GEOGRAPHIE – EL SALVADOR

El Salvador, Géographie

Superficie totale : 21 041 km² Population : 6 029 976 habitants (Recensement national 2024, DIGESTYC / Banque centrale de réserve d’El Salvador) Capitale : San Salvador Pays frontaliers : Guatemala (au nord-ouest), Honduras (au nord et nord-est) Façade maritime : océan Pacifique uniquement (côte : ~307 km) Divisions administratives : 14 départements

El Salvador est le pays le plus petit d’Amérique centrale (21 041 km²) et le plus densément peuplé (~286 habitants/km²). Il est aussi le seul pays d’Amérique centrale à ne pas avoir de côte caribéenne : toute sa façade maritime donne sur le Pacifique. Surnommé la « Tierra de Volcanes » (Terre des Volcans), il compte plus de 170 volcans sur son territoire, dont une vingtaine sont d’âge récent.


Relief et régions géographiques

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Le territoire salvadorien s’organise en quatre bandes parallèles, orientées d’est en ouest, du nord au sud :

1. La chaîne du nord, Sierra Madre Chaîne de montagnes ancienne longeant la frontière avec le Honduras. Les altitudes y varient entre 1 600 et 2 200 m. Elle abrite le point culminant du pays, Cerro El Pital, formation non volcanique d’origine granitique et schisteuse. Le relief y est fortement découpé, avec des vallées profondes et des forêts de pins et de chênes en altitude.

2. Le plateau et les vallées centraux Zone de dépressions et de plateaux intermédiaires (600–900 m d’altitude) où se concentre l’essentiel de la population et des activités économiques. La capitale San Salvador y est établie dans la « Vallée des Hamacs » (Valle de las Hamacas), ce surnom vient de la fréquence des séismes qui secouent la ville, assise sur une zone sismique très active. De nombreux bassins fluviaux fertiles, cultivés en café, maïs et canne à sucre, occupent cette région.

3. La chaîne volcanique du sud, Cordillère côtière Alignement de plus de vingt volcans récents, regroupés en cinq massifs du nord-ouest vers le nord-est. C’est la zone géologiquement la plus active du pays. Elle forme une barrière naturelle entre le plateau central et la plaine côtière. Les principaux sommets volcaniques sont Santa Ana (Ilamatepec), Izalco, Cerro Verde, San Vicente (Chichontepec) et San Miguel (Chaparrastique).

4. La plaine côtière pacifique Bande littorale basse (~20–30 km de large), composée de sols alluviaux très fertiles, de cordons lagunaires, d’estuaires et de mangroves. Elle est traversée par de nombreux fleuves courts se jetant dans le Pacifique. Le littoral est rectiligne, avec de longues plages de sable volcanique sombre.


Points extrêmes

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Point culminant : Cerro El Pital, 2 730 m, dans la Sierra de Metapán, à la frontière honduro-salvadorienne (département de Chalatenango). Cerro El Pital n’est pas un volcan : il appartient aux formations rocheuses anciennes de la Sierra Madre. Il est situé sur la frontière entre El Salvador et le Honduras, et son sommet est partiellement partagé.

Volcan le plus élevé : Santa Ana (Ilamatepec), 2 381 m (département de Santa Ana), le plus haut volcan actif d’El Salvador, dont la dernière éruption majeure remonte à 2005.

Point le plus bas : Océan Pacifique, 0 m.

Extrémité nord : Frontière hondurienne dans le département de Chalatenango. Extrémité sud : Côte Pacifique, golfe de Fonseca (département de La Unión). Extrémité ouest : Frontière guatémaltèque (département d’Ahuachapán). Extrémité est : Golfe de Fonseca, frontière hondurienne (département de La Unión).


Fleuves et hydrographie

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Río Lempa : fleuve le plus long et le plus important du pays, avec 422 km au total (dont ~241 km en territoire salvadorien). Il prend sa source au Guatemala, traverse une partie du Honduras, puis entre au Salvador par le nord et se jette dans le Pacifique à la hauteur de la côte centrale. Il draine environ la moitié du territoire salvadorien et constitue la principale ressource en eau douce du pays. Plusieurs barrages hydroélectriques y ont été construits (Cerrón Grande, 15 de Septiembre, 5 de Noviembre). C’est le seul fleuve navigable du Salvador.

