You are not logged in.
Oui complètement. Renault prend déjà un gros risque sur l'abonnement batterie à 80€ / mois de la Zoe car ils ont encore très peu de retour d'expérience sur la durée de vie réelle et sur la fiabilité des cellules lithium-ion. Quelques erreurs sur la fiabilité, ça coûte bonbon, d'autant plus que la gestion d'un système de récupération / réparation des batteries coûte très cher à mettre en place (leur premier marché aujourd'hui pour la Fluence VE c'est le deal avec Better Place en Israel, 40 000 véhicules, bonjour le coût de rapatriement des batteries vers les unités de réparation...). Mais bon, c'est le ticket d'entrée pour industrialiser en masse la technologie des batteries haute capacité lithium-ion.
Le Brésil, entre le pre-sal, la canne à sucre, l'hydraulique, un énorme potentiel éolien dans le nord-est et un ensoleillement certain, au niveau potentiel énergétique ça va, ils n'ont que l'embarras du choix. Je me demande pourquoi ils s'entêtent avec le projet de finalisation du troisième réacteur nucléaire à Angra.
Oui ils font un très gros pari (surtout Renault car Nissan a développé sa techno hybride) en sautant la case hybride et en passant directement au tout électrique. Reste à voir si le fait d'être précurseur leur servira vraiment à conquérir une part de marché prédominante à l'avenir ou s'ils auront juste essuyé les plâtres, évangéliser les consommateurs et finalement investit pour préparer l'arrivée des concurrents. Rendez-vous dans 10 ans pour la réponse
En tout cas, le business model mis en place avec Better Place (station service de rechange rapide de batterie, location en forfait mensuel, infotainment à bord pour piloter la conso électrique et pour localiser les stations de rechange) est très intéressant. Pour des pays qui peuvent se fournir de l'électricité peu chère et décarbonée c'est intéressant. Pour le Brésil, l'électricité peu chère il faudra repasser mais décarbonée c'est bon. Par contre, les villes sont très étendues et il fait très chaud => l'autonomie batterie avec clim allumée se dégrade très fortement. On attendra le saut technologique sur les batteries, en attendant pour se désintoxiquer du pétrole, il faudra bien se contenter de la cachaça pour carosse de Lula ![]()
J'ajouterais bien deux facteurs de hausse supplémentaires à ceux que tu cites :
- l'aspiration à plus de liberté (ou de partage des ressources) des peuples du Moyen Orient qui pourrait générer de l'instabilité dans les zones de production et de transport, soit dans les pays ayant connus des changements de régime récemment (Égypte et Libye par exemple), soit dans ceux qui n'ont pas connu de changement (Nigeria, Arabie Saoudite, ...).
- le fait que la production mondiale décline et que les niveaux projets d'extraction ont des coûts et des défis techniques sans cesse plus élevés
Mais je t'accorde que je ne parierais pas grand chose non plus sur le prix futur du baril. Incertitude totale.
Cela dit, toute solution (réversible en plus dans le cas du Flex Fuel) qui permet de diversifier son mix énergétique et diminuer sa dépendance au pétrole est intéressante, ne serait-ce que pour amoindrir l'impact sur la balance commerciale et sur l'économie des fluctuations erratiques du prix du baril. En cela, la stratégie brésilienne de développement du flex fuel me semble de bon sens (au delà du fait qu'elle permet de développer une industrie locale et génère de l'investissement et de l'emploi sur le territoire plutôt que dans les déserts du Moyen Orient).
Rss un marche n'est rien d'autre qu' un potentiel ou un marche plus ou moins captif si le conçurent direct n'a pas les mêmes avantages ou moyens.
Les chiffres que je donne sont du réalisé 2011, pas du potentiel. Le Brésil est un énorme marché.
Me souviens que Lula courait les meeting internationaux pour faire le marketing de la cane.
Sur ce point, on ne saurait lui donner tord et vu les tensions sur le pétrole, on peut parier que le Brésil va de nouveau retrouver un avantage compétitif avec le flex-fuel.
La régie ( si on peut encore l'appeller comme ça rss )
RENAULT-NISSAN c'est le 3ième groupe automobile mondial, la régie, l'île Seguin et les usines à Billancourt ça fait un petit moment que ça fait partie du passé.
