José Parodi : La Tête d’or de Luque
Né le 30 août 1932 à Luque, Paraguay Décédé le 22 août 2006 à Luque
Il est né et mort dans la même ville, Luque, banlieue de l’Agglomération d’Asunción, capitale du football paraguayen autant que du pays. Entre les deux, Silvio José del Rosario Parodi Rojas aura traversé l’Atlantique, joué en Italie, en Espagne et en France, représenté son pays à la Coupe du Monde 1958, et gagné à Nîmes un surnom qui résume mieux que tout sa façon de jouer : Tête d’or.
Luque et le Sportivo Luqueño
Parodi naît le 30 août 1932 à Luque, ville du département Central, à une vingtaine de kilomètres d’Asunción. Il fait ses premières armes au Sportivo Luqueño, le club de sa ville, où il passe six saisons. Attaquant puissant et dominateur dans les airs, il s’impose comme l’un des meilleurs joueurs du Paraguay et s’attire l’attention des recruteurs européens.
L’Italie : Padoue et Gênes
Dans les années 1950, Parodi rejoint l’Italie pour tenter l’aventure en Serie A. Il joue successivement pour le Calcio Padova puis le Genoa CFC, deux clubs du nord de la péninsule. Ces expériences restent sans éclat particulier : les archives de l’époque ne conservent pas de statistiques détaillées pour ces passages, et Parodi ne s’y impose pas durablement.
La Coupe du Monde 1958 : deux buts pour le Paraguay
La Coupe du Monde 1958 en Suède marque le sommet de sa carrière internationale. Le Paraguay, qui s’est qualifié en éliminant l’Uruguay, se présente en Suède avec une ligne d’attaque redoutée, associant Juan Bautista Agüero, Jorge Lino Romero, Cayetano Ré, Florencio Amarilla et Parodi. Il porte le numéro 8.
Le Paraguay est versé dans le Groupe 3. Il accroche un match nul face à la Suède (2-2) avant de s’incliner face à l’Italie (0-2) et de ne pas passer le premier tour. Parodi inscrit 2 buts dans le tournoi, ce qui en fait l’un des trois meilleurs buteurs paraguayens du tournoi aux côtés d’Amarilla et Romero (2 buts chacun).
Sa carrière internationale compte plusieurs sélections avec la Albirroja, bien que les archives complètes de son palmarès en sélection ne soient pas toutes accessibles pour cette époque.
Nîmes Olympique : six saisons, la gloire et le surnom
C’est en France, et particulièrement à Nîmes, que Parodi trouve sa meilleure expression en club. Il arrive au Nîmes Olympique en 1961 et y reste six saisons. La ville du Gard découvre un attaquant d’une puissance aérienne remarquable, capable de dominer n’importe quelle défense de la tête. Les supporters lui décernent le surnom de Tête d’or, la Tête d’or.
Dès sa première saison, il inscrit 18 buts en Division 1 et 23 buts toutes compétitions confondues, permettant à Nîmes de terminer à la 3e place du championnat de France : l’un des meilleurs résultats de l’histoire du club. En six saisons sous le maillot rouge et blanc, il défend les couleurs nîmoises à plus de 200 reprises et inscrit au total 53 buts.
FC Mulhouse et la reconversion en entraîneur
Après Nîmes, Parodi rejoint le FC Mulhouse pour terminer sa carrière de joueur en Alsace. Il y enchaîne naturellement avec une reconversion en entraîneur, le FC Mulhouse étant son premier club dirigé. Les détails de sa carrière d’entraîneur ne sont pas intégralement documentés dans les archives disponibles.
Un destin entre deux continents
José Parodi est une figure caractéristique de ces footballeurs sud-américains qui, dans les années 1950 et 1960, ont traversé l’Atlantique pour nourrir les championnats européens d’un talent que les clubs locaux ne pouvaient pas toujours produire en quantité suffisante. Il a porté le football paraguayen sur la scène mondiale en 1958 et laissé à Nîmes une empreinte durable. Il repose à Luque, là où tout avait commencé.