Río Paz : frontière naturelle avec le Guatemala à l’ouest. Río Goascorán : frontière naturelle avec le Honduras à l’est, se jette dans le golfe de Fonseca. Río Grande de San Miguel : draine le centre-est du pays, département de San Miguel.

Lacs volcaniques :

  • Lago de Ilopango : caldera volcanique effondrée, immédiatement à l’est de San Salvador. Superficie : ~70,5 km², profondeur maximale : ~230 m. C’est le deuxième plus grand lac du pays. Au Ve siècle de notre ère, une éruption cataclysmique (éruption Terra Blanca Joven) a dévasté une vaste région et détruit des cités mayas environnantes. Le lac est aujourd’hui une destination touristique et le centre d’entraînement national de l’aviron.
  • Lago de Coatepeque : caldera volcanique dans le département de Santa Ana, ~26 km², à 745 m d’altitude. Eaux chaudes d’origine géothermique.
  • Lago de Güija : à la frontière guatémaltèque (département de Santa Ana), ~44 km², le plus grand lac naturel du pays.

Golfe de Fonseca : vaste baie partagée entre El Salvador, le Honduras et le Nicaragua, à l’est du littoral. El Salvador y possède plusieurs îles, dont Isla Meanguera et Isla Conchagüita.


Volcans actifs et sismicité

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El Salvador est l’un des pays les plus sismiquement et volcaniquement actifs du monde, situé sur la Ceinture de feu du Pacifique. La subduction de la plaque de Cocos sous la plaque Caraïbes génère une activité constante.

Six volcans sous surveillance permanente :

  • Santa Ana (Ilamatepec), 2 381 m, dernière éruption majeure : 2005
  • Izalco, 1 950 m, surnommé le « Phare du Pacifique » pour ses éruptions quasi continues de 1770 à 1957
  • San Miguel (Chaparrastique), 2 130 m, l’un des plus actifs, éruptions en 2013 et 2015
  • Ilopango (caldera), éruption historique catastrophique au Ve siècle
  • San Salvador (Quezaltepec), 1 893 m, dernière éruption : 1917
  • San Vicente (Chichontepec), 2 182 m

Séismes majeurs : Les tremblements de terre sont fréquents. Le séisme de 2001 (magnitude 7,7) a causé plus de 1 000 morts et détruit plus de 150 000 logements.


Zones climatiques

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El Salvador connaît un climat tropical avec deux saisons bien distinctes :

Saison sèche (verano) : novembre à avril. Températures élevées, ciel dégagé, peu ou pas de pluie. Vents du nord-est desséchés.

Saison des pluies (invierno) : mai à octobre. Précipitations abondantes, notamment de juin à septembre. Risque de crues, glissements de terrain sur les pentes volcaniques, et cyclones dans le Pacifique.

Variations selon l’altitude :

  • Plaine côtière et vallées basses : 25–32 °C, humide.
  • Plateau central (San Salvador, ~650 m) : 22–28 °C, climate dit « printemps éternel ».
  • Montagnes du nord et sommets volcaniques : 15–20 °C, nuits fraîches, brumes fréquentes.

Précipitations : 1 700 mm/an en moyenne sur le plateau central ; jusqu’à 2 400 mm/an sur les versants exposés du nord.

El Salvador est exposé aux dépressions tropicales et tempêtes du Pacifique (bien que les ouragans atlantiques ne l’atteignent pas directement). Les effets indirects des systèmes tropicaux provoquent régulièrement des inondations catastrophiques dans les zones basses et les bassins fluviaux.


Biodiversité et zones protégées

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El Salvador est le pays d’Amérique centrale qui a le plus faible couvert forestier résiduel en proportion de son territoire, en raison d’une déforestation historique liée à la densité de population et à l’agriculture intensive. Cependant, des efforts de conservation significatifs ont été engagés, et environ 2 % du territoire est formellement protégé.

