël et aux Etats-Unis. Ils étaient vendus 75 000 dollars à des familles ayant besoin de greffes pour leurs enfants (5)".
Adoptés ou dépecés?
Une violente polémique s'engage. L'ambassade d'Israël proteste contre "la monstrueuse accusation" basée sur "les déclarations irresponsables d'un fonctionnaire". Elle précise: "Il est impossible de penser que de tels crimes puissent être commis en Israël", où les prélèvements d'organes seraient interdits par la loi et où les seules greffes autorisées "se déroulent dans de strictes conditions de contrôle". A l'ambassade des Etats-Unis qui exige la publication d'un démenti, le journal El Grafico rétorque qu'il n'a fait que reproduire les informations données par le directeur du bureau antidrogue. Un communiqué du ministre de la santé conclut l'affaire. D'après lui, toutes les informations publiées dans El Grafico étaient fausses.
Au même moment, l'Agence américaine d'information (USIA) remet au Congrès un rapport intitulé "Les activités soviétiques à l'ère de la glasnost". Rédigé par Herbert Romerstein, responsable de l'USIA, ce rapport rappelle que le fonctionnaire hondurien à l'origine de l'affaire s'est rétracté, sans mentionner qu'il l'a fait après avoir été réprimandé par son président. Selon l'USIA, les journaux guatémaltèques se sont contentés de reprendre l'affaire hondurienne. L'agence passe sous silence les accusations très précises de deux fonctionnaires.
Les Etats-Unis n'ont jamais changé d'attitude. Selon leur thèse, la rumeur procède d'une "campagne cubano-soviétique". Ceux qui donnent l'alerte ministres, juges, avocats, évêques, ou organisations comme Defense of Children International ou l'Association internationale des juristes démocrates sont dénoncés comme "inféodés à Moscou" (6). Quand, en septembre 1988, le Parlement européen votera une résolution condamnant le trafic d'organes, M. Richard Schifter, secrétaire adjoint au département d'Etat, à Washington, l'accusera de propager "des mensonges éhontés" inventés par les Soviétiques.
En août 1988, les révélations d'un juge d'Asuncion (Paraguay), M. Angel Campos, font grand bruit. La police démantèle un réseau d'exportation de petits Brésiliens qui utilise le Paraguay comme plaque tournante. Le juge se demande: "Allaient-ils être adoptés ou dépecés?" Son attention avait été attirée par le fait que les mineurs étaient adoptés par "des gens peu soucieux du fait que l'enfant boite, ait un bec-de-lièvre ou soit né avec un bras en moins". Le juge entend "mettre le doigt sur la plaie". Selon lui, "le trafic d'organes est un sujet tabou. Prouver l'existence de ce délit est extrêmement difficile (7)".
Le juge est convoqué à l'ambassade des Etats-Unis. Cette dernière publie ensuite un communiqué révélant que, durant l'entretien, le juge a déclaré: "Je n'ai à aucun moment émis l'hypothèse que les organes de ces enfants auraient pu être utilisés pour des greffes aux Etats-Unis."
Pourtant, de nouvelles affaires éclatent: le 14 novembre 1988, la presse péruvienne rapporte l'histoire de Rosita, une petite fille dont les yeux ont été prélevés (8). A Lima, la police perquisitionne les centres médicaux liés à la Mafia, tandis que Mgr Luis Armando Bambarem, évêque de Chimbote, affirme que des enfants pauvres et handicapés sont effectivement "assassinés pour utilisation de leurs organes".
Au Brésil où, selon le rapport parlementaire remis en décembre dernier, sept mille enfants ont été tués durant les quatre dernières années, le Père Barruel, professeur de théologie à l'université de Sao-Paulo, alerte l'ONU: "75 % des cadavres présentent des mutilations internes et les yeux ont été prélevés sur la majorité d'entre eux."
Au Mexique, les accusations s'accumulent. Le 24 juin 1989, la correspondante à Puebla du journal El Universal dénonce l'enlèvement de trois enfants et précise: "Dans un village situé sur les berges du rio Cuichal, un enfant a été enlevé. Il a été retrouvé quelques semaines plus tard à Tlatlauquitepec, à 50 kilomètres de son domicile. Il avait été opéré et il lui manquait un rein; il est hospitalisé à Puebla." Le journaliste ajoute: "Le manque de noms et de prénoms est dû à la panique qui s'est emparée des familles; les gens ont refusé de me donner des renseignements plus précis par peur des représailles (9)."
