VENEZUELA – Post-Maduro : le monde des affaires se frotte les mains

Actualité Venezuela – mai 2026

Quatre mois après la capture de Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines le 3 janvier 2026 à Caracas, le Venezuela entre dans une nouvelle ère. Et c’est le monde des affaires qui semble en tirer le premier profit.

Une ouverture économique accélérée

Washington a rapidement assoupli les sanctions qui étouffaient l’économie vénézuélienne. Dès février, le Trésor américain a émis de nouvelles licences autorisant les entreprises américaines à acheter directement du pétrole vénézuélien. En mars, l’OFAC a étendu ces allègements aux activités d’exploration et de production en amont. Donald Trump a affirmé que des entreprises américaines investiraient « des milliards » dans les réserves pétrolières du pays — les plus importantes au monde avec 303 milliards de barils.

Un potentiel considérable, mais des infrastructures en ruine

Le Venezuela ne produit aujourd’hui que moins d’un million de barils par jour, contre 3 millions il y a quelques années. Les décennies de sous-investissement sous Chávez puis Maduro ont laissé les infrastructures de PDVSA, la compagnie nationale, dans un état déplorable. La remise en route demandera du temps et des investissements massifs. Pour l’OPEP, qui cherche déjà à regagner des parts de marché, un Venezuela relancé représente une concurrence potentielle.

Un pays en reconstruction

L’opposition, emmenée par la prix Nobel de la paix María Corina Machado, réclame des élections rapides. Le FMI et la Banque mondiale ont rétabli leurs relations avec le pays. Mais les défis restent immenses : le PIB devrait se contracter de 3 % en 2026 selon le FMI, l’inflation demeure élevée, et près de 8 millions de Vénézuéliens vivent toujours en exil. La transition politique reste fragile et l’incertitude maximale.

Sources : Coface, Le Moci, La Presse, Europe 1, Wikipédia — janvier-mai 2026

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