Principales aires protégées :

  • Parc National El Imposible (département d’Ahuachapán) : forêt tropicale sèche à semi-humide, plus de 700 espèces de plantes vasculaires (dont plusieurs endémiques), plus de 300 espèces d’oiseaux, jaguars, pumas, ocelots, serpents (dont le fer-de-lance). Nom évocateur : les difficultés du relief rendaient autrefois le transport du café quasi impossible.
  • Forêt nuageuse de Montecristo (Parc National Montecristo, département de Santa Ana) : point tripartite entre El Salvador, le Guatemala et le Honduras, à 2 418 m d’altitude. Forêt de nuages avec des arbres centenaires, des mousses, des orchidées, et une faune précieuse incluant le quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno) et le singe araignée.
  • Parc National Cerro Verde (département de Santa Ana) : sur les flancs du volcan Santa Ana, avec vue directe sur les lacs de cratère d’Izalco et de Coatepeque.
  • Réserve de biosphère Apaneca-Ilamatepec : massif volcanique du nord-ouest, café de montagne sous ombrage, biodiversité élevée.
  • Baie de Jiquilisco (département de Usulután) : site Ramsar, plus grand écosystème de zones humides du pays, mangroves, frayères, habitat de quatre espèces de tortues marines (dont la tortue imbriquée) et de nombreux oiseaux migrateurs.

Faune remarquable : jaguar (Panthera onca, présence résiduelle), ocelot, puma, singe araignée (Ateles geoffroyi), singe hurleur (Alouatta palliata), tapir de Baird, iguane vert, tortues marines (olivâtre, imbriquée, luth), quetzal resplendissant.


Géographie humaine

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Avec environ 286 habitants/km², El Salvador est le pays le plus densément peuplé d’Amérique centrale continentale. La population est très majoritairement d’origine mestize (mélange amérindien et européen) ; les communautés indigènes (Pipil, Lenca, Cacaopera) sont minoritaires mais ont laissé une empreinte culturelle profonde.

Émigration massive : El Salvador connaît depuis plusieurs décennies un fort exode vers les États-Unis. Les remesas (transferts d’argent des Salvadoriens de l’étranger) représentent une part majeure du PIB national, supérieure à 20 % certaines années. La diaspora salvadorienne aux États-Unis est estimée à plus de 2 millions de personnes.

San Salvador (département homonyme) : capitale et plus grande ville, population du département ~1 730 000 habitants. Située à ~650 m d’altitude dans la Vallée des Hamacs, entourée du volcan San Salvador à l’ouest et du lac Ilopango à l’est. Ville sismiquement active, reconstruite plusieurs fois après des séismes majeurs (1854, 1917, 1986, 2001).

Autres villes principales :

  • Santa Ana (département de Santa Ana) : 2e ville du pays, ~250 000 habitants, centre de la région caféière.
  • San Miguel (département de San Miguel) : 3e ville, ~250 000 habitants, capitale de l’est du pays.
  • Sonsonate : centre industriel et commerçant du nord-ouest.
  • La Libertad : principal port pacifique, surf de renommée internationale.
  • San Vicente, Usulután, Zacatecoluca : capitales départementales intermédiaires.

Les 14 départements : Ahuachapán, Cabañas, Chalatenango, Cuscatlán, La Libertad, La Paz, La Unión, Morazán, San Miguel, San Salvador, San Vicente, Santa Ana, Sonsonate, Usulután.

Géographie du Salvador: Chiffres

Capitale: San Salvador 
Superficie: 20.721 km²
26 fois plus petit que la France
480 fois plus petit que le Canada
2 fois plus petit que la Suisse
1,5 fois plus petit que la Belgique 
Population: 5,6 millions 
Urbaine à 
Rurale à 
Densité 268 hab/km²
provinces
Indice de fécondité: 
Espérance de vie: 
Taux d’alphabétisation: 
Langue: Espagnol
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