Le procureur adjoint du district fédéral de Mexico, M. Gustavo Bareto Rangel, déclare, en mai 1990, que ces disparitions d'enfants "peuvent être liées au trafic d'organes qui se pratique à la frontière nord du pays (10)". En octobre, la commission population et développement de la Chambre des députés crée une commission d'enquête. M. Hector Ramirez Cuellar, président de la commission de santé, éducation et assistance sociale du district fédéral, précise que sa commission se rendra à la frontière où, entre Tijuana et Rosarito, on soupçonne l'existence de cliniques clandestines... Il ajoute que les enfants enlevés pourraient être "utilisés pour couvrir les besoins de nombreux étrangers qui arrivent là-bas en attente d'une greffe (11)".
Les cliniques clandestines de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique sont aussi dénoncées quand éclate, en Italie, l'affaire du trafiquant d'enfants Lucas Di Nuzzo. En quatre ans, quatre mille enfants brésiliens munis de visas sont arrivés en Italie pour y être adoptés. Un millier sont effectivement retrouvés. Aucune trace des trois mille autres... Or, curieusement, de nombreuses demandes d'adoption venaient de Campanie, région de familles nombreuses. Celle aussi où la Camorra règne. Deux juges italiens, MM. Angelo Gargani et César Martinello, se rendent au Brésil, à Salvador-de-Bahia. A leur retour, ils alertent le gouvernement: selon eux, la Camorra a mis au point "un trafic d'organes d'enfants". Ces enfants seraient envoyés dans des cliniques clandestines du Mexique, de Thaïlande, mais aussi d'Europe, où on leur prélèverait tous les organes sains... Le gouvernement italien demande l'aide d'Interpol (12).
Depuis 1987, dans les pays développés, la demande de greffes a très fortement augmenté. La ciclosporine permet de ralentir les réactions de rejet. Le viaspan, mis au point par deux chercheurs américains et commercialisé par Du Pont, permet de transporter et de conserver les organes plus longtemps (un foie pendant trente-deux heures au lieu de huit; un coeur pendant douze heures au lieu de quatre).
Grâce au progrès de la science, le corps devient un fabuleux gisement de matières premières: sang, organes, tissus, os, sperme, ovules, cornée, peau, foetus, placenta, tout est exploitable. Et les trafics en tout genre se multiplient (13).
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté, en 1990, des principes directeurs dont le premier stipule qu' "aucun organe ne peut être prélevé sur un mineur vivant aux fins de transplantation". L'OMS relève: "L'une des caractéristiques de la transplantation d'organes, depuis le début, est le manque d'organes. L'offre n'a jamais permis de faire face à la demande. Cette pénurie a entraîné une augmentation du trafic commercial d'organes humains. Des craintes ont également été manifestées quant à la possibilité d'un trafic portant sur des êtres humains (14)."
En effet, de nombreux scandales révèlent la création d'un sinistre marché noir. La grande misère des populations du tiers-monde fait d'elles un vivier facile pour les marchands sans scrupules. En Grande-Bretagne, en 1989, un néphrologue, le docteur Crockett, a été radié à vie pour avoir organisé un réseau qui s'approvisionnait en reins en Turquie... Un an plus tard, The Lancet révèle que cent trente personnes de six à soixante ans se sont rendues à Bombay pour une greffe de rein. Des médecins indiens justifient ce commerce, qui sévit notamment à Bombay et à Madras, sous prétexte que les donneurs sont "volontaires" et ont besoin d'argent (15).
En Amérique latine, trois scandales récents prouvent que ce funeste commerce se développe.
En février 1992, en Argentine, le ministre de la santé a reconnu que le directeur de la clinique psychiatrique Montes-de-Oca, située près de Buenos-Aires, prélevait effectivement du sang et des organes, des cornées notamment, sur les malades. L'enquête se poursuit actuellement pour connaître la destination des organes ainsi que celle des nombreux enfants nés dans l'établissement. Le ministre a révélé une effrayante statistique: entre 1986 et 1992, mille trois cent vingt et un malades sont morts. Le dragage des marécages entourant la clinique devrait permettre d'élucider le mystère de mille trois cent quatre-vingt-quinze disparitions (16).