... Va savoir ?
Je sais ![]()
Sur le 2 ieme point, La R&D sur le flex fuel LOL ça coûte bien cher pour un marche bresilo- br
Quelques chiffres 2011, le Brésil c'est :
- 4ième marché automobile mondial
- 2ième marché mondial pour Renault
- taux d'équipement encore très bas au Brésil (158/1000)
De façon plus générale, c'est un marché d'une taille considérable pour tous les produits manufacturés et les multinationales ne s'y trompent pas puisqu'elles investissent de plus en plus pour faire des produits conçus spécifiquement pour les attentes du consommateur Brésilien.
La encore on peut tout lire et son contraire / aux chiffres.
L'étude que tu cites est exacte si on raisone pays par pays.
Si ton critère de recherche pour les écoles et fac sont par villes = Paris se retrouve encore en tête du classement international ! ...
Les critères sont bien explicités dans l'étude et couvrent un large scope passant de la réputation internationale à la qualité de l'enseignement, aux publications scientifiques et aux activités de recherche. Le classement n'est pas par pays mais par établissement donc je n'ai pas saisi ton commentaire sur l'analyse pays par pays. Le fait que les meilleurs établissements français déclinent dans les classements doit nous amener à réfléchir à notre organisation car cette bataille, on ne peut pas se permettre de la perdre. Par ailleurs, ceci montre que la matière grise est disponible dans les BRICS qui disposent maintenant d'excellentes (en petit nombre mais ça progresse) institutions. Bien sur un classement est toujours imparfait et il y a un biais anglo-saxon très souvent (notamment du à la taille des établissements et au fait que les écoles d'ingénieurs font trop peu de recherche), cela dit, il reflète la vision du monde sur les meilleurs écoles, difficile de l'ignorer si l'on veut se valoriser à l'étrangers et attirer des cerveaux dans nos universités / écoles (bien qu'il semble qu'attirer des étrangers en France ne soit plus à la mode en ce moment...). Le fait que les établissements français (en tout cas leur image et la perception qu'en ont les autres pays du monde) décline devrait amener à des actions plutôt que des critiques sur le thermomètre
Mais ça bouge enfin, notamment du côté de Saclay avec le regroupement de Supelec - Centrale - ENS Cachan et Paris Sud.
Quand aux centres de recherche, si pour vendre ses bons produits on doit tout faire sur place, alors il faut que les multi ouvrent des centres pays par pays !
Tu auras noté que c'est exactement ce qu'elles font. Pas pays par pays bien sur (il faut quand même une taille de marché qui justifie l'investissement) mais zone géographique par zone géographique. Renault a un centre de R&D de 3000 personnes en Roumanie, un centre de R&D de 1500 ingénieurs en Corée, plus de 1000 au Brésil (le flex-fuel de Renault c'est eux, pas Guyancourt ...), plusieurs milliers d'ingénieurs en Russie et Turquie entrain de monter des centres de R&D également. L'Oréal n'a qu'une partie ridicule du marché brésilien => ils investissent 30 M€ pour monter un centre de R&D à Rio pour sortir des produits plus spécifiques aux attentes des consommateurs brésiliens. Alstom vient de poser la première pierre de son centre de R&D à Taubauté, GE vient de décider d'implanter à Rio sa deuxième université interne (la première étant bien sur aux US) destinée à la formation de ses salariés, Schlumberger monte un centre de R&D en partenariat avec l'Université Fédérale de Rio de Janeiro, etc etc ...
Oui pour développer de bons produits adaptés aux besoins du consommateurs, il faut comprendre les besoins de ce même consommateur et développer avec des produits/matières/méthodes adaptées au marché local et ça, ça ne se fait pas en réunion avec du powerpoint à Levallois Perret
Par ailleurs, la localisation de la R&D permet de réduire sensiblement l'exposition aux variations de change, d'obtenir des aides fiscales (ex : en Turquie le gouvernement participe à hauteur de 30% de la R&D locale sous forme d'avoirs fiscaux pour favoriser l'implantation de centre de R&D après avoir fait la même chose avec succès pendant quelques années sur les investissements industriels) et surtout permet de bénéficier beaucoup plus en profondeur du tissu industriel et fournisseurs locaux. Pas simple de développer des fournisseurs locaux depuis la France.
