BOLIVIE – Procès Evo Morales : absent à l’audience, l’ancien président déclaré en rébellion

BOLIVIE – Procès Evo Morales : absent à l’audience, l’ancien président déclaré en rébellion

Actualité Bolivie – 11 mai 2026

Le procès tant attendu d’Evo Morales a bien débuté le 11 mai 2026 au tribunal de Tarija, dans le sud de la Bolivie — mais sans son principal accusé. L’ancien président (2006-2019), poursuivi pour traite aggravée de personnes, a refusé de comparaître, prolongeant un bras de fer judiciaire et politique qui dure depuis plus d’un an.

Une affaire explosive

Evo Morales est accusé d’avoir entretenu en 2015, alors qu’il était en exercice, une relation avec une adolescente de 14 à 15 ans, dont il aurait eu une fille. Le contact aurait eu lieu via la « Génération Evo », un mouvement de jeunesse créé sous son mandat. Le parquet de Tarija a réuni plus de 170 pièces à conviction. Morales rejette catégoriquement ces accusations, les qualifiant de persécution politique.

Retranché au Chapare

Depuis octobre 2024, l’ancien président se trouve retranché dans la région du Chapare, son fief politique et syndical, pour échapper à un premier mandat d’arrêt. Des milliers de paysans y montent la garde pour empêcher toute arrestation. En son absence à l’audience d’ouverture, le tribunal l’a déclaré « en rébellion » et a émis un nouveau mandat d’arrêt. Le procès est suspendu jusqu’à sa comparution.

Un pays fracturé

Cette affaire cristallise les divisions boliviennes. Les partisans de Morales menacent d’un soulèvement en cas d’arrestation, tandis que ses adversaires voient dans ce procès l’aboutissement d’une procédure judiciaire légitime. Sa candidature à la présidentielle d’août 2025 avait déjà été invalidée, et son buste retiré du Parlement en mars 2026.

Source : RFI, Belga/La DH, CiberCuba – mai 2026

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