L'Argentine était depuis longtemps citée comme l'un des pays où avait lieu un trafic d'organes. Dès 1985, le juge Mahiquez avait ordonné une enquête à la suite d'accusations faisant état de trafic de sang et d'organes à Montes-de-Oca. Un an plus tard, le dossier était refermé. En 1987, nouvelle enquête du ministère de la santé sur les rumeurs de trafic d'enfants fournisseurs d'organes. "Rumeurs sans fondement", déclarait-on plus tard. Pourtant, en décembre dernier, le ministre de la santé avouait prudemment: "Il existe un trafic d'enfants et d'organes (17)."
Le massacre des "jetables"
Après l'Argentine, vint le tour de la Colombie. Début mars 1992, éclate une épouvantable affaire digne du monstrueux univers du docteur Frankenstein; dans l'amphithéâtre de la faculté de médecine de Barranquilla sont retrouvés dix cadavres d'indigents, dont celui d'une adolescente de quinze ans, et les restes de quarante autres personnes. Les gardiens de la faculté assommaient les mendiants à coups de batte de base-ball. Les victimes, plongées dans le coma, n'étaient achevées qu'après extraction de leurs organes les plus rentables, qui étaient écoulés sur le marché noir. Les corps étaient ensuite utilisés pour les travaux pratiques des cours d'anatomie ou jetés dans les décharges (18).
La Colombie découvrait avec effarement et effroi la consistance de la rumeur selon laquelle le massacre des desechables (les "jetables"), ainsi que sont surnommés les indigents et les enfants abandonnés, vise aussi à fournir des banques d'organes.
C'est dès octobre 1989 que le quotidien de Bogota El Tiempo puis le docteur Nestor Alvarez Segura sur Radio Cadena Nacional avaient rapporté que des gamins des rues étaient retrouvés assassinés et énucléés. En mars 1990, Antenne 2 diffusait le reportage de l'agence Tribulations qui, dans le quartier Compartir de Soacha, près de Bogota, avait filmé une fillette enlevée et restituée à sa famille après ablation des yeux... En octobre 1991, dans cette même ville, les juntes communales organisèrent une manifestation pour dénoncer les disparitions d'enfants. Un paysan, M. Garrido Mesa, témoigna devant les caméras de télévision. Il raconta avoir retrouvé, près d'un égout, le cadavre d'un petit garçon de quatre ans: on lui avait enlevé les yeux... D'après El Tiempo: "Au début, les fonctionnaires de l'Institut de bien-être familial de Cundinamarca se refusèrent à croire Garrido Mesa. Ils purent se rendre compte qu'il disait vrai. Le médecin de l'hôpital régional signa l'acte de décès de l'enfant non identifié après avoir constaté que ses globes oculaires avaient été vidés (19)."
Le juge Iñes Valderrama, chargée de l'enquête, aura beau sillonner Soacha, elle ne retrouvera ni la famille de la petite fille ni M. Garrido Mesa. A Cundinamarca, médecins et fonctionnaires déclarent ne rien savoir. Mme Iñes Valderrama demandera à consulter les archives de médecine légale, l'institution où sont amenés les cadavres non identifiés. On lui répondra que sa recherche est impossible étant donné le grand nombre de dossiers... Mais, depuis l'affaire des desechables de la faculté de médecine, les langues se délient...
En Uruguay, en avril dernier, c'est un réseau qui envoyait des adultes "volontaires" pour ablation d'un rein dans des cliniques brésiliennes qui a été démantelé. Parmi ses clients bénéficiaires des "reins des pauvres": M. Filiberto Ginzo Gil, vice-ministre des relations extérieures de la dictature militaire, et M. Jorge Presno, ministre de l'industrie de l'ex-président Sanguinetti.
Malgré les enquêtes qui n'aboutissent jamais, malgré les fonctionnaires qui se rétractent après s'être montrés si prolixes, malgré les témoins et les victimes qui disparaissent, les pièces du puzzle s'imbriquent les unes après les autres. La prétendue rumeur sait de quoi elle parle: d'ablation de reins au Mexique, pays- pilote en ce domaine, puisque les greffes de rein sur enfant y sont pratiquées depuis 1970. En Colombie, c'est de vol de cornées qu'il est question. Or ce pays dispose d'une prestigieuse et ancienne tradition ophtalmologique et, dans toutes ses grandes villes, existent des banques de cornées...
Plus personne ne nie sérieusement l'existence d'un effroyable marché clandestin dont sont victimes les populations misérables des pays sous-développés. Après l'or, l'argent et les pierres précieuses; après le pétrole, le café, le coton, la recherche des organes deviendrait-elle une variante moderne du pillage du Sud par le Nord? Pourquoi les enfants seraient-ils épargnés, alors que la pénurie d'organes est si grande?