Le déplacement des centres de recherche vers les nouveaux marchés est un mouvement stratégique de fond, qui nécessite des investissements lourds en capital et en temps. C'est beaucoup plus engagement pour une entreprise que de coller une adresse email sur une carte de visite et je pense que cette analyse sur la capacité des villes à attirer les investissements n'est pas du tout anodine.
Aujourd'hui pour prendre des parts de marché dans les pays BRICS, il est compliqué de concevoir les produits depuis de grands centre de R&D en région parisienne (cf Alstom, Renault, L'Oreal, AREVA, Valeo, Michelin qui investissent sur la R&D au Brésil par ex).
Par ailleurs, les meilleures universités des BRICS montent en flèche dans les classements - cf Time Higher Education - Ranking 2012 qui vient de sortir (http://www.timeshighereducation.co.uk/w … kings.html). Chine, Taiwan, Corée, tout le monde se met à l'excellence académique et à la recherche. A noter que la première université française (Paris-Sorbonne) est moins bien classée que la USP et que les établissements français reculent d'année en année.
Bref, il faut que la France se réveille ...
Endettement sur 100 ans, dette que l'on fait rouler "à l'infini" dont les titres sont achetés avec du papier tout juste imprimé par les banques centrales et "Na próxima crise, o que vai perder valor é o dinheiro"
Bonsoir,
Pour apprendre le français, il y a effectivement l'Alliance Française mais aussi pleins d'autres écoles privées au Brésil ainsi que des professeurs particuliers (voir même des français qui échangent des cours de français avec des cours de portugais). Avoir pris des cours de français et avoir un minimum technique parait indispensable pour l'acceptation de son dossier d'inscription en fac et peut être pour son visa (à vérifier sur ce point mais tout va se faire en Français donc si elle ne comprend rien au Consulat, je pense qu'ils vont tiquer).
Sinon il est tout a fait possible de prendre des cours en parallèle. Cela dépend des études qu'elle a fait au Brésil mais si elle a déjà un bon niveau sur des études scientifiques par ex, elle n'aura pas de difficulté à comprendre les cours et s'adaptera vite au niveau du français. La plupart des universités proposent des cours de mise à niveau en français pour les étudiants étrangers.
Pour ses études en France, tout dépend de son parcours jusqu'à maintenant. Difficile de vous orienter sur ce point. Le mieux est d'aller se renseigner auprès des universités qui proposent des cours susceptibles de l'intéresser et cohérent avec son cursus. La solution de venir 3 mois en tant que touriste est également bonne car pour beaucoup de brésiliens, l'adaptation à la vie en France est difficile (nouvelle langue, pas d'amis, saudade do Brasil, nouvelle nourriture, temps pourris et français froids
) donc attention à la désillusion par rapport à l'image qu'elle se fait de la France.
Pendant ce temps là, au niveau des investissements étrangers en 2011, les capitales BRICS sont nettement mieux classées et São Paulo se paie le luxe de passer devant Paris pour la première fois.
http://economia.ig.com.br/sao-paulo-e-4 … 36476.html
Intéressant de noter également dans le rapport de KPMG que les centres de recherche bougent massivement des capitales européennes et US vers les capitales BRICS.
"WAZZUB uses exactly the same technology as Google PLUS some additional streams of income."
Merci Jangada pour ce bon plan. je pense que c'est l'idée du siècle, il faut investir dans cette boite ! En plus, ils ont des bons graphistes pour obtenir ce résultat si agréable à l'oeil
Cela étant, ils perdent de l'argent en pub sur Facebook ces gens là et ils ont déjà 1212 personnes qui les ont liké !
Pour l'e-commerce au Brésil, entre les fraudes à la carte bancaire, le mauvais taux de service des prestataires logistiques pour livrer les produits et le PROCON (http://economia.ig.com.br/empresas/come … 69999.html), c'est compliqué ! Mais c'est un territoire vierge et la croissance est bien là.