Le 6 mai 1991, lors de la réunion de la sous-commission de l'ONU chargée d'étudier les formes modernes d'esclavage, plusieurs ONG ont recommandé une enquête internationale sur ce sujet. Dans son dernier document, M. Vitit Muntarbhorn, rapporteur spécial de l'ONU, signale qu'il est très difficile d'apporter les preuves de l'existence de ce trafic, bien que les présomptions ne cessent de grandir (20).
L'une d'entre elles réside dans la prolifération des réseaux d'adoption illégale, les sommes colossales qu'ils brassent et l'énorme demande qui suscite des vagues de rapts en Amérique latine. Une véritable traite enfantine s'est mise en place du Sud vers le Nord, que ne suffisent à expliquer ni l'adoption ni le développement des réseaux pédophiles. Les évêques latino-américains, la centrale missionnaire franciscaine de Bonn s'étonnent aussi de l'ampleur du phénomène. Mgr Nicola de Jésus Lopez Rodriguez, archevêque de Saint-Domingue et président du conseil épiscopal latino-américain, a déclaré que l'Eglise va "suivre toutes les plaintes concernant les ventes d'enfants en vue d'adoptions illégales ou de transplantations d'organes (21)".
Au Pérou, en trente mois, c'est un total de trois mille enfants que l'avocat américain Patrick Gagel, arrêté en février dernier, a envoyé aux Etats-Unis et en Italie. Que sont devenus ces enfants? Pourquoi Patrick Gagel a-t-il été remis aussitôt en liberté, comme, avant lui, dans chaque pays, tous les autres trafiquants arrêtés? Se trouvera-t-il un gouvernement pour saisir Interpol, puisque telle est la condition requise pour une véritable enquête internationale? Faudra-t-il attendre d'autres horribles découvertes pour oser admettre l'effroyable vérité?
920801MD6679
* Journaliste.
(1) La Jornada, Mexico, 8 mars 1992.
(2) El Sol, Mexico, 13 mars.
(3) International Children's Rights Monitor, 1er avril 1987.
(4) El Tiempo, Bogota, 9 janvier 1987.
(5) El Grafico, Ciudad-Guatemala, 24 janvier et 27 janvier 1988.
(6) Cette thèse a été récemment reprise par le Nouvel Observateurdu 11 juin 1992, dans un article de Vincent Jauvert, "La rumeur du KGB".
(7) El Diario, Asuncion, 7 août 1988; O Globo, 8 août 1988.
(8) El Comercio, Lima, 14 novembre 1988.
(9) El Universal, Mexico, 24 juin 1989.
(10) El Universal, 7 mai 1990.
(11) La Jornada, Mexico, 10 et 23 octobre 1990.
(12) La Repubblica, 17 septembre 1990; The Guardian, 19 septembre 1990.
(13) Sur les problèmes d'éthique que cela pose, lire "L'homme en danger de science?", Manière de voir, n° 15, mai 1992.
(14) OMS, Rapport général, 19 novembre 1990.
(15) L'Événement du jeudi, 18 juillet 1991.
(16) Clarin, Buenos-Aires, 23 février 1992.
(17) Libération, 12 décembre 1991.
(18) Semana, Bogota, 10-17 mars 1992.
(19) El Tiempo, Bogota, 13 octobre 1991.
(20) Vitit Muntarbhorn, "Rapport devant la Commission des droits de l'homme", 28 janvier 1991 et janvier 1992, et "Rapport de l'Association internationale des juristes démocrates devant la sous-commission de l'ONU sur les formes contemporaines d'esclavage", 15 juin 1991.
(21) Bulletin d'information missionnaire, 23 juillet 1991.
FICHE DOCUMENTAIRE:
Sujet(s): BIOÉTHIQUE; ENFANCE
Type d'article: Reportage
Taille: Long
Offline
jeanmarc wrote:Salève wrote:Salut Jean Marc
Salut Salève
Merci pour cette reponse ..
L AFA n est toujours pas reconnue par l autorité centrale Brésilienne ce qui provoque un bloquage de toutes les demandes d adoption venant de Couple de Français , le tribunal de justice et la cejai conseille aux adoptants de se diriger vers une OAA qui a mon avis sera plus rapide dans les démarches ...
C est étrange mais ici a Rio pour les couples d adoptants Italien tout est ok , et pour le coté Français c est la poisse , pourquoi ont ils changé la MAI poutant tres sérieuse par l afa ? ceci a frustré des centaines de couples de Français qui attendent deja depuis plusieurs mois un enfant ..
A mon avis la question de l adopion au Brésil devrait être résolue de forme prioritaire en fonction du nombre d enfants en orphelinat , mais a mon avis également un enfant a adopter de plus de 10 ans devrait etre adopté prioritairement par un couple de Brésilien et les plus petits en dessous de 4 ans par un couple d étranger car pour ces enfants de plus de 10 ans l adaptation dans un pays etranger est trop dur pour eux par contre un enfant en bas age s adapte parfaitement ... J ai constaté beaucoup de problemes graves avec les enfants adoptés ayant plus de 8 ans .
Apres l adoption un des grands problemes est l adaptation provoquant des graves problemes pour l enfant et par consequence pour les parents adoptifs , les problemes sont nombreux et tres graves , pire encore lorsque l enfant est de descendance africaine .Malgres mes explications sur ce fait au tribunal de justice et a la cejai ceux ci ne peuvent rien faire , le tribunal se plie devant la loi de 1993 idem pour la cejai ... L adoption au Brésil depuis 1993 devient de plus en plus difficile a se réaliser malgrès la quantité impressionante d enfants destinés a etre adoptés dont le nombre n est pas parfaitement établie par les tribunaux du pays .
Il faut avoir un coeur d acier quand on rentre dans un abris ou orphelinat , bien souvent c est insupportable et voir même révoltant , étant deja 6 ans comme volontaire trop souvent on ne contient pas nos émotions , principalement les femmes volontaires et elles sont nombreuses , on se heurte encore a des tableaux insupportablement dur a voir dans certains orphelinats ( pas tous heureusement )
Je regrette la lenteur judiciaire et l indifférence de l autorité centrale et de l´ état ...
Amitiés
Jean Marc
Salut Jean Marc ...
Sur ton idée de réserve les adoptions des enfants en bas âge aux étrangers .... Je pense que politiquement ... ce serait une mesure insoutenable ....
donner la préférence aux étrangers aux détriments des nationaux ... Ce serait une "discrimination" difficilement jusitifiable .. auprès des Brésiliens .... Va expliquer cela à un adoptant brésilien ....
Même si les arguments que tu avances sont réels.... Il me paraît impossible de mettre en place une telle "préférence" ... On entendrait vite dire que le "gouvernement" vend ou se débarasse des enfants brésiliens en les envoyant à l'étranger ...
Au demeurant, le problème ne me paraît pas ( mais je peux me tromper ; je n'ai aucune connaissance de "terrain" du problème au contraire de toi) la priorité réservée au adoptants brésiliens ..... mais plutôt, comme tu le soulignes très justement les délais judiciaires et administratifs ... le manque de coordination entre les différents acteurs, et le manque de moyens financiers ... qui font que se constitue ( je vais utiliser des termes un peu choquant) un "stock" d'enfants qui prennent de l'âge et ne trouvent plus "preneur"...
Sur la complexité de la législation brésilienne qui rendrait difficile l'adoption ..Je la crois malheureusement absolument nécessaire .... je te retrouverai un vieil article du monde diplomatique qui date d'avant l'adhésion du Brésil à la Convention de La Haye ... Cela fait froid dans le dos ....
Salut Salève
Le sujet de l adoption a toujours été un sujet tres délicat a aborder .
la complexité de l adoption et ceci apres avoir constitué un dossier absolument complet avec des etudes psychologique du couple , moyens financiers , age etc ect est a mon avis un total abus deja que les dossiers ont ete acceptés tant par l ancienne Mai ou AFA aujourd hui que par le propre tribunal de justice et la cejai de chaque tribunal .
Il va sans dire qu il existe une lenteur et bureaucratie absurde a ce sujet a partir de la demande accepté de chaque couple d adoptant qui seront sur une liste d attente pendant plusieurs années en sachant que la cejai de chaque état disponibilise d enfants destinés a l adoption .