Bonsoir,
Pour mettre en perspective, CETELEM sur du crédit automobile en France c'est :
- entre 7 et 10% des paiements en retard (le taux varie selon les mois)
- 3% des crédits finalement non remboursés en totalité
Pour ma part, je suis surpris des taux de défaut brésilien que je trouve très bas, à fortiori au regard des taux (scandaleusement) astronomiques des crédits automobile au Brésil. Pour l'instant ça va, à ce rythme, les banques peuvent encaisser sans pb.
Aujourd'hui, un certain nombre de leçons ont été tirées, et on demande davantage de clarete, même si certaines pratiques persistent ...
C'est intéressant, tu veux dire que les fonds de Venture Capital sont beaucoup plus sélectifs et prudents aujourd'hui sur les choix d'investissements ?
Pour être franc, je ne connais pas bien les pratiques du secteur. Par contre, je trouve les valorisations des introductions en bourse effrayantes. FB valorisé à 100x ses bénéfices ça ressemble quand même énormément à acheter du potentiel sans avoir la moindre idée de comment il sera réalisé.
J'aime bien ISTOE mais encore une fois, j'ai vraiment du mal pour trouver de l'engouement devant ces chiffres (500 000 emplois) qui me semblent largement surestimés (cf les chiffres avancés par Tim Cook en avril 2011 sur les montants reversés par Apple aux développeurs / 2Md$ répartis sur les 3 années précédentes). J'aimerais vraiment trouver une étude argumentée sur le sujet mais l'info est très dure à trouver sur le sujet de la profitabilité du business des apps, la plupart des boîtes sont des start-up qui ne communiquent que très peu sur leur bilan financier et cela complique la compilation des données.
Croyez-vous vraiment que s'il y avait 500 000 emplois, cela ne générerait que 20 Md$ de CA/annuel ? Ce serait probablement l'industrie la moins productive (et donc rentable) au monde.
Google 30 Md$ de CA/annuel avec 30 000 personnes
Facebook 4 Md$ de CA/annuel avec 5 000 personnes
Les apps 20 Md$ de CA/annuel avec 500 000 personnes ???
20 millards de CA annuel pour ces soit-disant 500 000 emplois donne un CA/emploi de 40 000 $. Ceci est déjà inférieur au salaire médian aux Etats-Unis (http://www.census.gov/prod/2011pubs/p60-239.pdf). Imaginez ce qui reste après déduction des charges et des redevances à Apple et Google. Rien pour payer les salaires.
Bref, soit les apps génèrent 500 000 travailleurs ultra-pauvres aux Etats-Unis, soit les chiffres sont bidonnés. Personnellement, je pense que la deuxième option est la plus réaliste. Le business des apps est en très forte croissance mais il est également ultra-compétitif et avec des barrières d'entrées quasi-inexistantes => concurrence acharnée, trop d'apps gratuites de grande qualité, revenus faibles, marges très faibles. Après l'engouement initial, pleins d'acteurs disparaitrons et le secteur devra se concentrer pour gagner en productivité.
Cela me fait penser au business du développement de sites web fin des années 90 et l'enthousiasme du marché est le même. 95% des petits acteurs avaient disparu en 2001 ...
le Qatar vient de s'offrir une "petite" part du capital de total.
Rien qu' en dividende, c'est mieux que le livret A
Certe
On trouve aussi sans pb des livrets qui servent 6% annuel, sous réserve d'en changer tous les 3 mois. Ca coûte un virement tous les 3 mois mais ça permet une rémunération satisfaisante sans exposer son capital au risque de marché.
Mais un jour ou l'autre M. Réal sera fortement dévalué, voire pire du style les comptes bancaires bloqués comme du temps de Color (ce qui est pire qu'une défaillance bancaire, car là le FCG n'interviendra pas).
Le Plan Collor a tellement fait de dégâts que tu ne trouveras pas grand monde pour défendre ce type de mesure. Ce plan, au delà, d'avoir ruiné des familles entières, provoqué des suicides, une récession profonde de l'économie Brésilienne et globalement l'appauvrissement de la population brésilienne, a été complètement inefficace dans la lutte contre l'inflation. Pas sur qu'il y ait beaucoup de motivés pour recommencer ...
c'est bien dans la seconde moitié de l'année ou ça va secouer sur le CAC . ( aout ? Sept ? ...