En ce qui concerne l age des enfants mis a disposition de la cejai , enfants en grande majorité de plus de 10 ans , vas donc expliquer a un enfant de cet age qu il va etre adopté par un couple d etranger , vivra dans un pays de langue completement differente , idem pour la culture , et surtout qu il laissera a jamais tous ses amis Bresiliens , ceci bien sur provoquera de graves problemes dans le future et Dieu sait qu ils vont etre nombreux ..mon allegation aupres du tribunal de justice etait la suivante : priorité aux adoptants Bresiliens pour une adoption de 5 a 10 ans , necessité pour une adoption d enfant de moins de 4 ans a essayer de les insserer chez un couple d adoptant Etranger en fonction de la facilité future d adaptation dans un pays different que celui d origine ou ... respecter la liste d adoption tant pour les etrangers que Bresiliens pour un enfant de moins de 4 ans ce qui veut dire ceci : si tu es adoptant en 1 liste d attente et que un enfant en bas age est destiné a l adoption que le tribunal de justice t attiribue l enfant deja que tu es le 1 de la liste ce qui n est pas le cas ici , le tribunal l attribuera toujours a un couple de Bresilien passant souvent devant toi qui etait 1 de la liste et attendait l enfant pendant des années .
La complexité de l adoption provient avant tout d une bureaucratie et lenteur anormale dans les decisions judiciaires et comme je le disais tres souvent un enfant est placé en orphelinat pendant des années avant que le ministére public d etat ( deja qu il est sous tutelle de l etat ) le destine a l adoption , resultat l enfant aura plus de 8 ans a ce moment la , une estimative est de 5 ans avant decision du ministere public , si l enfant etait a l orphelinat quand il avait 1 an il sera destiné a l adoption quand il en aura 6 .
Par contre il est normal de se plier a la loi du pays en ce qui concerne les exigences necessaires pour une adoption .
Reference a l article je trouve improbable que 7000 enfants assassinés l ont éte pour un eventuel trafic d organes , par contre chaque année disparaissent des milliers d enfants dont les 80 % ne sont plus jamais retrouvé .
Ton terme n est pas choquant mais reflete la vérité helas ! il y a vraiment un "stock" d enfants qui difficilement trouveront une famille adoptive , pour ces enfants les volontaires sont presents pour eux , un grand nombre de volontaire receuillent ces enfants dans leur famille mais devront les redonner aux abris a chaque fin de semaine ou fêtes , c est le parrainage autorisé par la justice ..
Je connais un jeune homme de 21 ans qui a passé toute sa vie dans un abris , aujourd hui grace a la generosité du couple de directeur de cet abris le jeune homme est en faculté de medecine ( 2 ieme année ) et est egalement volontaire dans l abris ou il a passé toute sa vie , le couple de directeur lui paye ses etudes de fac , ce n est pas tous les jours qu on rencontre un couple de directeur d abris de ce genre , le couple a dédié toute leur vie a l enfance abandonné , le directeur de cet abris travaillait a l ONU ..
Comme volontaire bien souvent tu ne contiens pas tes larmes , il y a une petite fille de 5 ans dans cet abris qui s est passionné par moi et ma femme , elle ne nous quitte plus , j aimerai beaucoup qu elle fasse partie de notre famille mais pour cela moi même je devrais me plier aux exigences legales meme en etant volontaire et ceci même par la propre volonté de cette enfant qui aimerait vivre chez nous ..tu vois ce n est pas facile du tout ! a chaque fois que on la laisse a l abris c est des crises de larmes pour nous tous .
jean marc
Last edited by jeanmarc (2009-01-22 13:56:02)
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C'est à se demander si les lycéennes se souviennent qu'elles ont fait un post ici! Ne répondent pas souvent!
Oui, j'ai visité un orphelinat à Recife lors de mon dernier séjour. Je te comprend lorsque tu parles de la tristesse qu'il y a à faire une telle visite Jean-Marc. La directrice de l'établissement nous a présenté une famille de 7 enfants, la plus vieille avait 12 ans, que la mère elle-même était venue abandonner là peu de temps auparavant. Regarder ces enfants dans les yeux est un cauchemard, toute la détresse du monde s'y lit comme dans un livre ouvert. J'en ai encore des frissons en me remémorant ces instants.
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JM fait chauffer ton BBQ, j'arrive sur rio , on va (enfin) peut etre ? avoir le plaisir de se rencontrer
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je cherche a suivre des cours de Bresilien a Paris, plutot avec l'accent de RIO ou Salvador, quelqu'un pourrait il me renseigner ce sujet meric
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Bonjour Pacou,
je suis bresilienne ( Fortaleza ) je donne de cours de portugais, mais je n'ai pas
l'accent de Rio. Je suis de Fortaleza ( region nordeste ).
Marcolina
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