Aucun pb de fond n'est résolu et le chômage augmente partout (sauf US mais statistiques confuses sur la diminution brutale de la population active...). C'est clair que l'euphorie sur les marchés risque de n'être qu'éphémère et que le principe de réalité se rappellera à nous. Raison de plus pour s'intéresser aux placements en renda fixa / capital protégé pour 2012
Avec ce qu'ils ont, ils n'ont pas besoin d'huile.
Ils ont d'ailleurs, au delà de toutes les ressources évoquées dans le reportage, du gaz et du charbon à profusion. Pour la réduction des émissions, on repassera mais pour l'indépendance énergétique, cela aide ! Bien sur, très gros potentiel solaire mais complètement inexploité à ce jour.
@ Axiom : effectivement les statistiques sont toujours contestables et doivent être prises avec le plus de recul possible. Cela dit, beaucoup d'économistes travaillent sur la base des chiffres des instituts de statistique et lorsqu'il y a des biais importants, cela est rendu publique. Les chiffres de l'Argentine ne sont pris au sérieux par personne (http://www.economist.com/node/21548242) et tous les économistes du pays confirment que le gouvernement ment. Je ne pense pas que le Brésil soit dans cette situation. Mais cela reste bien sur des chiffres très politisés, d'où l'importance de suivre les travaux des économistes non liés au gouvernement pour mettre en perspective les statistiques officielles.
@ Muito : je comprends ce que tu veux dire (le gouvernement semble sacrifier actuellement la lutte contre l'inflation au profit de la croissance via baisse du SELIC) même si je persiste à dire que l'inflation brésilienne a toujours été supérieure à la croissance du PIB depuis la stabilisation (et même depuis 1960 en fait) et que ceci n'a empêché ni la croissance réelle du pays, ni l'augmentation du revenu par habitant, ni l'amélioration des indicateurs sociaux. Concernant l'exemple que tu cites d'une chute du PIB 2012 de 4 point par rapport au PIB prévu, bien sur cela aurait des conséquences sévères mais comme dans tout pays. 4% de croissance en moins par rapport aux prévisions est un choc énorme (imaginons que la France fasse -3% en 2012 !). Bien sur dans ce cas, une inflation à 6+ % pose beaucoup plus de pb mais le problème de l'inflation n'est pas tant le niveau de 6% que sa variation par rapport aux prévisions. En cas de hausse surprise de l'inflation, le gouvernement perd la confiance des acteurs économiques dans l'efficacité du régime des cibles d'inflation et les acteurs économiques montent leurs prix pour se protéger des hausses futures, ce qui entraîne à son tour une inflation supérieure à celle attendue. Bref, le Brésil essaie de trouver l'équation économique qui lui permettra de s'en sortir (comme tous les pays d'ailleurs), dommage qu'il n'insiste pas plus sur la meilleure gestion des dépenses publiques et sur l'investissement. Le scénario de stagflation que tu évoques nécessite un taux de chômage élevé, ce qui fort heureusement n'est pas le cas au Brésil, le pays n'est donc pas dans une situation où le chômage est très élevé, la croissance est nulle et l'inflation est haute. Je ne crois pas à ce scénario à moyen terme car les tensions sur le marché de l'emploi brésilien sont énormes, le besoin de main d'œuvre qualifiée n'est pas du tout satisfait (d'où inflation sur les salaires) et ceci, à mon sens, est une tendance de fond.
Si le pays courant 2012 s'avance a nouveau vers 3% de croissance maxi et plus de 6% d'inflation mini je ne vois pas ou il sera gagnant sur le plan economique d'une facon generale.
Car la on n'est plus, comme c'etait le cas les dernieres annees, dans une configuration de surchauffe certes mais a peu pres controlee. A savoir inflation oui, mais croissance superieure a cette derniere ne serait-ce que legerement.
La on rentre dans une situation ou l'inflation est le double de la croissance. A 6,5% l'inflation est du meme niveau aujourd'hui avec 3% de croissance que ce qu'elle etait avec 7% de croissance.
Si ca dure encore un peu, ce n'est plus un etat de developpement mais un etat de perte de richesse. Et en plus evidemment c'est une situation de perte de controle de l'inflation.
Salut Muito,
Je ne te suis pas là. Lorsqu'on parle du PIB (et surtout de sa variation) pour définir la croissance ou la récession, on parle en PIB réel ou non en PIB nominal. C'est à dire que l'on prend le PIB nominal (mesure de l'activité) que l'on corrige de l'inflation (autrement dit, on calcule l'activité avec les prix de l'année précédente pour faire une comparaison nette d'inflation). Je ne comprends donc pas pourquoi tu dis que le Brésil croit moins que l'inflation. Dès que le PIB réel est >0 (ce qui est le cas au Brésil), il y a croissance (nette d'inflation) de l'économie.
Le PIB du Brésil depuis la stabilisation en 1994 a, la plupart du temps (à l'exception de 2010), été inférieur à l'inflation et cela n'a nullement empêché le pays de croitre significativement.
Le PIB potentiel du Brésil est entre 3% et 4% annuel, pour aller au delà, il faut :
- plus d'investissement (mais cela vaut dire augmenter l'épargne privée (pas possible car ça réduirait la contribution de la consommation à la croissance) ou diminuer les dépenses de l'Etat)
- plus de productivité (former de la main d'œuvre qualifiée mais c'est long ou faire venir des gens brillants de l'étranger
)
Le talon d'Achille du système, comme tu le dis très bien, c'est la dépendance externe pour financer les investissements. Pas assez d'épargne interne (17% du PIB contre 19% du PIB nécessaire pour l'investissement, et encore c'est un niveau très bas d'investissement), trop de dépense publique, tant que la poupança externe est là tout va bien. Le jour où elle s'en va, il faudra trouver un substitue pour maintenir la croissance. La bonne nouvelle c'est qu'il y a de la marge tellement l'argent public est mal géré au Brésil, la mauvaise c'est que la corruption ne va pas se laisser piquer ses sous comme ça.
Bonjour,
Est-il possible d'avoir photo et prix du canapé à l'adresse carioquinhoinrio@gmail.com?
A bientot,
Une recherche sur google "pacs liste de documents" vous donne :
http://vosdroits.service-public.fr/F1618.xhtml
Toutes les infos que vous cherchez y sont renseignées. Si vous vous pacsez au Brésil au lieu de la France, le consulat (à Rio en tout cas) vous demandera une escritura declarativa en lieu et place du certificat de coutume, c'est un document qui se fait sans problème particulier, il suffit de trouver 2 témoins qui attestent que le partenaire étranger est majeur, capable, célibataire, non sous tutelle, non sous curatelle.
Si vous allez vers cette voie, faites une petite recherche sur le forum, le sujet est déjà traité en long, large et travers.
Bonne chance !
Certes mais on ne raisonne pas l'amour
Heureusement sinon la vie serait bien triste !
Effectivement là c'est plus compliqué car tu mélanges patrimoine personnel et activité professionnelle. Ne pas toucher de salaire pendant 10 ans c'est quand même un énorme investissement et le divorce est clairement une ruine pour elle (pas de capital, pas de retraite alors qu'elle a travaillé ...) s'il n'y a pas de compensation.
Dans ce cas, tout est en place pour faire exploser la séparation totale de biens. Mais la décision d'un juge serait-elle très différente en France ?
Dans ce type de cas, le mieux n'est-il pas de monter une société en bonne et due forme et de partager les parts du capital ou bien de salarier son conjoint afin qu'il y ait un équilibre et que l'un ne se sacrifie pas au profit du capital de l'autre ?
Règle n°1 : ne jamais, jamais, jamais mélanger business et vie perso, trop compliqué
Hello, pas de bon plan en tête dans ces quartiers, désolé. Je participerai également au marathon, envoies moi un MP quand tu es de passage à Rio.
Idem de mon côté, j'ai posé la question à un avocat, séparation de biens totale, la description faite par Chico avec un partage à 50% n'est pas correcte.
Bonjour,
La Fundação Getulio Vargas organise demain soir à Rio une conférence sur les perspectives de l'économie brésilienne avec notamment le Président de Vale qui interviendra.
L'inscription est gratuite et la conférence a lieu au Centre de Convention Sul America avec retranscription audio/video à la FGV de Barra. http://www.fgv.br/mba-rio/painel/
Je serai à Sul America, si il y a des membres du forum qui viennent, faites moi signe via MP.
Bon dimanche !